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 L'ordalie du feu [Thomas Blake]

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James Tucker
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MessageSujet: L'ordalie du feu [Thomas Blake]   Ven 16 Mar 2012 - 18:41

~ Les Purificateurs, une bande d'illuminés extrémistes aux méthodes aussi radicales qu'expéditives. Des religieux, des hommes de foi, des fanatiques qui, à l'aide de méthodes aussi expéditives que radicales, s'étaient fait parangons du Saint Esprit et avaient décidé de traiter le problème mutant selon leur éthique et leurs propres règles. « Le problème mutant ». Voilà bien une manière de voir les choses que Dimitry exécrait. Douce hypocrisie. Le problème n'a jamais été mutant, pas plus qu'il ne se situe dans les gènes ou dans une quelconque raison de cet acabit. Non, le problème est humain et vient de cette propension monstrueuse qu'a l'humanité dans son ensemble de voir les choses qui l'arrangent et de rester aveugle sur la véritable source de toutes ces tensions. Le problème vient de ce fiel noirâtre et pervers qui pulse en chacun de nous, ces instincts primaires et meurtriers, qui nous poussent dans tout ce que nous avons de plus noir et malsain, dans ce potentiel aussi terrifiant que destructeur. L'Humain est le problème, c'est aussi simple que ça. Peu importe le sexe, l'âge, l'origine, la mutanité ou non, cette bêtise est universelle et, aussi sûr que demain le Soleil continuera de se lever, elle existera sur Terre comme dans nos âmes.

Alors il rit. Il rit et cela les déstabilise.

Ils ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas à quel point ils sont allés loin sur le chemin de l'ignorance et de l'aliénation, combien leur vision du monde est étriquée et fausse, étroite dans ce qu'elle a de réducteur et triste dans les certitudes qu'elle véhicule. Ils sont là, autour de lui, perdus dans cette espèce de frénésie divine où la pensée d'agir pour le compte d'un être supérieur les exalte et les rend plus entreprenants, le submergeant de plus en plus d'une douleur électrisante, par vagues successives et toujours plus violentes. Alors, le mutant leur en veut-il ? Ils ne sont que bêtes stupides, comment pourrait-il leur en vouloir ? Plongé dans l'agonie d'un spasme convulsif, son rire s'étouffe dans sa gorge à mesure que les dards épineux de la foudre lui traversent le corps. Il perd le contrôle et son corps se tend dans un frémissement ténébreux, l'espace d'une fraction de seconde, avant de revenir matériel. Et son sourire ? Il en faudra plus que ça pour le lui ôter. A ses yeux, ils sont tels des enfants jouant avec l'arme de leur père, sans aucune conscience de ce qu'ils sont en train de faire, incapables de mesurer l'étendue de ce qui se dresse devant eux, et qui finiront, tôt ou tard, par se brûler les ailes dans une déchéance à la mesure de leur folie. Alors peut-être ouvriront-ils les yeux, juste avant de mourir, et la dernière chose qu'ils emporteront avec eux jusque dans la mort sera la sensation d'angoisse de cet abîme de noirceur qui s'ouvrira en eux.

    _ ...Vous savez... J'ai toujours eu une sorte d’admiration teintée... De dégoût, envers vous, les fanatiques religieux... »


Les mots sortent de la bouche du jeune homme, avec difficulté entre les dents serrées, murmure éreinté, et, déjà, il jubile de l'expression scandalisée qu'il est sur le point de faire naître sur leurs visages, même s'ils n'arborent pour le moment qu'une colère résolue teintée de frustration envers lui.

    _ …Votre obstination... Votre opiniâtreté... Ce radicalisme dans vos actes... Vous croyez en ce que vous faites... Vous y croyez, dur comme fer, et vous agissez dans ce... Qui vous semble juste... »


Il fixe son interlocuteur principal d'un regard aussi brûlant que ses yeux sont froids, et il lit dans celui de son adversaire une certitude à la hauteur de ses espérances. Malgré la douleur, il ne cille pas. Dans un silence dérangeant, religieux, ils l'écoutent, car c'est la première fois qu'il daigne leur parler, et que même si ses paroles sonnent impies à leurs chastes oreilles, ils ont besoin de lui. Alors ils le laissent faire.

    _ ...Mais vous pourrez frapper aussi... Fort... Que vous voudrez... Cela ne rendra pas plus réel... Les mensonges que vous véhiculez... Vous êtes vides, votre vie est basée sur du rien, vos églises ne sont que des hommages à la hauteur de votre ignorance... Votre violence n'est qu'une réponse aliénée de plus face au monde qui vous entoure et la preuve de votre incompétence... Vous n'êtes que des Hommes qui ont érigé leur peur du monde qui les entoure en une figure divine ultime... Mais aussi fort que vous crierez, vous n'aurez pas plus raison que les mutants ou qui que ce soit d'autre... Car vous n'avez rien de spécial, personne ne veille sur vous, votre vérité est vide, et vous mourrez dans l'oubli et l'ignorance comme chacun ici présent sur cette Terre... »


A mesure qu'il parlait, il vit naître la lueur d'horreur dans les yeux des Purificateurs qui lui faisaient face. Et plus il avançait dans son discours, plus il gagnait en assurance, fier d'une insolence sortie d'il ne savait où, et qui avait visiblement réussi à provoquer l'ire de la femme qui se tenait devant lui. Il savait qu'il jouait au con, mais c'était plus fort que lui.

S'avançant d'un pas, elle le frappa avec une force inouïe que sa corpulence féminie ne laissait pas supposer. L'esprit du jeune homme vacilla et il sentit le goût amer et ferreux du sang dans sa bouche s'écouler hors de son corps.

    _ Démon !»


Visiblement, elle était à bout, et la veine qui palpitait à son front lui ôtait toute la beauté que la nature lui avait accordé, pour ne laisser qu'un rictus de haine déformant son visage. Elle lui cracha au visage avec une virulence au moins aussi forte que ses croyances.

    _ Tes paroles sont du poison. »


Alors le jeune homme lui répondit et sa dernière phrase fut à peine plus audible qu'un souffle dans une pièce fermée, se délectant de les forcer à lui prêter plus d'attention, malgré l'hérésie de ses propos.

    _ Vous n'êtes... Que des fous misérables... »


La digue qui retenait encore faiblement le flot de rage qui avait inondé le cœur des Purificateurs céda aussi sec et, faisant fi de l'objectif premier de cet interrogatoire, ils laissèrent libre cours à leur haine en se défoulant sur le corps du mutant qui, enfin, allait être libéré de ses souffrances physiques, sombrant rapidement dans l'inconscience. Après tout, entre endurer cet interrogatoire pour le moins barbant et gagner du temps, il n'y avait pas photo. Au moins avait-il eut le temps d'enclencher le Bat signal avant de se faire avoir, afin de se signaler comme étant en danger et ayant besoin de renforts. Et tandis qu'il portèrent son corps inanimé et meurtri jusque vers la croix de la rédemption, c'est avec une ruine de sourire sur les lèvres qu'il se laissa flotter dans un état de semi lucidité. »

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Dernière édition par James Tucker le Dim 18 Mar 2012 - 22:07, édité 1 fois
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Thomas Blake
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MessageSujet: Re: L'ordalie du feu [Thomas Blake]   Dim 18 Mar 2012 - 21:46

Enfilant d'un geste rapide sa veste, Thomas Blake se précipita dans sa seconde chambre. Celle où des dizaines d'armes dorment paisiblement la plupart du temps. Il se saisit de deux pistolets qu'il rangea d'un geste maîtrisé dans ses holsters. L'un était sur son pantalon, sur sa jambe droite plus précisément. C'était l'emplacement idéal pour dégainer rapidement, à la hauteur d'un bras tendu le long du corps, cela permet d'être opérationnel lorsque la situation l’exige. L'autre était à l’intérieur de sa veste, côté gauche. Emplacement classique des agents de police, cela reste plus discret qu'à la ceinture style western. Mais ce n'est pas tout, l'agent de terrain saisit au mur un fusil d'assaut ainsi que deux chargeur avant de sortir de son appartement et se précipiter dans sa voiture.
Fin de service et temps de repos ne sont décidément pas des termes connus pour les agents d'intervention du B.A.M. Maudite profession ! Un appel de détresse avait en effet été donné par le biais d'un transpondeur correspondant à un certains James Tucker. Cet agent d'investigation n'était pas connu personnellement de Blake et finalement, peu lui importait : il avait un job à faire voilà tout ce qui comptait. Une unité devait partir également, mais des deux, c'était Tom Blake le plus prêt de la géolocalisation du signal. Il sera sur place dans moins de cinq minute alors que la cavalerie mettra six fois plus de temps pour arriver.
Le dit lieu était un quartier plutôt miteux de New-York, dans un building connu comme étant un lieu de rassemblement de fanatiques religieux répondant aux nom de Purificateurs. D'ailleurs, l'hypothèse la plus probable restait que ce fameux James se soit fait attraper par ces fous furieux. Il ne fallait pas espérer grand chose sur les chances de survie de l'agent. Les purificateurs ne sont pas du genre à faire durer la torture. Pour eux, un bon mutant est un mutant mort et si possible brûlé sur une croix. Ces gens n'ont plus besoin de présentation, les événements de Mutant Town parlent pour eux, malheureusement...

New-York avait depuis peu été plongé dans l’obscurité nocturne. Les lumières éclairant alors les buildings, les rues et les passants de cette mégalopole américaine. Le gyrophare hurlant, la magnifique voiture fonçant et zigzaguant à toute vitesse sur les grands boulevard, voilà avec quelle discrétion Thomas comptait arriver sur les lieux. Mais c'était le prix à payer, le temps était compté pour l'agent Tucker et l'objectif de la mission n'était pas de coffrer des purificateurs mais bel et bien d’exfiltrer le prisonnier.
Blake se gara à quelques dizaines de mètres de l'objectif, sortant de sa voiture et ajustant sa communication radio. Il chargea son arme en plein milieu de la rue, provocant la frayeur de certains passants si ce n'est tous. Un léger vent caressa son visage, ses mains et son pantalon de toile descendant jusque sur ses baskets. Dernier moment paisible avant l'action. Il était bien entendu conscient de ce qu'il risquait, conscient du risque qu'il prenait en y allant seul, sans attendre ses coéquipiers. Il connaissait les méthodes des purificateurs et il savait qu'il n'hésiteraient pas à ouvrir le feu, d'autant plus si leur ennemi est un mutant du BAM.
Il prit à droite dans une ruelle, son fusil en joue sur son épaule. Il annonça alors à la radio ses intentions et l'état de la situation dans laquelle il était, recevant le feu vert pour une intervention en solitaire en attente des renforts. Il monta un étage par un escalier extérieur, créant deux doubles avec lui. L'un se posta devant lui, l'autre derrière pour le couvrir au maximum. Arrivé devant la porte en métal, il se cacha sur le côté avec l'un des doubles tandis qu'il transforma le deuxième en femme sublime légèrement vêtue. Cette dernière toqua à la porte, attendant qu'un quelconque garde vienne ouvrir.

- Qu'est-ce-que tu fous là toi, casse-toi !
- Salut chéri, t'es tout seul ?
- Oui mais barre-toi... Arg.

Le corps du garde sur le béton, un étage plus bas dans un bruit sourd. C'était un homme tout ce qu'il y avait de plus banal sauf son pistolet mitrailleur qu'il portait sur lui. Le double féminin de Blake l'avait empoigné par l'entre jambe, le faisant passer par dessus la rambarde métallique de l'escalier . Il était temps d'entrer dans les locaux lugubres, sombres et peu accueillants au première abord. Les deux doubles de Blake se transformèrent alors en ce garde : cet homme qui venait de descendre trop rapidement les escaliers. Le visage, les habits, l'arme, tout y était pour qu'on soit trompé, surtout dans l'obscurité ambiante. Les paroles que le garde avait prononcés étaient suffisante pour que la voix des doubles soit en accord avec l'original.
Seul Thomas ne pouvait pas se métamorphoser et il resta lui même, toujours escorté par son escouade. Ils parcouraient un long couloir qui donnait sur de nombreuses salles vétustes ou fermés par des portes métallique. Au bout de ce couloir se trouvait un escalier. Des cris de souffrance et d'agonies remontaient du bas de l'immeuble, forçant Squad et ses doubles à opter pour la descente plutôt que la montée. C'est à ce moment qu'un groupe d'homme sortit d'une des salles, se retrouvant face aux doubles et à Thomas. Après une fraction de seconde d'étonnement et d'incompréhension, les doubles foncèrent sur les trois hommes pour les neutraliser mais des coups de feux retentirent, alertant alors tout le bâtiment. Thomas créa quatre autres doubles et leurs ordonna d'ouvrir le feux. Après un cour échange les trois purificateurs tombèrent, abattus. Blake et ses quatre doubles foncèrent alors à l'étage inférieur tout en informant par radio le quartier général du B.A.M. malgré l'alarme retentissante qui s'était mis en marche après les premiers coup de feux.

- Ici Blake, position compromise, je répète, position compromise.
- Feux vert pour élimination, votre objectif reste inchangé.

Les purificateurs ne devraient pas tarder à venir à la rencontre de l'escouade. Mais l'agent Blake était prêt. Aussi bien mentalement pour tenir des doubles aussi longtemps que possible, que physiquement pour engager un combat dans un environnement hostile et difficile. D'ailleurs, des purificateurs armé de kalachnikov montèrent les escaliers à la rencontre des intrus. Une deuxième fusillade s'en suivit, bloquant la progression de Thomas qui n'avait certainement plus beaucoup de temps. Son seul espoir pour qu'il puisse exfiltrer l'agent Tucker, c'est que ses geôliers laissent tomber sa potentielle crémation et décident de se joindre à l'échange de balles dans les escaliers de l'immeuble mais pour Thomas, il était clair que James Tucker avait déjà été exécuté, cela ne faisait pour lui aucun doute...

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James Tucker
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MessageSujet: Re: L'ordalie du feu [Thomas Blake]   Jeu 22 Mar 2012 - 1:13



~ Les sons, délités par sa perception altérée, semblent vibrer dans son crâne comme un millier d'échos différents ; la poigne ferme de ses agresseurs qui l'attrapent sans ménagement par les aisselles lui paraît lointaine et irréelle ; la réalité elle-même semble couler en flots incertains, sous ses yeux à demi fermés. Et, dans ces brumes enténébrées, il se pose une seule et unique question : Pourquoi ? Est-il si fier qu'il eut été obligé d'étaler son insolence à la face du monde en lieu et place de la garder fermée ? Son orgueil valait-il plus que sa vie ? Ce n'était pas ce qu'on lui avait appris, ce comportement ne lui ressemblait pas. Et, sa femme, que dirait-elle de lui si elle voyait l'égoïsme avec lequel il jouait, manquant l'entraîner lui dans la mort et elle dans le désespoir ? A cet instant précis, l'impression dérangeante mais certaine d'être à la fois lui et à la fois un autre l'envahit si violemment que ce conflit intérieur fit resurgir une part de la lucidité qui lui échappait. Et plus les violentes vibrations des armes à feu, là, quelque part, le secouaient, plus son esprit semblait saisir chaque fois un peu plus la réalité qui l'entourait. Le goût du sang, sur sa langue, et la douleur de ses membres endoloris. Ce sol miteux et ce tapis de mauvais goût auquel il goutait maintenant qu'on l'avait laissé choir, qui donc avait osé choisir une telle horreur pour agrémenter le quotidien d'une vie ? Parfois, certaines vérités paraissaient si claires à ses yeux, et d'autres fois, le monde était un amas de mystères insondables et abscons. Divaguant encore quelques secondes sans cohérence ni lucidité, ses yeux entrouverts se fixèrent peu à peu sur un unique point du décor qui semblait enfin cesser de vouloir se dérober à son attention.

Cette adrénaline dans les veines, cette sensation dans le cœur, celle d'être en train de marcher au-dessus du vide, sur un unique fil fragile, avec cette tempête autour de vous, qui vous tance et vous éprouve. Il détestait ça, se sentir faible et vulnérable, comme un moucheron à la merci de la cruauté inconsciente d'un enfant capricieux. Mais, étrangement, il avait l'impression malsaine d'avoir déjà enduré cela, la familiarité de la mort qui vous regarde, et n'attends que de vous voir la rejoindre lui était, semblait-il, sensation connue. Alors ? Alors ce n'était pas la première fois qu'il se trouvait dans une situation délicate, et pas la première fois où il devrait faire preuve de force et avoir de la chance. Il devinait aux bruits saccadés de coups de feu ce qu'il devait être en train de se passer. Mais peu importait la vérité, à vrai dire, si cela devait servir ses intérêts, alors il n'allait pas rester là à attendre que l'apocalypse lui tombe sur le coin de la gueule.

Le monde lui parut soudainement bien plus stable à mesure qu'il rassemblait les morceaux éclatés de sa conscience et, jetant un coup d’œil discret à l'entour en entrouvrant les yeux, il s'aperçut de la panique effervescente et générale qui s'était emparée des lieux dans lesquels il se trouvait, même si l'origine de tout ce bazar semblait émaner d'ailleurs. Quelque chose n'allait pas comme ils l'avaient souhaité et, s'il avait beau feindre l'inconscience, il souriait de toutes ses dents intérieurement. Il y avait de fortes chances que ce soit les renforts du Bureau des Affaires Mutantes, bien qu'ils eut été extrêmement rapide dans ce cas, même si sa notion du temps, en étant assis le cul sur une chaise à se prendre des chocs électriques, pouvait être quelque peu perturbée. Du moins cette intervention providentielle l'avait-elle soustrait au tabassage en règle qu'il avait commencé à subir. Mais tant qu'il n'aurait pas la certitude de l'identité des agresseurs, il ne se risquerait pas à se jeter dans le conflit. S'il n'était pas totalement ko, il était quand même sérieusement amoché et il allait éviter des faire des folies, car au final, ce qui l'emmerdait sévère dans toute cette affaire, ce n'était pas tant la douleur, mais surtout qu'il allait ensuite devoir rendre des comptes, et pour un type tout juste réhabilité, foirer une mission dès les premières semaines, c'était tout sauf la grande classe. Il avait planqué des données sensibles dérobées aux purificateurs et avait eu le temps de les "mettre en sûreté" avant de se faire avoir. Une chose était claire : il était hors de question qu'il reparte d'ici sans avoir eu ce qu'il voulait. Il était déterminé à ne pas foutre tout totalement en l'air mais aussi à faire tomber ces enfoirés de fanatiques religieux. Il en allait de la sécurité de plusieurs dizaines de vies américaines à court terme, et plus encore à moyen terme.

Dans la pièce où il était, la matrone sévère qu'il avait insulté précédemment donna quelques ordres rapides, sembla hésiter un instant et, au vu de l'état inerte que présentait James, choisit de quitter la pièce, le laissant seul, il ne savait pas pour combien de temps. Relevant la tête, ouvrant les yeux, il fut pris d'un tournis sensationnel dû au fait qu'il avait envie de gerber, inspira un grand coup et, méticuleusement, entrepris de dénouer le nœud sommaire de la corde qui le maintenait, plus pour l'empêcher de tomber par terre que pour le retenir de se faire la malle. Mais même ce simple effort lui demandait une force qui semblait lui être refusée, ses nerfs encore trop à vif pour que ses doigts lui obéissent convenablement. Se concentrant, la musique de James Bond lui vint en tête et il maudit le cinéma et son exagération scandaleuse des situations impossibles. C'était foutrement impossible de s'appeler James Bond et d'être encore en vie dans la réalité après avoir vécu toutes les merdes qu'il se prenait dans la gueule en un seul film. Sérieusement. De la transpiration collait à son front, se mêlant au sang, et, tandis que son cœur battait la chamade, il flippait plus que jamais. Éternuant, il expulsa plus de sang que de morve et jura contre l'imbécile qui lui avait assigné sa mission. Sérieusement, il aurait du écouter Julia et prendre une mission de routine, un truc aussi pépère que de regarder la télé dans un hospice pour vieux. Et puis, la manière dont il s'était fait surprendre était proprement scandaleuse également, et c'était bien la première fois. Certainement un truc qu'il modifierait légèrement dans son rapport ça. Pas qu'il soit totalement fautif - après tout, les lance flammes ça faisait mal - mais il aurait pu faire plus attention.

Se rendant alors compte que cela faisait au moins dix bonnes secondes qu'il avait défait le nœud, il allait laisser tomber la corde quand il se ravisa et la prit bien fermement en main, récupérant peu à peu l'usage de ses membres dont le tremblement cessait. C'était sa seule arme et, même s'il se voyait mal tuer une personne par strangulation alors qu'en face il y avait des armes à feu, c'était toujours plus rassurant que de ne rien avoir. Alors il démarra l'entreprise délicate de se mettre debout et fut obligé de se soutenir grâce au radiateur rouillé et sale prêt du mur pour ne pas se casser la gueule. Première étape : sortir de cette pièce sans se faire remarquer, chose qui allait, mine de rien, s'avérer ardue. Ses réflexes d'agent du FBI reprenant le dessus, il était bien décidé à vendre cher sa peau, peu importe le prix.

Ouais, il allait casser de l'anti-mutant avec une cordelette, c'était ça, la grande classe américaine ! »

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L'ordalie du feu [Thomas Blake]
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