AccueilPortailRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)

Aller en bas 
AuteurMessage
Shawn Spencer
Elève X-Men Delta
avatar

Nombre de messages : 335
Age : 30
Autre(s) identité(s) : Psych

Pouvoirs : Contrôle des rêves et charme irrésistible

Age du perso : 28
Date d'inscription : 11/04/2009

MessageSujet: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Lun 20 Juin 2011 - 23:14

Alors que le soleil planait sous cette fabuleuse ville de New York, offrant ainsi cette paisible chaleur d'un mois d'été, peu de citoyens ignoraient qu'alors que ceux-ci savouraient un breuvage sur une terrasse ou même faisaient la file au kiosque de glace le plus près, que leur avenir restait des plus incertains, surtout avec les événements qui étaient sur le point de se produire. Quoi donc?

En effet, alors que l'existence des mutants restaient pour certains un mythe, voire même une légende, le fait de revoir Shawn Spencer dans les rangs de batailles demeurait encore plus énigmatique. Avait-il subi un traumatisme alors que ce personnage imprévisible revenait d'une mésaventure en Italie alors qu'il avait failli y laisser la vie plusieurs fois? Avait-il finalement appris à se faire discret comparativement à toutes les apparitions qu'il avait osé accomplir il y avait de cela quelques mois? Il fallait se l'admettre : personne ne s'en plaignait. À vrai dire, il n'y avait pas plus grand réconfort que de savoir que cet homme-à-femme restait introuvable, la preuve que oui, il était possible d'ammener paix sur Terre.

Mais non! Rien ni personne n'était capable d'épuiser un tel phénomène. Alors pourquoi une absence aussi remarquée? La raison restait fort simple. Shawn ne pouvait s'empêcher de rester dans sa chambre privé, installée à l'Institut, endroit ou celui-ci l'aidait à réfléchir. En effet, cette mission en Italie en compagnie de Lucifel l'avait totalement changé, lui montrant ainsi une nouvelle vision des choses d'un monde qui avait besoin d'aide. Mais ce traumatisme ne pouvait être complété sans cette remarque que ne cessait de faire Shawn sur son lit en se disant que même le gouvernement ne pouvait aider au conflit mutant. La preuve, ceux-ci étaient même prêts à tirer sur des X-men, croyant que ceux-ci restaient une menace. Oh mince! S'ils savient à quel point leurs présences avait presque causé le chaos. Et à quel prix? Au prix de la justice? Au prix des droits de l'homme? Plutôt bien vous cracher au visage pour un tel service rendu! Non! Tant de mauvaises réputations de la part d'un gouvernement mal informé, ce qui ne fit qu'animer encore plus cette rage dans l'esprit de Shawn Spencer.

*Oh mince! Comment voulez-vous que le monde devienne paisible avec ces non-mutants qui ne comprennent pas un piètre mot de tout ce que nous vivons, nous, les mutants! Aussi bien installer un sac en papier ou l'on aurait enfermé de la merde, mettre le feu au sac et sonner, en espérant que quelqu'un n'ouvre pour ensuite écraser le sac. *

C'en était trop! Si personne n'osait faire quelque chose, il fallait bien que quelqu'un se dévoue pour le bien-être d'une nation mutante. En effet, Shawn faisait partie de ces volontaires. Mais comment?

*Je sais! Je vais auditionner pour une télé-réalité! Entre deux baignades au SPA, je n'aurais qu'à dire que les mutants ont le droit d'être libres!.... non! Mauvaise idée! Je risques d'être mis au ballotage si je fais ça! Alors peut-être devenir pape! OUI! ….. non! Le costume est ringard! Devenir prof de philo...? Bof... je ne portes pas bien la barbe! *

Tout en réfléchissant, Shawn faisait les cents pas, laissant ainsi la télé comme bruit de fond. C'est alors sous une méditation presque... intensive qu'une publicité passa à la télévision.

L'amérique a besoin de changements! Nous sommes le changement. Il ne manque que votre action! Le 22 aout, on vote Mike Wayne!

Tournant radicalement la tête vers l'écran, les yeux de Shawn se rivèrent vers l'écran, ne pouvant s'empêcher de figer face à une telle déclaration. Était-ce la solution? Devenir le maire de New York? L'idée lui traversa quelques fois l'esprit, cherchant de tous bords tout cotés à voir le pour et le contre.

Devenir maire? Ouais... Après tout, j'ai la prestance, le sen de la communication... je suis beau mec... mes cheveux sentent bons, je suis un homme! Oui! J'ai vraiment tout pour devenir un bon maire! Il ne resterait plus que le veston cravate... mais bon! Je n'aurais qu'à aller le voler dans le garde-robe de Lucifel lorsqu'il sera parti en mission! C'est tout!


Tout semblait se régler la seconde. Alors que Shawn venait de passer plus de six mois sans même donner la moindre nouvelle à ses proches, voilà que cleui-ci était prêt à faire le grand saut vers la médiatisation, là ou tout le monde allait le reconnaître. Rien à y penser, Shawn en avait les gémissements de plaisirs, digne d'une fille qui avait osé laisser son téléphone sur son entre-jambe, en mode vibration.

Ne perdant donc pas une seule seconde, Shawn prit les jambes à son cou, empruntant vêtements à Lucifel et se dirigeant vers le quartier affaire de New York, l'endroit idéal ou chercher de l'aide coté financement.

Prenant donc le bus pour s'y rendre, Shawn fit un arrêt devant l'un des immeubles les plus prestigieux du coin, là ou il ne put s'empêcher cette remarque juteuse :


Gros immeuble égal beaucoup de pognons! Ils en ont certainement de trop à quelque part!


Que dire de plus? C'était digne d'un raisonnement idiot venant du célèbre Shawn Spencer. Celui-ci ne perdit pas une seconde. Se ruant vers la porte vitrée, notre charismatique mutant se dressa le dos, faisant fière mine devant toute personne qui pouvait le regarder.

*Moi être homme d'affaires! Moi devenir sérieux! *

Mais alors qu'il avancait vers le bureau de la réceptionniste, Shawn s'arrêta subitement, réfléchissant à un point. Mince! Comment allait-elle traduire ma prise de rendez-vous si jamais je ne réussis pas à faire « sérieux »! Non! Je dois trouver une idée! C'est alors qu'en fouillant dans les poches du veston de Lucifel, les doigts de Shawn touchèrent à ce qui semblait être un cellullaire. Oh chouette! Il s'agissait de l'outil idéal afin d'augmenter en crédibilité. Il ne fallait pas laisser aller une telle occasion. Ouvrant donc le cellullaire, le placant devant son oreille, Shawn continua d'avancer en direction de la réceptionniste qui se mit à le remarquer après quelques mètres. Aussitôt, Shawn n'hésita pas à jouer la comédie.

Oui, Alfred! Déplacez mon rendez-vous de 15 heures. Je dois aller jouer au « tennis » avec le PDG de la filiale de la télévision locale. Oui! D'accord, Alfred! Je comptes sur toi! Et n'hésites pas à prendre ma carte de crédit pour t'acheter un petit cadeau à toi et à ta femme... et salue ton petit fils : Pedro!

Mais quelle belle interprétation! La réceptionniste semblait y croire. Pour y ajouter du charisme, Shawn ne put s'empêcher d'y ajouter un clin d'oeil accompagné de son plus beau sourire. Quoi de mieux que d'épater la galerie après tout. Mais alors qu'il était sur le point de conclure cette conversation improvisée, le cellullaire de Lucifel se mit à sonner, gâchant ainsi l'effet que voulait offrir Shawn comme première impression. Pris de panique, Shawn se dépêcha d'appyer sur n'importe quel bouton afin d'éteindre la sonnerie. Malheureusement, cela ne ft qu'empirer la chose alors qu'une voix sortant du téléphone se mit à dire :

Le numéro que vous tentez de joindre ne peut vous rejoindre à ce moment. Veuillez réessayer un peu plus tard! BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP!!!!

Pris de panique, Shawn lanca le cellullaire par terre, qui tomba en milles morceaux sur le plancher de tuiles du hall. Rouge de honte, le mutant ne put se résumer qu'à pivoter vers le bureau de la réceptionniste, ou il s'appuya les coudes.

Euh... bonjour! Je viens voir le directeur de la compagnie.
Avez-vous pris rendez-vous, monsieur?
Euh... oui oui! Mon nom est... est.... écrit sur son agenda!
Monsieur Morgane?
OUI! OUI!... Monsieur Morgane! C'est moi!... héhé!
Je bluffais! Il n'y a pas de « Monsieur Morgane »!
Moi aussi, je bluffais! Je ne suis pas « Monsieur Morgane », héhé!
Alors comment puis-je vous aider?
J'aimerais parler avec le directeur général afin de lui proposer un partenariat.
Vous avez rendez-vous?
NON, ESPÈCE DE CHIPIE! JE N'AI PAS DE RENDEZ-VOUS!!!!
Pas de rendez-vous, pas de rencontre avec le directeur!
MAIS VOUS ÊTES VRAIMENT BOU....

Une vague de haine rancunière me traversait l'esprit alors que j'avais envie de faire avaler les petites lunettes à cette pittoresque secrétaire. Pourquoi donc ne voulait-elle pas me laisser passer? Après tout, qu'avait donc ce directeur pour être aussi peu facile à rejoindre? Je tenta de me calmer quelques secondes, cherchant une solution. Partir à courir afin d'espérer me rendre jusqu'au bureau de la personne-source? Mauvaise idée! Peu d'idées me venaient en tête.

Mais alors que je réfléchissais, un réflexe idiot me revint à l'esprit. Oh mais suis-je bête! N'étais-je pas le maitre de la séduction? Pourquoi avais-je toutes ces glandes à vapeurs ennivrants d'amour si je n'osais même pas m'en servir pour mon propre confort? Franchement, ces mois passés dans ma chambre m'avaient ralentis au niveau de la ruse. Il fallait que je reviennes à moi, et vite!

C'est donc d'un regard séducteur que je tenta une seconde approche, mais cette fois-ci, avec l'aide de mes hormones séductrices. Laissant ainsi mon odeur envoutante s'échapper de mes pores de peau, je me lanca pour uen seconde fois :

On vous a dit que vous étiez le charme de cet immeuble?
Je vous demandes pardon?
Je ne peux m'empêcher de penser à vous lorsque je vois la pureté des fenêtres de ce gratte-ciel. Elles se comparent tellement à votre pureté corporelle.
Je... je.... ouf! J'ai chauf! Je.... c'est gentil! Vous... vous êtes vraiment attrayants aussi!

Hourra! Les spores semblaient fonctionner!

Vous savez ce qui est sexy pour moi? C'est le fait de voir une femme comme vous qui appelle son directeur afin de lui dire qu'il a de la visite. Je trouves ca tototalement sexy!

La voyant rougir de fierté, celle-ci ne se fit pas prier. S'agrippant à son téléphone de réception, elle se dépêcha à appeler son supérieur, un certain Matthew Coffin. Avant même que Matthew ne réponde, la réceptionniste, manipulée par le pouvoir du mutant, ne put s'empêcher de faire un cin d'oeil à son interlocuteur, tout en glissant ceci :


Tu vas voir, mon beau! Je vais même le faire avec ma voix la plus séduisante! Tu vas en avoir des frissons!

Un sourire moqueur s'installa sur le visage de Shawn, voyant que son plan fonctionnait à merveille. À ce même moment, le téléphone décrocha, montrant la présence du directeur de l'entreprise. Aussitôt, la réceptionniste y alla de son meilleur jeu, ne pouvant s'empêcher de fixer Shawn du regard.

Monsieur Conffin! Grrrr....... miaou! Vous avez un grand entrepreneur qui souhaite vous rencontrer! Il est beau mec et ça semble vraiment important! Miaou!....

Inutile de dire que cette situation méritait d'être filmé et d'être mis sur Youtube. Cependant, tout ce qu'il restait à espérer était que ce fameux monsieur Coffin accepte cette rencontre. Sinon, toute cette manigance allait tomber à l'eau!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Matthew Coffin
Humain
avatar

Nombre de messages : 72
Age : 45
Autre(s) identité(s) : Le froid.

Pouvoirs : Aucun.

Age du perso : 38 ans.
Date d'inscription : 08/05/2011

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Dim 26 Juin 2011 - 16:32

A cette époque, le Midtown de Manhattan était submergé de buildings. Colosses de verre et d'acier, temples dédiés au profit capitaliste toujours plus gourmand. L'un d'eux était la propriété de Pierce and Carlson, une société de courtage anciennement en faillite mais aujourd'hui associé minoritaire de Worthington Industries. Un retournement de situation spectaculaire du à un certain Matthew Coffin. J'étais arrivé aux États Unis avec quelques centaines de milliers de dollars en poche, autant dire rien. J'avais en revanche de l'expérience et des projets plein la tête. Le milieu financier newyorkais s'était esbaudis d'avoir accueillis en son sein un personnage tel que moi, ambitieux, perspicace, pragmatique. Mais bon nombre de criminels et autres petites frappes auraient certainement préférés que je sois resté au Japon. Je les avais mis aux pas, le Bronx tenait tout entier dans ma main. Occasionnellement je piochais dans Mutant Town, ce qui me permettais de cracher au visage des italiens qui, bien qu'affaiblis par ma monté en puissance, restaient les maîtres incontesté de la ville.

Ils avaient quittés la rue depuis longtemps, ils jouissaient d'une avance considérable. Syndicats, entreprises de construction, sociétés des eaux, conseillers municipaux véreux... Le pouvoir c'est eux qui l'exerçaient. Alors, arrivé à ce point de non retour où mon expansion me menait de façon inévitable à m'étendre sur leur territoire, une guerre d'un nouveau genre s'était déclarée. Une guerre politique dont le New York City Hall était l'enjeu.


-C'est officiel, m'informa Yamamoto en raccrochant un téléphone. Nous avons les quatre sièges de Staten Island qui nous soutiennent.

Nous n'étions pas à l'Astoria mais au cinquante quatrième étage de mon building du Midtown. J'avais racheté l'édifice pour une bouchée de pain, non pas que Citibuild était une société immobilière sur la paille, mais son dirigeant avait préféré me céder le bâtiment plutôt que de passer par la fenêtre de ce qui serait mon futur bureau. Deux cents mètres carrés de diverses boiseries sur des teintes pourpres. Fauteuils en cuirs et mini bar de rigueur, ainsi que l'inévitable baie vitrée située derrière le bureau principal, celui que j'occupais. Circulaire, il s'étalait sur plusieurs écrans d'ordinateur qui occupaient la moitié de sa place, l'autre partie était prises par les téléphones. Dans un coin Vladimir faisait mes comptes, accompagnée de Samuel Goodman et Norman Dershowitz, mes avocats. Le reste de la pièce était occupée par un vaste écran mural fragmenté en plusieurs écrans qui distillaient sans s'arrêter diverses information boursières dévorées par Philipp Green, un jeune trader aux dents longues, et sa fine équipe.

-Ne perd pas ton temps avec le conseil municipal, répondis-je à Yamamoto en levant les yeux du New York Times. On a le speaker avec nous de toute façon. Ce qu'il nous faut c'est une tête de gondole ainsi que des informations plus précises sur le camp d'en face.

Jamais aucun maire de New York n'avait réussis à avoir le conseil municipal dans sa poche, le conseil était justement un contre pouvoir farouche aux agissements de la mairie. Obtenir que cette cinquantaine de yuppies égoïstes soutiennent notre poulain c'était se lancer dans une bataille perdue d'avance. Et encore fallait-il avoir un poulain... Rudolph Giuliani, l'ancien maire de la ville, avait instauré une politique de tolérance zéro concernant la criminalité, ce qui avait drastiquement réduit les effectifs de gros bras dans les milieux mafieux. Les italiens n'avaient pas appréciés, mais pas du tout. Sept ans de vache maigre dans mon domaine c'est difficile à supporter. Alors à la première occasion ils avaient sortis leur meilleur atout : Morgan Bader. Un démocrate à l'opposé de tout ce que pouvait être le virulent républicain qu'était Giuliani. Après une campagne de coups bas ayant pour pour but de faire passer le maire sortant pour un véritable nazi, Morgan avait été élu.

Cependant les républicains avalaient avec beaucoup de difficulté cette pilule. Perdre New York c'était une véritable déconfiture. Ils avaient donc habilement renchérit sur les démocrates et fait entrer Morgan dans leurs rangs. La girouette Morgan avait changé deux fois de camp par la suite, au point de s’étiqueter aujourd'hui comme indépendant. New York était donc pour démocrates, comme pour républicains, un château à prendre.


-Tom Baldwin ? proposa Yamamoto.
-Il nous faut un mutant, pas un monstre, le corrigeais-je. On dirait un coton imbibé de mercurochrome...
-Antonio de Riba ?
-Si les newyorkais ont daignés soutenir un asiatique au poste de contrôleur, ce n'est pas demain que tu les verras élire un maire cubain...
-Elias Thomson ?
-Autant soutenir un confrèriste, soupirais-je. Ces gens là ne sont pas sérieux en politique...
-Matthew, lança Green depuis son siège. Que fait-on pour la fusion avec Mediatex ?
-On annule, leurs actifs démontrent une croissance fixe de 4,1% tous les ans, répondis-je en me replongeant dans mon journal. Leur origine est tout sauf légale. Je veux que ce partenariat avec Worthington Industries soit propre.
-Jonathan Cornwell ?
Je n'ai pas répondu. J'ai préféré jeter mon journal au visage du japonnais. Celui-ci n'a pas réagi, personne n'a réagi, car il n'y avait rien à faire. Juste attendre que la tempête passe.
-C'est si compliqué de trouver un mutant qui ne soit ni raciste, ni immigré, ni déformé, demandais-je d'une voix sèche. Pour ramener la racaille du fin fond de Mutant Town tu sais y faire, Yamamoto. Mais quand il s'agit de réfléchir tu fais connerie sur connerie.
Mon regard passa dans le fond de la pièce, s'arrêtant sur Philipp Green.
-Mets-toi bien ça dans le crâne : la meilleure valeur sur le marché c'est une bonne information. Tu n'es plus à l'école, hors de question de passer derrière toi pour vérifier si tu as bien fais tes devoirs. Alors non, pas de fusion avec Mediatex. Ces maquereaux nous ont fait poireauter pour nous voler la Global Motors sous le nez, évidemment ça tu ne l'as pas vu venir. Liquide-les ou je te liquide.
D'un geste rageur j'ai ramassé mon journal.
-Je fréquente plus de fous que si j'étais à l'asile, grognais-je pour moi-même.

C'est alors que l'interphone sonna et que ma réceptionniste, d'ordinaire convenable dans la sévérité de son ton, me semblait avoir été remplacé par une lycéène en chaleur. Ce n'était vraiment pas la journée pour s'autoriser ce genre d'écart.

-Yamamoto, ramènes-moi ici le guignol qui vient d'arriver. Et je veux qu'avant ce soir l'autre folle ait fait ses paquets : elle dégage.


Dernière édition par Matthew Coffin le Jeu 8 Sep 2011 - 19:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shawn Spencer
Elève X-Men Delta
avatar

Nombre de messages : 335
Age : 30
Autre(s) identité(s) : Psych

Pouvoirs : Contrôle des rêves et charme irrésistible

Age du perso : 28
Date d'inscription : 11/04/2009

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Ven 1 Juil 2011 - 19:40

Je ne pouvais pas m'empêcher de penser au temps fou que j'avais pris pour me remettre dans ces habitudes immatures de charmer la gente féminine. Cela me manquait énormément. Que dire de plus? Un Shawn Spencer sans événements idiots n'était pas un Shawn Spencer à 100%. C'était mon propre père qui me disait cela lorsque j'étais tout jeune. Peu importe, celui-ci ne m'adresse plus la parole après toutes ces actions qui avaient finalement amenés celui-ci à me renier. Oh le pauvre! Si au moins il savait à quel point je pouvais me balancer de sa présence. Après tout, je pouvais bien être mature à ma façon et personne n'allait m'en empêcher.... même pas cette réceptionniste qui n'était désormais plus capable de retenir la bave qui dégoulinait hors de sa bouche alors qu'elle me regardait. Pour cela, les gardiens qui surveillaient les caméras de sécurité devaient en avoir pour leur argent. Quoi de plus spectaculaire que de voir une fille hantée par le désir immonde de toujours y déboutonner un bouton de son chemisier à toutes les minutes, et ce, afin d'obtenir le moindre intérêt de sa cible : moi! J'espérais au moins que ces gardiens possédaient l'option « zoom » sur ces fameuses caméras, sinon quoi, ce serait la plus grave des tortures.

Mais sachant que ma marque avait été laissée et que certains supérieurs étaient conscients de ma présence, je me motiva d'attendre. Un bon jour, ces fichus bureaucrates allaient bien finir par sortir de leurs tanières. N'avaient-ils pas un moment pour aller soulager leur vessie, manger ou même retourner chez eux afin d'aller y écouter le dernier épisode de « CSI : Miami »?

C'est alors qu'après quelques minutes d'attente, les portes de l'ascenseur au bout du hall d'entrée s'ouvrirent, dévoilant ainsi un nouveau personnage à mes folles mésaventures. Une personne d'un genre asiatique laissant penser d'un mélange entre Georges Takai et Masi Oka s'avanca, regardant par le fait même d'un air totalement dégouté ce qui restait de cette réceptionniste pour qui tant de gens espéraient une confiance des plus totales. La pauvre : sans doute que la prostitution allait devenir l'un de ses futures emplois.

L'homme, tentant de ramener la jeune dame à l'ordre, je fis mine de n'être au courant de rien, arrêtant automatiquement toute production de spores charmantes afin d'espérer un retour à la normale de ma victime. Oh la pauvre! Celle-ci allait s'en mordre les doigts lorsqu'elle allait se réveiller.

L'homme me regarda finalement. Était-ce le directeur des lieux? Va savoir! Malgré tout, je ne laissa rien au hasard, je n'opta pas pour la carte de la timidité. Mieux encore, alors que tous savaient que je n'avais que de talents pour la communication, je décida d'opter pour une salutation amicale envers cet homme qui allait sans doute répondre à mes prières. Mais encore là, un nouveau dilemme se mit en travers de mon chemin. Cet homme savait-il parler ma langue? Après tout, l'asiatique qui dirigeait le dépanneur non loin de l'endroit ou j'avais grandi ne savais pas, lui. Et que dire des nombreux asiatiques du Moyen-Orient? À ce que je saches, parler francais ou anglais n'était sans doute pas une matière obligatoire dans une école comme la leur. Ce n'était pas que j'étais raciste, loin de là! Cependant, ma vision des choses restait fortement limitée sous divers critères. Je ne me résuma qu'à m'accomoder, c'est à dire, tenter de parler un langage simple :


- Bonjour noble ramen-guy! Moi vouloir rencontrer le gland patlon!

L'interlocuteur leva un sourcil, ne restant cependant que de glace.


- Monsieur Coffin accepte de vous recevoir. Veuillez me suivre!

Oups! Malaise en vue! Voyant que ma technique d’accommodement n'avait pas porté fruit, inutile de mentionner qu'une atmosphère de malaise m'envahissait alors que je suivais monsieur Jackie Chan jusqu'à la cage d'ascenseur. Je préfères le souligner : « Je ne suis pas raciste! ». Entrés, les portes se refermèrent donc, nous laissant ainsi seuls lui et moi, attendant que nous n'arrivions à ce fameux étage ou se situait le bureau de ce fameux M. Coffin. Mais alors que l'attente parut un éternité, inutile de dire qu'un tas de scénarios traversaient mon esprit. Suite à mes divers commentaires concernant le peuple asiatique, est-ce que cet homme préparait son coup afin d'y sortir un katana pour m'y faire le « Harakiri » afin que plus personne n'entende parler de moi? Non pire! Allait-il me gaver de wasabi jusqu'à ce que mes veines ne viennent à exploser? Allait-il se servir d'un « Djudjitsu » de ninja et me faire le coup des milles années de souffrance? Tout semblait possible avec monsieur Sulu qui semblait victime d'une crampe au visage.

Enfin, les portes s'ouvrirent. Je pouvais respirer. M. Naruto lui-même me fit signe d'avancer afin d'avancer vers le bureau, demande qui ne fut pas redemandée deux fois.


- Merci Katto! Tu peux nous laisser, maintenant!

Je préfères le rappeler une troisième fois : je ne suis pas raciste. Ce type méritait bien que je le laisse partir. Après tout, un bol de ramens devait sans doute l'attendre à l'intérieur de sa petite maison en bambou. Je ne porta pas attention à la réaction de ce fameux monsieur Yamamoto, dont j'ignorais malgré tout l'identité. Cependant, mona ttention fut attirée vers l'équipe qui m'attendait autour d'une imposante table. Ceux-ci me dévisageant comme si je venais d'une toute autre planète, je ne pouvais m'empêcher d'émettre quelques signes de stress. Regardant tout autour de moi, je me sentis légèrement démunisés en remarquant qu'aucune femme n'était dans cette pièce afin d'y trouver un certain réconfort.

Non! Au lieu de tout cela, un groupe d'hommes me fixèrent, attendant que je n'en vienne au fait. Pourquoi étais-je ici? Quels étaient les raisons de ma visites? Certes, je paraissais comme un cheveux dans une soupe.


- Eum.... bonjour à tous! Mon nom est Shawn... Shawn Spencer! Je suis ici afin de vous parler d'un projet d'avenir... eum... enfin... je ne suis pas une sorte d'illuminé qui vient vous avertir d'une fin du monde ou quoi que ce soit... mais... disons que... je me cherches des partenaires afin de... héhé... vous allez sans doute me prendre pour un amateur, déjà que cela ne fait même pas une minute que nous nous connaissons... mais... j'aimerais me lancer en politique!


Ouf! Cette nouvelle semblait ressembler à un sparadrap que l'on venait vifement d'arracher à une plaie. Mais de cette façon, je ne pouvais qu'espérer deux comportements : soit que j'allais me faire reconduire à l'accueil à l'aide d'un coup de pied au train, soit que je passais pas la fenêtre. D'une façon ou d'une autre, je n'étais pas vraiment avantagé.


- Sinon... si vous n'aimez pas mon idée... je peux faire semblant que je suis scout et que je vends des calendriers...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Matthew Coffin
Humain
avatar

Nombre de messages : 72
Age : 45
Autre(s) identité(s) : Le froid.

Pouvoirs : Aucun.

Age du perso : 38 ans.
Date d'inscription : 08/05/2011

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Lun 4 Juil 2011 - 19:46

-J'ai oublié de vous dire, se moqua Yamamoto en pointant Shawn du pouce. Il parle pas la langue...

Tout sourire, il s'assit sur un coin de mon bureau et sortit de sa veste un paquet de Lucky Strike puis un magnifique briquet, probablement un zippo. Un silence pesant s'installa soudain dans la pièce, seulement troublé par la télévision et le claquement métallique du briquet. Le japonnais souffla furieusement sa fumée par le nez. Je ne disais rien, me contentant de dévisager le nouvel arrivant. Yamamoto se tourna vers moi, je me suis contenté de faire un mouvement de tête en direction de Philipp Green.

-Hey, les connards ! lança le yakuza à l'attention du groupe de traders. Dégagez.

Green et ses comparses s'exécutèrent comme des fourmis affolées, ramassant leurs affaires et éteignant l'écran mural avant de sortir par la porte du fond. Nous étions tous les trois seuls, désormais. Mon regard se reposa sur Shawn. Comme s'il avait pu lire dans mes pensées, Yamamoto poussa une chaise du pied jusqu'à ce dernier, le pointant de sa cigarette.

-Assis.

En décembre 1975, New York s'était retrouvé sur la paille, incapable de faire fonctionner le moindre service public, de rembourser le plus ridicule centime. Le trésor avait alors consenti a verser plus de deux milliards de dollars pour que la grosse pomme reprenne des couleurs, la Guerre Froide imposant d'en imposer face à l'ennemi. Éternelle guerre de mâles en rut. Aujourd'hui, New York c'était six cents milliards de dollars. La mairie c'était un budget municipal de cinquante milliards par an, vingt sept milliards de taxes, quatorze milliards de subventions et quatre vingts milliards de fonds de pensions. Le maire n'était pas seulement éboueur, policier, pompier et médecin. Le maire était New York. Le maire c'était les ordonnances, les lois, les fonctionnaires. Le maire c'était à la fois Manhattan, Le Queens, Brooklyn, le Bronx et Staten Island. Bien sur le maire n'était pas seul, comme n'importe quel président il avait son Gouvernement. Il y avait l'avocat public, qui n'était en réalité qu'un porte parole chargé de faire des communiqués de presse, le Contrôleur, le comptable zélé de cette ville et enfin les Présidents de boroughs, les pantins de la mairie.

Mais New York c'était aussi un poids politique considérable. Un fief que républicains et démocrates s'arrachaient depuis près de cinquante ans. Un fief pour lequel ils étaient prêt à payer le prix fort, pour lequel ils étaient prêts à fricoter avec n'importe qui. Ils auraient vendus leur mère...


-Monsieur Spencer, commençais-je après un moment de silence. Je parie quand je suis sûr. Je ne suis pas comme Biden qui mise sur des primaires comme il jouerait aux fléchettes au bistrot. Je ne joue pas aux fléchettes au bistrot.
J'ai replié mon journal et l'ai posé sur le bureau.
-Si je vous soutiens vous serez élu. Oui, avec un financement suffisant, un bon battage médiatique et quelques cours d'élocution vous serez le prochain maire de New York. Mais vous devez savoir une chose : j'attends un retour sur investissement.

J'avais lourdement appuyé sur les derniers mots. Le trentenaire souriant ne savait pas de quoi j'étais capable si on essayait de me rouler. Certains se seraient formalisés sur l'entrée en matière abrupte de Spencer, pas moi. Il me fallait un poulain, et l'un d'eux venait se présenter à moi. Seul un fou ou un égocentrique inquiet y aurait trouvé à redire.


Dernière édition par Matthew Coffin le Jeu 8 Sep 2011 - 19:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shawn Spencer
Elève X-Men Delta
avatar

Nombre de messages : 335
Age : 30
Autre(s) identité(s) : Psych

Pouvoirs : Contrôle des rêves et charme irrésistible

Age du perso : 28
Date d'inscription : 11/04/2009

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Mer 13 Juil 2011 - 23:42

La tension entre ces quatres murs se ressentaient à l'odeur des cigares que pouvait fumer un régiment complet. Voyant l'asiatique s'asseoir non loin de moi, me poussant ainsi une chaise, m'ordonnant par la suite de m'asseoir, je n'ajouta aucun autre mot, trop intimidé par une telle situation. Devant moi, cependant, régnait un homme, armé d'un journal, toujours aussi silencieux, semblant espérer le moindre agissement de ma part. Son regard intimidant me rendait de glace, me rendant compte à quel point j'aurais pu rester au lit ce matin au lieu d'espérer changer le monde à moi seul. Quelques sueurs coulèrent le long de mon front, avalant ainsi par la suite cette salive qui semblait malicieusement s'accumuler dans ma gorge.

Mais tout silence fut clôt finalement après que ce mystérieux propriétaire des lieux se décida finalement à parler. À voir à quel point celui-ci m'avait accueilli, je ne pouvais m'empêcher de penser à un refus de sa part. Après tout, qu'avait-il à gagner là dessus? De la prestance? Oh ciel! Il devait sans doute avoir tout ce qu'il désirait : un bain tourbillon, deux top modèles suisses jumelles, les derniers CD de Michel Louvain, tout! Ce type aurait pu naitre avec un cigare à la bouche tellement il montrait sa supériorité.

Mais les choses arrivèrent d'une tournure totalement différente. Celui-ci accepta malgré tout son support à cette campagne électorale que je désirais débuter. Quoi? Si rapidement? Sans même la moindre enquête de crédit ou sur mon passé? Franchement, était-ce une sorte de médium administratif qui pouvait sentir le profit simplement en regardant une personne? Certes, je ne savais point quoi dire, mis à part quelques remerciements. Retrouvant mon souffle, je finis par ouvrir la bouche à nouveau :


-Oh mince! Merci! Vous ne savez pas à quel point j'ai cru à un échec afin de vous convaincre! Ouf! Mais bon, vous ne serez pas décu!

Cependant, alors que je n'avais pas terminé de parlé, l'homme se dépêcha de donner quelques conditions. Certes, un cours de diction était de mise.


-Un cours d'élocution? Pour kossé faire?

Mais la seconde condition resta cependant des plus ancrées dans mon esprits : celle de lui rendre la pareil afin d'égaliser un tel investissement. Ah bon? Avait-il quelque chose en tête? Certes, j'étais sans doute sur le point d'en avoir le cœur net.

-Aucun problème de remboursement, monsieur! Je crois avoir assez de bouteilles vides à mon appartement afin de vous rembourser le tout..... je ne fais pas souvent le ménage... et je crois que ces trucs se multiplient...

Mais curieux, je ne pus m'empêcher d'ajouter :


-...à moins que vous pensiez à quelque chose d'autre?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Matthew Coffin
Humain
avatar

Nombre de messages : 72
Age : 45
Autre(s) identité(s) : Le froid.

Pouvoirs : Aucun.

Age du perso : 38 ans.
Date d'inscription : 08/05/2011

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Mer 17 Aoû 2011 - 18:42

-Tu aimes les plaisanteries, constatais-je en croisant les doigts. C'est bien, les gens aiment les plaisanteries...
J'ai désigné une minuscule tablette où des verres et diverses bouteilles avaient été disposés.
-Bourbon, martini, cigare ? proposais-je.
-Coup de pied au cul ? ajouta Yamamoto sur le même ton.
Je ne m'en suis pas formalisé outre mesure.

-Navré, expliquais-je. Yamamoto n'est pas familier aux bonnes manières ou au sens de l'humour...
-Ouaip, renchérit le japonnais sans cesser de fixer Shawn. J'ai pas dû bouffer assez de putains de carottes lorsque j'étais p'tit.

Estimant que les présentations avaient assez durées, je me suis levé et, tournant momentanément le dos à mon invité j'ai contemplé New York.

-La politique, Monsieur Spencer, c'est un business. En l'occurrence vous êtes un entrepreneur et je suis un investisseur. Le client est quant à lui le pire qui soit sur le marché : un électeur. Le but du jeu c'est de vous donner de l'argent pour vous acheter des votes. C'est comme ça que ça marche dans ce pays depuis 1776.

Que pouvais-je bien expliquer à Shawn Spencer ? Lui détailler en long en large et en travers le fonctionnement du Gouvernement de New York ? Le rôle de l'avocat public et celui du contrôleur ? Décrypter pendant plus d'une heure et demie les prérogatives limités dont pouvaient jouir les présidents de borought ? Non, Shawn Spencer n'était pas ce genre d'homme. A mon humble avis, il avait dû passer autant de temps que Yamamoto au lycée, sauf qu'à l'age où ce dernier exécutait déjà des contrats pour les gros bonnets de Tokyo, Shawn sautait les pompom girls les unes après les autres entre deux casiers. Chacun ses vices. Celui de Shawn serait d'ailleurs le pilier de sa campagne.

-John Fitzgerald Kennedy, dis-je en me retournant. Je suppose que ce nom vous évoque quelque chose... Avant 1960 Kennedy c'est pour l'Amérique une racaille irlandaise avec une voix nasillarde. Mais à partir de septembre de la même année, la racaille irlandaise quitte la radio pour apparaître à l'écran. Face à lui Nixon apparaît sénile et vieillissant, et le 8 novembre la racaille irlandaise entre à la Maison Blanche. La politique moderne est née : le sex appeal entre en ligne de compte pour remporter des élections.
Shawn était, à ce que je pouvais juger au premier abord, ce que je recherchais. Une couverture parfaite, jeune, fougueux, avec ce qu'il fallait d'irrévérence. Mais une bonne couverture ne s'arrête pas là, pas pour l'affaire que je voulais mettre sur pied.
-Vous n'aurez pas à vous soucier de grand chose, votre staff de campagne vous mâchera le boulot. Bien sur vous ne couperez pas aux discours et aux bains de foule, il faudra aussi que vous preniez votre carte au parti démocrate ; c'est mieux quand on s'en réclame pour faire campagne... Ils ne sont pas moins magouilleurs que les autres mais ont l'avantage de payer comptant.
J'avais préférer éluder la question de Shawn. Ce n'était pas encore le bon moment d'y répondre.
-Mais comme je vous l'ai dit précédemment : je parie quand je suis sur. Alors avant de vous emballer et de vous voir déjà au New York City Hall, vous allez devoir me parler, et avec la plus grande des franchises. Racontez ma votre vie comme vous le ferez à vous-même, prenez tout votre temps et n’omettez aucun détail. Je ne suis ni prêtre ni psychiatre, Monsieur Spencer, n'ayant crainte d'être jugé. En vérité dans cette ville je suis bien le seul homme à qui vous pouvez vous permettre de tourner le dos.

Pressentant que le récit allait durer je me suis rassis dans une position confortable. La moindre des choses avant de lancer une campagne prônant "les mutants sont nos amis" c'était de savoir dans quel camp se situait Shawn Spencer.


Dernière édition par Matthew Coffin le Jeu 8 Sep 2011 - 19:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shawn Spencer
Elève X-Men Delta
avatar

Nombre de messages : 335
Age : 30
Autre(s) identité(s) : Psych

Pouvoirs : Contrôle des rêves et charme irrésistible

Age du perso : 28
Date d'inscription : 11/04/2009

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Mar 6 Sep 2011 - 1:06

HJ : Désolé du retard! J'ai commencé un nouveau travail mais je vais pouvoir répondre plus souvent! Smile

Ce bureau transpirait l'insécurité à plein nez. Pourquoi avais-je tant l'impression d'avoir atterri dans une sorte de film mafieux? Eh oui! Cet interlocuteur qu'était M. Coffins ne donnait pas sa place pour ce qui était des stéréotypes tels que vus au cinéma : bien habillé, laissant trainer de nombreuses bouteilles d'alcools dans son bureau... parlant toujours dos à son interlocuteur. Mince! Étais-je devenu une sorte de « Robert Deniro » chevelu et maigrichon?

Mais dans toute cette pression que laissait présentir cet atmospère, mes blagues passèrent au travers des oreilles du directeur qui remarqua mon humour. Celui-ci me proposa à boire. Pourquoi donc refuser?


-Un thé glacé, barman!

Quoi? Avais-je créé le malaise? S'attendait-il à ce que je demande un breuvage avec alcool? Oh mince! Cela ne devait sans doute jamais arriver. Je pouvais encore me souvenir de cette fois ou j'avais bu quelques bouteilles dans un bar à New York. J'étais si saoul que mes pouvoirs étaient devenus incontrolables, rendant ainsi toutes les filles à l'intérieur du bar folles à lier. Oh mince! Je n'avais que des segments de mémoires en tête. Je pouvais me rappeler de filles qui dansaient sur les tables alors qu'elles n'avaient pas pris une seule goutte d'alcool, d'autres qui avaient tout fait afin d'attirer mon attention alors que leurs petits amis faisaient tout pour les raisonner. Oh mince! C'était cette fois ou je m'étais promis que plus jamais je n'allais avaler une goutte d'alcool... pour le bien de tous!

-Pas d'alcool pour moi... raison personnelle... et je crois que vous ne voudriez pas d'un candidat qui aurait une dépendance à l'eau de vie, je crois!

Je n'osa pas entrer dans les détails, déjà que ce terrain auxquel je marchais semblait miné par endroit. Mais M. Coffins reprit la relève, expliquant son point de vue concernant la politique de New York, chose qui devait sans doute m'être importante à retenir. L'écoutant parler, je ne pus que remarquer son coté « business man » qui transpira au travers de ses paroles. Je me trouvais devant une personne auquel je n'allais plus paraître comme un être humain mais bien comme étant un produit... une marque de commerce!

Celui-ci m'évoqua quelques noms suivi de moments historiques. Je ne me contenta que de hocher de la tête, faisant semblant de tout connaître. Non mais pour qui me prenait-il? Un premier de classe?

Cependant, Matthew revint sur quelques points, se retournant finalement vers moi. Alors que celui-ci devait tout miser sur moi, voilà que je devais aussi faire ma part. Comment? En lui racontant tous les détails de ma vie! Aussitôt, ma gorge se noua, pris au piège. Micne! Comment détourner un tel sujet? En lui parlant de météo? De sa mère?

Rien à faire! Je venais de me coincer la queue sur cette trappe à souris qui ne demandait qu'à connaître la sainte vérité sur ma vie. Si je voulais continuer dans cet optique de sauver New York, j'avais pour devoir de tout dévoiler ainsi que de faire confiance à ces gens dont je venais tout juste de faire connaissance.


-Je... je... je suis un cas plutôt particulier. J'ai grandi à New York. Mon père est un flix retraité. J'ai aussi fait plusieurs boulots ici et là. Je pourrais même vous amener un curriculum vitae si vous désirez.

Rien à faire! Le chat devait sortir de son chapeau. Je devais trouver une manière détournée afin de montrer ce dont j'étais désormais capable suite à cette évolution génétique que m'avait offert mon propre corps.


-Ensuite, il y a de cela quelques années, un homme en chaise roulante, accompagné d'une dame africaine aux cheveux blancs sont venus me rencontrer... disant que j'avais un don particulier... ils ne se sont pas trompés sur mon compte. J'ai donc dû passer ces quelques années à contrôler cette nouvelle aptitude... eum.... je dois dire que c'est plutôt difficile à expliquer. Sans doute voudriez-vous que je vous fasse une démonstration si cela ne vous dérange pas? Je vous rassure, c'est sans danger! Vous n'avez qu'à appeler une femme qui travaille pour vous. Peu importe qui! Vous verrez ensuite! Faites-moi confiance!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Matthew Coffin
Humain
avatar

Nombre de messages : 72
Age : 45
Autre(s) identité(s) : Le froid.

Pouvoirs : Aucun.

Age du perso : 38 ans.
Date d'inscription : 08/05/2011

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Lun 12 Sep 2011 - 20:22

Sans lâcher Shawn du regard j'ai pianoté sur mon interphone.

-Oui, Monsieur Coffin ? répondit une voix étouffée et tremblante au bout de quelques secondes. On aurait dit que la personne pleurait.
-Patricia, auriez vous l’extrême amabilité de me rejoindre dans mon bureau, demandais-je.
-Oui... Mais... C'est à dire que Monsieur Isoroku m'a congédié... renifla-t-elle.
-Et bien sachez que Monsieur Coffin vous embauche, Patricia.
-Oh ! C'est vrai ? s'exclama la secrétaire d'une voix suraiguë.
-Absolument, assurais-je d'un ton las. Veuillez sécher vos larmes et me rejoindre. Avec un thé glacé, s'il vous plait.
-Tout de suite, Monsieur Coffin !

Regarder Shawn Spencer ce n'était pas seulement regarder un mutant, mais contempler un symbole. Peu importait le nombre d'ennemis et d'obstacles, je comptais bien faire élire ce gamin de trente ans à la mairie de New York. Le premier maire mutant. Et j'allais l'amener jusqu'à la victoire. Cet événement serait probablement la cristallisation de nombreux conflits, de ce qu'il y avait de bon comme ce qu'il y avait de mauvais dans la cause mutante, mais j'étais également certain que personne n'oserait se dresser contre moi ; quel que soit le côté de la loi que mes adversaires occuperaient. J'espérais évidemment ma part du gâteau, même Shawn l'avait compris. Au sein du New York City Hall il y avait un poste que je convoitais depuis mon arrivée dans ce pays, ce n'était pas celui de maire, mais de contrôleur. Le comptable de cette fourmilière insomniaque. L'argent que pouvait brasser ce personnage dépassait l'entendement. Un argent qu'il recevait des mains même de la banque fédérale et dont il usait pour la ville selon son seul jugement.

Avec ce premier maire mutant personne n'agirait comme d'habitude. Il avait suffit d'être élu à Monsieur Obama pour recevoir le Prix Nobel de la Paix, Shawn Spencer aurait des allures de Christ ressuscité. Dans un tel climat d’effervescence, il n'y aurait pas un fonctionnaire pour contrôler la régularité des livres de compte. Autant que la campagne qui l'aurait précédée, cette élection subirait immanquablement des débats postérieurs, probablement des manifestations d'anti-mutants décidés à contre-attaquer. Une phase de chaos bénéfique pour la petite araignée que j'étais. Qui plus est, cette campagne aurait de quoi faire oublier tout autre fait liant l'actualité au crime organisé. Comme par exemple la brève guerre de gang qui sévirait dans quelques jours. Un coup d'éclat que je n'appréciais pas, mais nécessaire à l’extension de mon domaine d'activité...

Si dans mon esprit la victoire de Shawn Spencer ne faisait aucun doute, cela ne voulait pas dire que j'avais l'arrogance de croire à une victoire facile. Aucune guerre n'est aisée à remporter. Il s'agissait également de ma première expérience en politique. Mais comme dans tous mes autres combats, je n'avais rien laissé au hasard. Tout d'abord il m'avait fallut réunir des fonds, de quoi financer un battage médiatique plus intense que n'importe quel lavage de cerveau publicitaire. Et il ne s'agissait pas là d'amasser quelques liasses de billets après avoir écoulé cinq cents grammes de crack. L'argent que j'allais sortir de ma poche allait passer sous l’œil inquisiteur de la Commission des comptes de campagnes. Il m'avait donc fallut retourner les poches de mes sociétés les plus propres -ou les moins sales suivant le point de vue. De quoi creuser ma cagnotte, mais je savais que le retour sur investissement serait plus que conséquent.

Après l'argent venaient les armes. Shawn allait en avoir. Entre les sociétés de production destinées à créer les différents spots publicitaires, le temps d'antenne accaparé sur les différentes chaînes de télévision et de radio, ainsi que les journaux chez qui j'avais prospecté afin d'obtenir les premières pages, Shawn Spencer avait un équipement de pointe. L'annonce d'un candidat mutant, alliée à cette publicité colossale le ferait connaître au delà des frontières. J'étais même allé jusqu'à me payer peoples et artistes, autant pour parfaire l'image de mon futur poulain que pour satisfaire certains de ses... besoins.

Enfin, les troupes. En haut lieu se trouvait le Sénateur démocrate Katherine Graham, c'était elle qui m'avait contactée à son bureau et dans le plus grand secret. Elle savait qui j'étais -réellement. Du moment que je restais discret, efficace et que je prenais à ma charge le financement de la campagne elle m'assurait une liberté de mouvement sur laquelle je n'allais pas cracher. Elle avait sous ses ordres le Gouverneur Daniels, qui avait du être plus ou moins son ancien amant et qu'elle considérait comme un brave chien de chasse, et l'autre Sénateur de l’État de New York Chuck Scotland, qui était vraisemblablement son amant actuel. Je ne l'avais rencontré qu'une seule fois, depuis Daniels et Scotland faisait le lien entre nous. Ils me fournissaient des informations utiles sur la concurrence et les quelques rouages qui restaient encore obscurs pour moi dans cette vaste mécanique qu'est la politique newyorkaise. De mon côté je me reposais sur mes atouts habituels au Conseil Municipal, tel qu'Emma Quin la Speaker. Le moment venu, les voix des conseillers qui m'étaient redevables s’élèveraient, aussi utiles à ma cause que des poseurs d'affiches.

Shawn Spencer ne pouvait pas encore le savoir, mais il était la dernière pièce de ce vaste puzzle. A ce stade, même son équipe de campagne était déjà constituée. Mais à la différence des autres Spencer était le plus important de tous, sans lui ils n'étaient rien. Nous n'étions rien.


-Monsieur Coffin, j'apporte le thé glacé...
Patricia me tira brusquement de mes pensées. Du plat de la main j'ai désignée la table basse à côté de Spencer.
-Posez ça là, ordonnais-je. Et ne bougez plus.
Mon regard revint sur le mutant, l'invitant à me dévoiler son talent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shawn Spencer
Elève X-Men Delta
avatar

Nombre de messages : 335
Age : 30
Autre(s) identité(s) : Psych

Pouvoirs : Contrôle des rêves et charme irrésistible

Age du perso : 28
Date d'inscription : 11/04/2009

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Mar 13 Sep 2011 - 1:05

Voilà qu'une partie de ma vie venait d'être dévoilée et déjà j'étais sur d'avoir gaffé à nouveau. M'étais-je ouvert auprès de la mauvaise personne ou avais-je rejoins le bon camp? Peu d'indices pouvaient m'aider afin de traduire ce regard vitreux que me lancait monsieur Coffins alors que nous attendions son ancienne renvoyée et nouvelle secrétaire (mince que les choses roulaient vite dans cet édifice!)

Je me permis d'avaler ma salive alors que je n'osais pas quitter non plus du regard mon interlocuteur. Oui, cet homme pouvait m'offrir cette unique chance de devenir quelqu'un dont je n'avais jamais réussi à être depuis si longtemps. Cependant, quelque chose semblait clocher. La décoration? L'odeur de la pièce? L'absence de petites poteries représentant de petites vaches? Va savoir! Après tout, mon pouvoir restait bien celui de charmer et non de lire les cœurs. À vrai dire, malgré tout, je n'aurai pu déchiffrer ce spectacle qui se déroulait devant moi. Quel spectacle? Rien! Aucune émotion n'émergeant du visage de Coffins qui ne semblait pas vouloir s'enjouer sur de simples paroles en l'air. Celui-ci semblait vivre que sur des faits et rien d'autre. L'heure était venu de faire ma place tout en prouvant ma raison d'être.

C'est alors que l'on cogna à la porte, faisant ainsi entrer une vieille connaissance. La dévisageant du regard, je la vis s'avancer, ne se résumant qu'à déposer le thé glacé sur cette table devant moi et ainsi repartir par la suite. Par contre, Coffins ne l'avait appelé que pour une seule et bonne raison : il me lancait ce défi, celui de la charmer comme je savais si bien le faire. Son sourcil s'élevant de quelques milimètres, je reconus son signal, sachant que ceci était mon moment de gloire.

Aussitôt, crispant ainsi chacuns de mes muscles, je laissa à nouveau de cette charmante toxine sortir de mon corps, envahissant ainsi la totalité de cette pièce. Cette fois-ci, c'était certifié : la secrétaire était foutue. Alors qu'elle n'était qu'au stade de verser le thé glacé dans un verre qui était déjà rempli de glacons, voilà qu'un frisson l'envahit, lui ramolissant ainsi ses jambes. Échappant par la suite le pichet qu'elle tenait sur le tapis du bureau de M. Coffins, elle ne put s'empêcher de se prendre la tête, ne pouvant contrôler son propre cœur qui venait battre cent à l'heure.


-Non... Encore cette sensation...?!? Mais qu'est-ce qui m'arrive.....!!! Monsieur Coffins!

Je ne pus m'empêcher de jouer le jeu, la rendant encore plus insécure.


-Ce frisson qui vous entoure, chère dame, c'est cet amour qui n'a cessé de se cacher depuis trop longtemps! Laissez-le sortir! LAISSEZ-LE SORTIR!!!

Sous une pluie de cris aigües, la secrétaire ne fit pas long feu. Cédant sous les paroles de la personne qui contrôlait son sens amoureux, elle se jeta aussitôt sur moi, ne pouvant s'empêcher de s'asseoir sur moi pour ainsi ne faire que d'une seule bouchée mes lèvres masculine entourés d'une barbe matinale.

Je tenta de continuer la conversation avec mon interlocuteur... mais bon... ma bouche étant occupée, seul des bruits comme si l'on parlait à l'intérieur d'une boite de conserve ne purent être perçus. Était-ce suffisant pour convaincre mon nouveau collègue? Je ne laissa rien au hasard. Prenant ainsi les épaules de cette tigresse qui semblait sur le bord de me faire un traitement de canal, je me divisa d'elle, lui proposant l'une de mes nombreuses folies.


-Tu sembles vraiment m'aimer, toi, n'est-ce pas? Mais tu sais ce que je trouves le plus sexy au monde?


Celle-ci secoua la tête telle une gamine écoutant une histoire de princesse.

-C'est que tu ailles draguer ton patron qui se trouve devant toi... et ensuite, quand celui-ci aura son compte, j'aimerais que tu imites une autruche tout en ne quittant pas cette pièce. Ça te va, chérie?

La pauvre jeune femme, totalement hypnotisée par ces spores qui envahissaient son atmosphère, ne se rendit compte de rien, acceptant ainsi cette demande de bon cœur. Se relevant ainsi de sur mes genoux, elle tourna finalement son regard vers M. Coffins d'un regard dont elle n'avait encore jamais fait auparavant à son supérieur. Avançant ainsi en direction de son nouvel amant d'un pas feutré, je me décida finalement à continuer la conversation.

-Alors, Monsieur Coffins? Qu'en dites-vous? Vous croyez qu'avoir un mutant pouvant contrôler le charme pourrait être un bon candidat pour les prochaines élections?

Certes, tout n'était pas dit mais cela ne faisait que commencer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Matthew Coffin
Humain
avatar

Nombre de messages : 72
Age : 45
Autre(s) identité(s) : Le froid.

Pouvoirs : Aucun.

Age du perso : 38 ans.
Date d'inscription : 08/05/2011

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Mar 13 Sep 2011 - 19:28

-Vous êtes un dieu parmi les insectes, celui qui vous dira le contraire est fou.

Des paroles dignes d'un confrériste, j'en conviens. Mais dans ma bouche ces mots avaient un autre sens. Sous mes yeux Shawn s'était métamorphosé. C'était imperceptible, mais l'étincelle amusée dans ses yeux avait cédée la place à une flamme orgueilleuse. Ses gestes maniérés au point de paraître comiques devenaient beaucoup plus fermes et décidés. Même la tonalité de sa voix avait changée, elle était devenue plus basse, plus assurée. Je ne croyais pas son pouvoir capable de le plonger dans une sorte de transe, non. Mais en l'utilisant Shawn redevenait enfin lui-même, il faisait surgir sa véritable personnalité.

C'est à cet instant que j'ai compris à quel point nous nous ressemblions, lui comme moi se cachait du reste du monde. Les gens étaient incapables de nous voir tels que nous étions et ce pour des raisons très différentes, mais les faits étaient là. Shawn Spencer était loin d'être un gamin de trente ans, il était descendu de l'Olympe et marchait parmi nous sous des traits humain. Rien de plus.

J'ai regardé Patricia, je me suis alors demandé combien avaient été avant elles les proies sensuelles et lubriques de Spencer. Inconsciente de ses actes elle obéissait à son maître, minaudait, parcourait mon torse de ses mains minuscules. C'est alors que j'ai remarqué qu'elles ne tremblaient pas.


-Vraiment stupéfiant... soufflais-je en observant la secrétaire comme s'il s'était agit d'une nouvelle espèce.

Soudain elle se redressa, replia ses bras sur les côtés et, tout en hochant de la tête, elle se mit à parcourir le bureau avec une allure de volaille effarouchée. Elle fit bien deux ou trois tours avant de plonger sa tête dans ma corbeille à papier. Mon visage ne s'était pas desserré pendant toute la démonstration, mais rien qu'à mon regard, Spencer pouvait voir que je riais aux éclats. Il était doué, très doué.


-Yamamoto, je te prie de nous laisser. Et emmènes le volatile avec toi, je suppose que l'effet du charme se dissipera quand elle sera hors de la pièce...
Sans broncher le japonais s’exécuta, attrapant Patricia par le bras. Celle-ci quitta le bureau de sa démarche de poulet.
-Vous n'êtes pas le premier mutant que je rencontre, Monsieur Spencer, repris-je en regardant Shawn droit dans les yeux. Mais vous êtes de loin le plus étonnant. Soyez-en sûr, nous bâtirons de grandes choses ensemble.
J'ai tiré d'un de mes tiroirs un dossier cartonné que je fis glisser jusqu'à Shawn.
-Le New York City Hall se compose du maire mais pas uniquement. Il faut également compter avec l'Avocat Public, le Contrôleur et les Présidents d'arrondissements correspondant aux cinq boroughs de New York (Manhattan, le Queens, Brooklyn, le Bronx et Staten Island). Tout ce petit monde est élu par les électeurs new-yorkais. Si en théorie chacun est libre de faire campagne pour sa pomme, en pratique il est rare d'avoir un maire démocrate et un avocat public républicain. En d'autre terme : c'est sur votre campagne que se baseront sept autres élections.
C'était simple, même Yamamoto l'avait compris.
-Pour information, sachez que je serais le candidat démocrate au poste de Contrôleur. Concernant l'Avocat public des débats sont toujours en court pour savoir qui se présentera ; vous êtes bien entendu libre du dernier mot. Quant aux Présidents d'arrondissements ils sont relativement peu importants. Directement subordonnés au maire, considérez-les comme ce qu'ils sont : de simples adjoints.
Venait maintenant l'aspect plus mécanique de la campagne.

-Des candidats mutants il y en a dans toutes les élections depuis les années 60. Et depuis les années 60 ils font toujours moins de 5%. Nous ne ferons pas 5%, nous ferons beaucoup plus, parce que nous éviterons tous leurs précédents écueils. D'abord vous avez de l'argent, le mien pour être exact. Et le financement dont nous jouissons est au delà de tout ce que peut espérer n'importe quel candidat. Ensuite, nous ne ferons pas dans le militantisme, laissons-cela aux malheureux de Mutant Town qui défilent avec des pancartes le dimanche après-midi. Vous valez mieux que ça. Qui plus est, un discours aussi virulent que ceux de Malcolm X vous collerait directement l'étiquette "confrériste", et ce même si vous ne l'êtes pas : c'est ça l'électeur moyen.

L’électeur moyen, qu'il soit taxi pakistanais ou trader à Wall Street, il rentre d'une journée de boulot fatigante, il s'installe sur le canapé et parcours les chaînes câblées jusqu'à minuit. Il a pas plus envie de subir le discours d'un nouveau Hitler que celui de Gandhi. L'électeur moyen il veut le métro gratuit le vendredi soir, afin de faire la tournée des pub avec ses collègues. Il veut pouvoir payer une place au Madison Square Garden. Il veut pique-niquer à Central Park sans que des pro-mutants ou des pro-humains viennent glisser des tracts dans son hot dog.

Shawn ne le savait peut-être pas encore, mais le simple fait d'être mutant et de faire partie du peloton de tête pour la mairie grouperait la plupart des électeurs mutants new-yorkais derrière lui.

-Militer pour les droits civiques des mutants, c'est chiant, déclarais-je. Ça bouffe du temps d'antenne sur le match des Knicks avec des débats interminables. Voilà ce que vous devrez répondre à tous ces petits républicains nazillons qui voudront poser sur votre tête le casque de Magneto. Vous êtes un new-yorkais comme les autres. Cantonnez-vous à leur donner du pain et des jeux, Monsieur Spencer. Une fois élu vous serez entouré d'un tel état de grâce que vous pourrez même vous permettre de déplacer la racaille de Mutant Town dans les beaux quartiers de l'Upper East Side, si vous le voulez. En vérité, s'il faut que vous reteniez une chose c'est ceci : ne faites pas de politique juste de la pub.

Cynique, mais vrai. Luther King avait certes fait avancer la cause noire, mais il y avait laissé sa vie. Quant à Mandela, il avait dû se farcir plus de vingt années au fond d'une cellule minuscule avant de pouvoir être élu. Être élu à la tête d'un pays divisé et en faillite. En vérité la politique n'apportait que des mauvaises choses, seule la publicité permettait de gagner une campagne.

-De moi, Monsieur Spencer, vous pouvez penser ce que vous voulez. C'est votre droit. Vous pouvez être en totale opposition avec mon discours. C'est votre droit. Mais pas si vous voulez gagner. Dans ce cas, faire des concessions c'est le prix à payer. Le comprenez-vous ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shawn Spencer
Elève X-Men Delta
avatar

Nombre de messages : 335
Age : 30
Autre(s) identité(s) : Psych

Pouvoirs : Contrôle des rêves et charme irrésistible

Age du perso : 28
Date d'inscription : 11/04/2009

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Mer 14 Sep 2011 - 17:32

Il fallait se l'avouer : j'avais le sens du spectacle, sur quoi je m'étais surtout fié afin de montrer à ce nouveau collbaorateur de quoi j,étais capable. Son expression faciale pouvait m'en convaincre, alors que sa propre secrétaire, hypnotisée par les spores, s'amusait à frotter sensuellement le torse de son supérieur avant même de ne passer à cette vulgaire imitation d'autruche. Vraiment, je venais de miser juste pour ce qui était de montrer mes véritables capacités et encore là, celui-ci n'avait rien vu.

Alors que son bras droit coréen s'occupa de sortir la tête de cette secrétaire d'une corbeille en papier, Monsieur Coffins ne pouvait s'empêcher d'y réciter un discours, sur quoi tout allait bien se passer. Je ne pouvais d'ailleurs que me fier sur lui. Après tout, c'était bel t bien ma toute première campagne. Je n,avais donc aucun point de repère par rapport à mon interlocuteur qui avait déjà une longueur d'avance sur moi.

M'expliquant son plan d'attaque, je ne pus me résumer à tendre l,oreille, espérant ne pas trop perdre d'informations. Concession? Militer pour les droits civiques? Houla... Coffins m'avait déjà perdu après quelques seulement quelques phrases. Mais de nature orgueilleuse, je fis semblant de tout comprendre de A à Z, espérant ainsi qu'aucun test écrit n,allait être demandé à la fin du cours. Je me résuma donc à hocher de la tête, me frottant philosophiquement le menton tel un grand penseur.

Mais heureusement, certaines particules du discours de mon nouvel agent resta cependant clair. En effet, bien paraître pour ainsi donner une bonne publicité pour cette prochaine campagne électorale restait des plus impotantes afin d'ainsi attirer le plus de votes et pour cela, je m'alliais aux paroles de Coffins qui me suggérait certaines solutions. Pour cela, je leva la main, totalement rêvasseur :


-Euh dites? Vous parlez de bien paraître et je crois que j,aurais quelques idées à ce sujet. J'aimerais justement que vous me trouviez une femme qui pourrait jouer le rôle de ma première dame pour ainsi montrer aux électeurs que je suis un homme équillibré. Ils ne sont bien sur pas obligés de savoir que tout ceci est une mascarade bien sur mais nous pourrions inventer un petit truc pour ça! Oh et puis tant qu'on y est : j'aimerais que cette femme soit actrice et qu'elle aie un corps de rêve! Je veux aboslument faire rêver les ens moi! Oh et puisqu'on en est dans le coté publicitaire, nous pourrions aussi créer notre propre bande dessinée, mettant en vedette moi-même qui pourrait sauver le monde à chaque album. Comme cela, les enfants qui liront ces livres pourraient influencer leurs parents afin d'aller voter pour « Superman »! Oh et je veux aussi ma propre figurine de collection! C'est non-négociable!

Mes conditions, étant totalement folles et digne d'un Shawn Spencer, étaient-elles réalisables auprès du grand Matthew Coffins qui venait à peine de me connaître. Cependant, je continua de parler.

-Mais pour tout ce qui est politique... et camp... je suis entièrement de votre coté. Faisons cela... tant que je puisse être élu, c'est l'important après tout! C'est vous le professionnel après tout!

M'avançant donc pour prendre une gorgée de mon thé glacé, je questionna finalement mon nouveau collègue.

-Alors collègue, par quoi devrions-nous commencer? Je vous écoutes!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Matthew Coffin
Humain
avatar

Nombre de messages : 72
Age : 45
Autre(s) identité(s) : Le froid.

Pouvoirs : Aucun.

Age du perso : 38 ans.
Date d'inscription : 08/05/2011

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Sam 17 Sep 2011 - 14:52

-Monsieur Spencer, il n'y a que trois façons de faire. La mauvaise façon, la bonne façon et ma façon à moi. Avec la mauvaise vous êtes sur de perdre, la bonne vous fera arriver deuxième, mais seule ma façon peut vous faire remporter la victoire.

Les gens pensaient que Shawn Spencer étaient un idiot impulsif, un chien sans laisse. En vérité il dissimulait ses doutes, ses désirs et la plupart de ses émotions derrière ce masque du parfait attardé. On m'avait dit qu'il avait été impliquée dans la mort d'une vingtaine de personnes en Italie avant d'être innocenté. Ce que je voyais moi, c'était un homme assez rusé pour ressortir vivant d'un tel massacre et rester au sein des X Men, emportant l'unique vérité avec lui.

-Je suis également conscient de l'importance de votre confort durant cette période de stress intense, c'est pourquoi j'ai pris la liberté de vous réserver une suite au New York Palace Hotel, room service, thalassothérapie, salon de massage... Tout est pris à ma charge durant la durée de la campagne. J'ose espérer que votre première paye vous permettra de vivre confortablement selon vos propres moyens.

Une grande partie de mon travail au sein des yakuzas avait constituée à répondre aux moindres désirs de mon chef de clan. En arrivant ici je n'avais guerre été surpris face aux exigences de certains magistrats ou conseillers municipaux, notamment dans la nature particulière de celles-ci. Shawn étaient pareil à ces derniers, un homme qui demandaient à être nourris à la petite cuillère. Champagne millésimé, caviar étalés sur des blinis faits main et starlette blonde platine au fond du lit, voilà ce que serait le lot de Spencer. Le satisfaire ne me faisait pas sentir moins important, c'était le jeu de la politique.

-Officiellement vous sortirez avec Lila Graham, fille unique de la Sénateur Graham. Lila a vingt quatre ans et est comédienne. Elle joue actuellement dans une pièce au New Amsterdam Theatre. Vous trouverez sa photo dans le dossier, je ne doute pas qu'elle sera à votre goût. Cependant, pour un soucis d'image fort compréhensible je vous serais gré d'attendre votre élection avant d'aller batifoler à droite et à gauche.

Les new-new-yorkais préféraient les comédiens aux acteurs, fait étrange mais motivé par l'importance du monde de Broadway dans cette ville qui ne dort jamais. Lieu où toutes les classes de la société se retrouvaient.

Il ne restait plus qu'un dernier point à éclaircir : le programme en lui-même. J'ai donc de nouveau utilisé l'interphone, demandant à ce que ''l'équipe'' nous rejoigne. Ils sont arrivés immédiatement. Ils étaient cinq, tous portaient le même costume, la même cravate, le même attaché case, un seul sortait du lot, le plus âgé. Il arborait une chevelure poivre et sel ainsi qu'un nez aquilin. Ses yeux bleus se posèrent immédiatement sur Shawn, il attendit mon signe de tête avant de s'asseoir sur un autre siège face à mon bureau. Le reste de sa petite troupe s'éparpilla au fond de la salle, replaçant la précédente équipe de Philip Green.


-Monsieur Spencer je vous présente Michael Samuelson, dis-je en regardant le vénérable quinquagénaire. Spécialiste en politique générale, ce fut aussi un ancien membre de l'équipe de campagne du Président Clinton en 1992. Shawn, vous écouterez cet homme de vos deux oreilles, vous boirez ses paroles, ce qu'il vous conseillera de faire ou de dire, vous ferez. Il est votre directeur de campagne.
Mes yeux scrutèrent le fond de la salle.
-Le reste de votre équipe est composé de Matthias Bloomberg, conseiller en relation publique autrement dit l'homme le plus important après Michael. Vous serez aussi accompagné de George Garner conseiller en administration publique, de l'expert en économie Andrew Morrison et de James Coben, spécialiste sur le mal nommé « problème mutant » et mutant lui-même. Il ont chacun sous leurs ordres d'autres personnes, d'autres conseillers tant en affaires légales qu'en développement durable dont vous ferez connaissance plus tard. Écoutez-les attentivement, je ne saurais que trop vous le répéter, et ne vous écartez pas de leurs directives. Les conséquences en seraient désastreuses...

Je n'ai pas indiqué pour qui, mais le regard que je lançais à Shawn Spencer était éloquent. Tout ce qu'il avait autour de lui, même ce qu'il buvait, était ma propriété. D'un claquement de doigt je pouvais tout récupérer, les conseillers, la suite, les filles et le laisser en sous vêtements sur le trottoir. Au lieu de devenir maire, il resterait un simple fils de flic et X Men passable. Mais il en était conscient, je le savais. S'il y avait bien un moment pour être sérieux, c'était maintenant.

-Monsieur Spencer, intervint Samuelson en se tournant vers le mutant avec un air de gentlemen anglais. Nous lancerons officiellement notre campagne demain, le New York Times nous a accordé une interview en page 4. Bloomberg et Coben vous ont préparés un certain nombre de réponses concernant des questions qui risque fort de vous être posées. Une interview papier c'est ce qu'il y a de mieux pour commencer, les journalistes font aujourd'hui preuve d'assez de déontologie pour ne pas retranscrire les hésitations et les bégaiements. Cependant Bloomberg vous coatchera jour et nuit pour que vous ayez une élocution parfaite, il faudra également travailler votre sourire. Concernant ce dernier point nous prendrons rendez vous chez un orthodontiste discret le plus tôt possible afin d'un réaliser un check-up complet.
D'un geste plutôt vif, il sortit un autre dossier cartonné qu'il déposa au dessus du mien.
-Voici le fond de votre campagne.
Premier problème : depuis l'époque Giuliani et de sa poigne de fer, les policiers prennent un malin plaisir à abattre leurs suspects de trois balles dans le dos. Dans les commissariats c'est pire : les droits de la défense sont ouvertement bafoués, et les cellules sont immondes. Manhattan et en particulier Central Park, est redevenu un lieu sur, mais en contre partie le Queens et le Bronx regorgent de dealers et de violeurs.
Là se greffe un second problème : ce sont devenus des arrondissements défavorisés au sein desquels des électeurs potentiels et mécontents ne demandent qu'à être écouté. Aménagement public, éducation et coût de la vie. Voilà où vous devrez taper.
Le troisième problème est lié : la Crise des subprimes. Vous n'y étiez pas, ce n'est pas de votre ressort en tant que futur maire mais faites-moi confiance on vous coincera dessus. Ne vous en prenez pas à ceux qui ont contractés des crédits, ce sont vos électeurs. Tapez plutôt sur les organismes de crédit, vous serez du bon côté du public. Au QG de campagne nous avons un dossier long comme le bras là dessus, vous vous y plongerez.
Enfin, le quatrième problème : les mutants. Nous bataillons encore avec l'Institut Xavier pour convenir d'une apparition public mais ça risque de prendre du temps ou d'être impossible. Il faut nous concentrez sur vous et les habitants. Pour Mutant Town la meilleure chose à faire normalement, serait d'y allouer de nouveaux crédits. En terme d'image ce serait désastreux, les new-yorkais ne comprendraient pas pourquoi ils devraient payer, il déjà font la grimace quand il s'agit de rénover Harlem. Notre ligne directrice sera la même loi pour tous. Humain ou mutants vous les condamnerez avec la même fermeté que vos adversaire tout en prônant l'intégration des mutants au reste de la société. Nous sommes d'ailleurs en train de contacter des mutants de toutes les catégories socio-professionnelles confondues : caissiers, avocats, pompiers. Ce afin d'effectuer divers spot télé et interview. Personne n'aime le conflit, les new-yorkais encore moins, ça fait du bruit et ça coute cher. Prônez la paix et vous gagnerez, tandis que les républicains s'embourberont dans leurs discours haineux, avec tous les dérapages extrêmes que cela implique.
Après il y a évidemment des sujets satellites, tel que l'engorgement des Cours Suprêmes de New York, la rénovations de Rikers Island, les pv excessifs distribués par la mairie et le coût des places de stationnement. Des sujets qui peuvent prêter à sourire, mais chaque préoccupations comptent.
Nous ferons les premiers shootings photos demain, après l'interview. Les clichés doivent arriver à l'imprimerie le plus vite possible pour que les affiches soient prêtes à partir. Je crois savoir que votre père est un ancien policier. Certains vétérans de la police ont aidés les pompiers durant le 11 septembre, avoir l'un de ces bravest avec nous serait un atout en terme d'image.
C'était organisé, structuré, du solide. Dans un claquement sec, il referma son attaché case.
-Je sais, ça fait beaucoup à avaler, ajouta Samuelson, compréhensif. Mais au bout de quelques jours ça coulera de source pour vous. Vous êtes aux Etats Unis, le pays qui a emmené Regan, acteur de série b raté, et Bush junior, bouseux texans sans diplôme, jusqu'à la présidence. Vous serez élu maire de New York.


Dernière édition par Matthew Coffin le Jeu 29 Sep 2011 - 19:14, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shawn Spencer
Elève X-Men Delta
avatar

Nombre de messages : 335
Age : 30
Autre(s) identité(s) : Psych

Pouvoirs : Contrôle des rêves et charme irrésistible

Age du perso : 28
Date d'inscription : 11/04/2009

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Lun 26 Sep 2011 - 22:16

Alors que je m'attendais à une semaine de délais pour que mes nombreuses exigeances soient exécutées, je fus surpris aux paroles de Monsieur Coffins lorsque celui-ci ne fit que s'emparer du téléphone, faisant ainsi quelques appels pour finalement ne pendre que quelques minutes à me revenir à ce sujet. Celui-ci ne semblait pas né de la dernière pluie et, me fiant à ce qu'il sembla me présenter, je ne semblais pas non plus être le premier à demander la lune. Coffins se tourna finalement vers moi, me proposant la crème de la crème, le luxe des luxe! Une chambre m,attendait déjà, offrant ainsi tout ce dont un homme stressé tel que moi avait besoin. Je possédais désormais ma propre massothérapeute lors de moments tendus ainsi que de nombreux luxes dont je ne pouvais auapravant pas me payer. Bref, j'étais devenu le roi des roi en l'espace de quelques secondes.

Coffins ne se limita pas à cela. Me tendant ainsi un chèque, cleui-ci me présenta la chose comme étant un premier versement au paiement de mon nouveau travail qu'était celui de nouveau candidat à la mairie. Dépliant le chèque, ma mâchoire se disloqua à la vue de tous ces zéros.


-HOLY STRAWBERRIES, BATMAN! Vous rigolez? Avec ce pognon, je peux me payer 10 000 sacs de chips, 500 consoles de jeux vidéos et 3 pots de 1 litres de crème glacée « Haggen Daz »!


Suite à cette réplique des plus savoureuses, je mis ce précieux chèque dans ma poche, me promettant ainsi de ne pas l'oublier dans les poches de veston de cet habit que j'avais malheureusement emprunté à un confrère. Je resta toutefois toujours attentif aux paroles de Matthew qui me fit part des nouveaux avantages. Celui-ci me tendit un dossier à laquel était inséré la photo de ma prochaine fausse première dame, à laquelle celle-ci allait m'aider au point de vue image.

-Ah bon... comédienne... et fille du sénateur. J'en ai entendu parlé... mais est-elle ravissante? Vous savez que je suis difficile et que je suis un fin connaisseur sur la femm....OH MON DIEU!!!! JE SUIS D'ACCORD! J'acceptes tout de suite de fonder une famille avec elle.

Que dire de plus? À la vue de ce joli minois qui envahissait cette photo, je ne pouvais qu'accepter. Franchement, Coffins n'était pas un amateur, loin de là. Cette femme à la silhouette totalement féminine et arborant d'une douce chevelure rousse ne pouvait que faire mon bonheur dans cette nouvelle mésaventure au sein de la ville de New York. Il fallait être fou pour revenir en arrière.

C'est alors que, suite à la réalisation de mes nombreux caprices, Coffins ne perdit pas de temps. Appelant aussitôt via intercom une équipe à venir le rejoindre dans son bureau, un groupe de personnes se dépêcha d'entrer, s'installant ainsi autour de moi. Mince! Mais comment faisaient-ils pour être aussi bien préparés? Attendaient-ils dans un placard? Lun d'eux, monsieur Samuelson, vieil homme, se proposa de m,expliquer les enjeux pour lesquels j'allais tenter de me battre lors de cette campagne : la violence dans les commisariats, la situation du crédit, la situation mutante et j'en passes. Ce petit cours, je l'avoue, me donnait quelque peu mal à la tête. Bien que je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour comprendre tout ce qui sortait de la bouche de mon nouveau conseiller, je ne pouvais m'empêcher de perdre certaines extraits, me prenant ainsi la tête à deux mains. Mais bon, cela était nécessaire. Samuelson, compréhensif, me rassura, m'expliquant que plus tard, tout cela, avec un peu de pratique, allait devenir un jeu d'enfant à expliquer. Je ne pouvais qu'espérer mieux.


-Euh....d'accord! Je marches! Allons-y pour cette approche! Ça fait beaucoup Barack Obama mais je marches! Allons montrer à ces citoyens que Shawn Spencer est la réponse à ous leurs problèmes!


Je me leva d'un coup sec, d'un air totalement assuré, le poing en l'air. Mais cet élan de motivation fut interrompue par de nouvelles questions :

-Oh et j'aimerais que certains membres des X-men puissent me suivre dans cette campagne afin que l'on puisse montrer en eux le coté amical des mutants. Tout le monde croient que nous sommes des monstres sanguinaires mais j'aimerais faire une petite campagne de paix humains/mutants. J'ai justement un ami qui s'appelle Wolverine. Ne lui dites pas que c'est moi qui vous a donné l'ordre de le contacter mais je suis sur qu'il pourrait être le candidat idéal pour un shooting photo de lui en train d'embrasser quelques bébés. Ce n'est pas parce qu'il a un exosquelette en adamantium qu'il n'a pas de cœur, n'est-ce pas?

Je lança un petit rire, espérant que tous puissent me suivre dans cette petite rigolade improvisé. Malheureusement, personne n'osa rire. Bande de rabat-joies!


-Oh et j'ai aussi une question avant que nous partions. Vous m,avez dit que le ministre des affaires mutantes était lui-même un mutant. Est-ceque ce serait possible de voir votre pouvoir, monsieur Coben? Je suis curieux!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Matthew Coffin
Humain
avatar

Nombre de messages : 72
Age : 45
Autre(s) identité(s) : Le froid.

Pouvoirs : Aucun.

Age du perso : 38 ans.
Date d'inscription : 08/05/2011

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Jeu 29 Sep 2011 - 19:13

Il n'y avait plus de "Monsieur Coben". Son costume était bien là, mais le corps sur lequel était sensé reposer ces vêtements avait mystérieusement disparu. Cette étrange silhouette fantomatique s'avança alors vers Shawn.

-Les molécules qui composent mon corps peuvent dévier la lumière, me permettant ainsi de devenir invisible, Monsieur Spencer. Je vous ferais bien une démonstration complète...
Des couleurs et des formes indistinctes se brouillèrent un court instant avant de recomposer un visage, mais également un poignet et des doigts. Samuelson réprima une mine de dégoût.
-... mais cela impliquerait de me mettre nu, acheva Coben en souriant. Il est en effet impossible pour moi d'exercer mon don sur un objet que je porte ou sur une tierce personne.

James Coben avait été pendant près de quinze ans l'escroc et le cambrioleur le plus doué qu'il m'ait été donné de rencontrer. Jusqu'au jour où il voulu se ranger. Les voleurs ont toujours le même défaut : faire de leur dernier coup le plus gros de leur carrière, et généralement c'est ce qui les perd. James Coben ne fit pas exception à la règle en arnaquant un mafieux croate répondant au doux nom du ''Hachoir''. Ces gens des pays de l'Est sont bourrés de principes et de valeurs. Coben avait pénétré dans sa propriété de Zadar, évité les gardes, les chiens, fait sauter la plupart des systèmes de sécurité avant de repartir avec un ordinateur bourré d'informations bancaires et un diamant de la taille d'une pomme, retiré directement du coffre fort personnel du Hachoir. Le temps que ce dernier s'aperçoive du larcin, son compte en banque avait été déjà vidé de toute ses liquidités. C'est aussi pour cela que je préfère la légendaire sûreté helvétique concernant mon argent, plutôt que ces comptes en ligne aisément fracturés par le premier hacker venu.

Débordant d'argent à ne plus savoir qu'en faire James Coben avait vite compris que sa retraite bien méritée allait se transformer en fuite perpétuelle. En effet, le Hachoir avait été éduqué comme n'importe quel petit croate, belliqueux, fier et orgueilleux ; il avait donc lâché le plus cruel de ses chiens de guerre sur la piste de Coben, afin que la tête de celui-ci vienne orner la grille de sa propriété, et ce après un démembrement en règle.

Lorsqu'il s'était présenté à moi l'année dernière, James Coben ne ressemblait plus du tout à ce que le monde du crime avait pu connaître. Le teint cireux, les traits tirés, une barbe de légionnaire, l'homme invisible était devenu le dernier des clochards. Le pauvre bougre était assis sur des millions, mais dormait dans une chambre remplie de cafards au fin fond du Bronx. Et Dieu qu'il sentait mauvais ! C'est à genoux qu'il m'avait supplié de mettre fin à son calvaire. Coben était intelligent contrairement à la plupart des policiers de cette ville, un travail d'investigation minutieux et son don rare lui avait permis d'établir un lien entre Yamamoto, terreur de la rue, et moi, petit yuppie parmi d'autres. Il avait donc préféré s'adresser à Dieu plutôt qu'à ses saints. Et cela lui avait été bénéfique.

Les russes de Brighton Beach me mirent en relation avec le Hachoir, ce dernier après une négociation acharnée de trois jours, accepta finalement de revenir sur sa faïda en échange d'une restitution de la somme ainsi que de l'objet dérobé, plus une majoration que mon conseiller financier jugea excessive. A mes yeux ce fut un montant à la hauteur des services que je m'achetais. Ce fut la condition que j'avais posé à notre entente, une fois sa vie sauve il devait courber l'échine devant moi. James Coben aurait pu me quitter depuis longtemps, s'esquiver comme il l'avait toujours fait, à la manière d'une ombre. Mais il avait finalement trouvé un domaine où se recycler : la politique. Preuve en était que si un ancien cambrioleur de haut vol s'y lançait, Shawn Spencer avait toutes les chances d'y briller. Tout comme le X-Men, James avait rapidement constaté que l'argent tiré de cette situation valait bien un état de servitude...

Enfin, Coben n'avait pas son pareil pour mettre son nez où il ne fallait pas, fouiner était un art pour lui. Il était mes yeux et mes oreilles comme Yamamoto pouvait l'être, c'était surtout cette fonction plus que son don que n'appréciait pas Samuelson. Je gardais en effet ce dernier à l'œil.


-En ce qui concerne votre proposition, Shawn c'est : non, tranchais-je d'un ton sec. Wolverine est peut-être un ami cher à votre cœur, mais c'est également le visage le plus guerrier que puisse avoir l'Institut. En vérité je doute même d'un soutien quelconque de la part de l'Institut Xavier concernant votre candidature.
J'ai laissé le silence s'installer, histoire de voir comment Shawn allait réagir.
-J'ai en effet obtenu une entrevue avec Katherine Pryde il y a quelques jours, poursuivis-je d'une voix plus douce. Je lui ai demandé l'appui de l'Institut pour des raisons médiatiques, elle a refusée. D'après elle vous n'êtes pas le meilleur candidat pour représenter la cause mutante. Mademoiselle Pryde aurait préférée que je soutienne son ami Kurt Wagner. J'ai refusé. Malgré mes arguments, elle n'a pas voulu en démordre. Cependant, elle n'a pas crachée sur mon chèque...
J'achevais cette tirade par un sourire. J'étais Loki, dispensant fiel et morgue dans le cœur des hommes. Que racontais-je à Shawn ? Ma version de la vérité, tous les faits relatés étaient vrais, mais tournés de façon à les réécrire.
-Trouvons y avantage. L'Institut Xavier aurait été d'un poids considérable dans notre bataille, mais également une arme à double tranchant. Comme vous l'avez dit : les X Men apparaissent à tord comme des monstres. C'est également pour cela que je vous préfère à Monsieur Wagner. Vous avez un avantage physique indéniable il faut bien l'avouer, mais également mental. L'esprit de Monsieur Wagner est certes brillant, mais à mon avis trop étriqué pour comprendre ce que peut vivre le new-yorkais moyen.
Je me suis penché de quelques centimètres, juste assez pour qu'il ne puisse voir que mon regard et rien d'autre, oublier jusqu'à la présence de Samuelson et de ses comparses.
-Vous êtes notre meilleur choix, Shawn. Je le pense sincèrement.

Et c'était vrai, j'espérais qu'il le pensait aussi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shawn Spencer
Elève X-Men Delta
avatar

Nombre de messages : 335
Age : 30
Autre(s) identité(s) : Psych

Pouvoirs : Contrôle des rêves et charme irrésistible

Age du perso : 28
Date d'inscription : 11/04/2009

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Ven 7 Oct 2011 - 19:07

HJ : Désolé! Petit rp de ma part! ^^"

Coben pouvait se montrer étonnant lorsque c'était la première fois que l'on le voyait à l'oeuvre. En effet, user d'un tel pouvoir qu'était celui d'être invisible sans même posséder le contrôle de la visibilité de ses propres vêtements pouvait sans doute ammener à quelques tendances nudistes... mais bon... qui étais-je pour le juger? Mon pouvoir ne m'avait-il donc pas rendu dépendant affectif après tout? Fort probable!

Bien que cette requête d'embarquer Wolverine était bel et bien une petite plaisanterie, je fus cependant surpris de la tournure de cette situation. Pourquoi donc refuser l'aide des X-men d'une façon si dure? Étant sans voix pendant quelques secondes, je réfléchisais aux nombeux scénarios que pouvait avoir Monsieur Coffins en tête. Mais, malgré toutes tentatives, je n'arrivai qu'à une seule conclusion... aucune aide de la part des mutants alors que nous nous battions pour eux?

Sachant que ce geste restait des plus risqués, je tenta de lever la main afin d'y chercher réponse à certaines de mes questions.


-Mais monsieur Coffins... si nous n,avons aucun soutien de la part des X-men... et que nous nous battons pour eux, comment voulez-vous attirer un nombre de votes suffisants de la part des mutants? Vous auriez un autre plan?


Un tel raisonnement n'était pas de mon habitude. En vrai, je m,assura de vérifier si mon nez n'était pas en train de saigner alors que je venais de lancer ce raisonnement. Toutefois, une telle réflexion était à prévoir. Comment diable allions-nous gagner des élections alors que la cause pour laquelle nous nous battions n,allait pas du tout nous supporter?

-Vous ne pensez pas... oh mince! Vous allez fausser les votes? Faire voter les morts? Ou mieux, vos voulez que j'entre dans l'institut et que je charmes toutes les mutantes pour ainsi ammener un nombre volumineux de votes?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Matthew Coffin
Humain
avatar

Nombre de messages : 72
Age : 45
Autre(s) identité(s) : Le froid.

Pouvoirs : Aucun.

Age du perso : 38 ans.
Date d'inscription : 08/05/2011

MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   Ven 14 Oct 2011 - 19:16

-Monsieur Spencer, je ne suis pas contre le fait que l'on discute mes directives, en vérité c'est même la preuve d'une indépendance d'esprit que j'apprécie... Quand cet esprit est au moins aussi cultivé que le mien et non imbibé de tous les clichés mafieux minables que dispensent les sitcoms de ce pays, achevais-je d'un ton froid et tranchant.

Plus personne ne fait cela dans les pays civilisés, sauf les fous et les imbéciles, dis-je en pensant à la Floride avec un sourire carnassier... Il y a une bonne raison : le jeu démocratique n'est qu'une illusion, Monsieur Spencer. Vous vous présentez à une élection, le fond de votre argumentation reposera sur les attentes de vos électeurs. Même si ces attentes sont irréalisables vous êtes en droit de vous en réclamer, et lorsque votre investiture arrivera vous serez en droit de ne pas respecter vos promesses. Vos adversaires feront tout pour vous discréditer durant votre mandat, vous laisserez à vos conseillers et vos subalternes -c'est à dire moi- le soin de leur répondre dans les dents. Ils feront d'autres promesses, la perspective d'un second mandat arrivant vous en ferez de nouvelles, vous serez réélu et rebelote. Là réside toute la beauté du mandat représentatif, Monsieur Spencer.

Jamais aucune élection ne s'est jouée dans les urnes, pas même en 1776.

Il était dans mon bureau, assis dans mon fauteuil, occupé à boire mon thé glacée. Il y a encore vingt minutes il n'était rien, un mutant parmi d'autres, encore moins accepté par le monde que par les X-Men qui le considéraient à juste titre comme un parfait incapable. Shawn Spencer avait autant le droit d'ouvrir la bouche que moi de me réclamer de la famille Medicis. L'envie, brutale et fulgurante, de lui enfoncer son verre dans la bouche avant de la refermer à grand coups de poing passa un bref instant dans mon esprit. Mais j'avais mieux à faire...

-Monsieur Spencer, en tout les X-Men représentent quoi ? Une trentaine, peut-être une quarantaine d'individus ? La moitié de la ville les prennent pour des bouffons endimanchés, l'autre moitié pour des terroristes en puissance. Mais savez-vous ce que pense le véritable mutant moyen new-yorkais ? Attention, je ne parle pas du junkie lambda de Mutant Town ni de l'élitiste Warren Worthington, des individus qui sont hors de cette société pour des raisons évidentes. Je vous parle de vos électeurs : les petites gens ; les chauffeurs de taxi, les vendeurs de hot dog, les agents de change de Wall Street ou encore la contractuelle occupée en ce moment à poser une contredanse sur mon pare-brise... Et bien tous ces gens ont horreur des X-Men.

Ils ne demandaient qu'une seule chose : l'assurance d'une petite vie tranquille, sans ennuis ni honneurs. Et voilà qu'à quinze ans des piques poussent sur leur visage, ils absorbent la vie de ceux qu'ils serrent dans leurs bras ou ils deviennent invisible aux personnes qu'ils aiment. Au yeux de leur famille, ils sont passés de l'autre côté, dans le camp adverse de l'évolution. Là dessus arrivent X-Men et Confréristes, des blasters et des idées pleins les poches. Alors, que font les petites gens ? Ils baissent les yeux, parce qu'ils ne portent pas de masques eux; ils changent de nom, parce qu'ils craignent la mort eux ; ils renient leur nature et marque fièrement le calendrier d'une croix rouge, commémorant le nombre de jours passés sans user de leurs dons, tout simplement parce qu'ils ne veulent faire peur à personne.

Mon ton était presque désolé, emprunt d'une tristesse contenue que seul le brasier qui s'était allumé au fond de mes yeux trahissait. J'ai désigné la baie vitrée d'un large geste.

-Levez-vous et regardez-les, Monsieur Spencer. Dans cette ville ils sont des millions, ces héros du quotidien. Et c'est pour eux que vous allez faire campagne, pas pour les X-Men. Parce que vous comprenez leur crainte les mutants vont voter pour vous, et parce que vous n'êtes pas si différent d'eux, les humains vont voter pour vous.

Trois coups secs ébranlèrent la double porte du bureau, immédiatement suivis par son ouverture. Yamamoto était le seul homme de qui je pouvais accepter un tel manque de respect.

-< Al' s'est fait arrêter à El Paso. Ils ont trouvés un ''paquet'' dans son coffre. >
-< Fais préparer la voiture : on retourne à l'Astoria, répondis-je du tac au tac. Dis à Goodman de se mettre sur le coup. >
Tandis que Yamamoto resortit de la pièce à toute vitesse je me suis levé, Samuelson et sa clique m'imitèrent respectueusement.
-Vous me voyez navré de vous abandonner ainsi, Monsieur Spencer. Mais une affaire des plus urgente réclame toute mon attention. Nous nous reverrons très bientôt, pour l'heure je vous laisse aux bons soins de Monsieur Samuelson.
Sans distribuer ni regard ni poignée de main, je suis sortis à mon tour. Avant de refermer la porte j'ai tout de même laissé quelques mots méritant d'être médités.
-Vous gagnerez, Shawn. New York est une chatte dans laquelle j'ai fourré les doigts, et je sais comment la faire venir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Votez changement! Votez Shawn Spencer (PV Matthew Coffin)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
X-men, le jeu de Rôle :: New-York et Autres Lieux :: New York :: Les Buildings-
Sauter vers: