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 » Bad Day. Bad Joke « [Caitlyn]

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Emerson H. Grit
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MessageSujet: » Bad Day. Bad Joke « [Caitlyn]   Mar 5 Juil 2011 - 13:46

    Tu seras parfaite, comme d'habitude…

    Voilà ce qu’il avait l’habitude de me dire avant de partir, avant que je ne rentre sur scène, ou encore que j’aille parler pour un potentiel contrat. C’était une petite phrase qui signifiait tant pour moi, qui me rendait fière, me mettait au mieux de ma forme pour toute une journée, pour toute une vie… Toujours avec une voix douce, aux tonalités suaves et chaudes des îles américaines, qui faisait battre mon corps et pétiller mon cœur. Elle me rendait docile, elle me donnait la rage de vaincre, de surmonter n’importe quels obstacles.
    C’était sa voix et sa présence qui me permettaient de subsisté et d’en redemander encore, de me plonger un peu plus dans ma passion sans pour autant y perdre pied. Aujourd’hui, il ne me restait que le souvenir, vague et volatile, de sa silhouette, et quelques échos étouffés de son ténor parfait. Cela faisait plus d’un an que j’avais totalement perdu pied, noyée, perdue, effondrée dans ce qu’il me restait : un appartement qu’il me payait, les quelques lettres qu’il m’adressait sans que je ne puisse lui répondre...
    Lettres qui se faisaient de plus en plus rares, pour des raisons évidentes… Mais je sentais en moi un vide vertigineux, comblé maladroitement avec un espoir, dernier qui me restait après tout ce temps et tous ces évènements : la Musique. C’était peut-être ce pourquoi j’étais encore utile, encore présente, l’outil qui m’animait et qui me rendait « spéciale ». C’était ce même outil qui me menait aujourd’hui à un rendez-vous des plus importants pour moi, pour ma carrière de musicienne, et qui pouvait me faire décrocher ce que j’attendais depuis des lustres…

    Une revanche sur la vie.


    « Tu seras parfaite, comme d’habitude… Répétai-je à moi-même avec une voix qui se voulait optimiste. »

    Je laissais échapper un long soupire devant ma glace. Mes cheveux blonds gouttaient sur mes épaules : j’étais entourée d’une serviette et sortais à peine de la douche, parlant à mon reflet dans le miroir et tentant de me convaincre comme il arrivait si bien à le faire. Ce n’était pas gagné, il fallait le dire. Il était huit heures ce matin-là, et je devais retrouver un homme important dans le monde de la musique vers dix heures trente… Une demi-heure plus tard, j’étais sortie de chez moi, vêtue d’une tenue plus sobre qu’à mon habitude, les cheveux attachés en un chignon simple, à peine maquillée, encore moins motivée.
    Je me sentais paumée et à part ça, n’étais ni stressée, ni angoissée, à croire que cela ne me faisait strictement rien. Je m’inquiétai par ailleurs de ne pas être une pile électrique, à sautiller ou à me ronger les ongles jusqu’au sang. Mais non, rien, nothing, niet, nada. Comme si cela n’avait pas d’importance, ou comme si c’était perdu d’avance. Ce matin n’était pas un bon matin pour un rendez-vous quelconque, car je n’avais pas eu mon message, ce fameux message qui aurait dû me changer la journée…
    Je sortis du métro New Yorkais, toujours bondé pour l’heure, et avançai vers un immense building. D’une centaine d’étage, plutôt vieux et usés, ayant les formes d’une époque passée. Je passai ses portes tournantes, prenant pas jusqu’à l’accueil ou une jeune femme se tenait fièrement en observant tous les gens qui passaient, en saluant certain, en snobant d’autres. Elle me toisa et demanda à la suite d’une voix de perchée qui avait un don pour me taper sur le système ce que je désirai :

    « J’ai un rendez-vous avec Monsieur… Joshua Mc Lahan, répondis-je en la regardant dans les yeux.
    - 43ème étage. Dois-je le prévenir de votre arrivée ?
    - Non ! Lâchai-je précipitamment. Non, ce n’est pas la peine…
    - Très bien. »

    J’avais de l’avance, malgré l’heure passé dans le métro, et je ne devais pas faire celle qui n’attendait qu’après ce rendez-vous. J’allai jusqu’aux portes de l’ascenseur, appuyant sur le bouton. La décoration autour était très belle, les meubles en massifs en imposaient, le carrelage brillait à un point que j’aurais pu me voir dedans. Malgré l’âge de l’immeuble, il était parfaitement bien entretenu. L’ascenseur arriva rapidement et s’ouvrit sur une cabine vide de deux mètres sur deux mètres. Je fis un pas à l’intérieur et remarquai qu’une jeune femme, faisant à peu près ma taille et avec une irrésistible chevelure rousse m’accompagna. Pressant le bouton du 43ème étage, je me tournai vers elle et lui dis :

    « Quel étage ? »

    L’écoutant attentivement, j’appuyai sur l’étage qui lui convenait et presque immédiatement, l’appareil se mit en route. Nous étions deux, dans deux mètres carrés, à attendre patiemment la fin du voyage… 24ème étage, 25ème étage, 26ème… En fait, non ! A peine avais-je pensé cela que l’ascenseur eu un vrombissement suspect, puis quelques cliquetis qui ne me mirent pas du tout en confiance… Il n’en fallut pas plus pour que l’ascenseur s’arrête subitement et que, bien malgré nous, la lumière s’éteigne en même temps que tout mouvement dans la cabine.

    « C’est une blague… »

    Une lumière, type veilleuse, revint alors quelques seconds après ma déclaration, nous laissant au moins de quoi voir dans quel pétrin nous nous trouvions…

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: » Bad Day. Bad Joke « [Caitlyn]   Mar 5 Juil 2011 - 22:32

Elle approchait de la Montagne du Destin et le sort de Sinistre, le Regard-jaune-pipi qui voit tout allait être enfin scellé ! Dimagorn aidé de l’Elfe Diabolas et du nain Joyly était en train d’avoiner sévère les troupes du Grand Sinistre à même le sol de la Cité Ecarlate ! C’était la fête du slip, les têtes volaient si bas que ca en annonçait l’orage. Faut dire que les troupes en face avaient autant de classe qu’un bus de joueurs de l’Equipe de France en grève ou qu’un Depardieu certain de finir sobre à une soirée mondaine. C’est alors qu’elle s’apprêtait a jeter dans la fournaise l’anneau unique, genre de grosse bague de tafiole que même le dernier rappeur repenti aurait eu peur de porter autour du cou avec une si délicate grosse chaine qui fait bling bling et beurk beurk dans les chaumières, que sortant de l’ombre, le vil Gollumex de triste mémoire lui sauta sur le dos en couinant « mon précieuuuuuux ». C’était l’horreur ! Un moment si dramatique qu’il arracherait le sourire de niais de Pernaud au 13 h et pourrait persuader un vampire de Twillight qu’il déclenche plus l’excitation des filles pré pubères qu’il ne fait réellement peur aux gens ( on ne comptera pas ceux qui persiste à dire que Saw fait peur, l’euthanasie seule peut les aider). Donc voilà le Gollumex en train de faire adada sur le castor tel une Tata se précipitant sur un comics en soldes. Cait venait de lui administrer un ample coup de coude dans ses cotes de maigrelet tecthtonicien lorsqu’ils basculèrent tous deux dans le vide. Cait ne put s’empêcher de crier lorsqu’elle vit la lave bouillonnante, promesse certaine de finir en kebab pour les trolls, se rapprocher aussi surement que la colique au bout de 4 kg de pruneaux.

Un magistral gadin depuis le lit.

Suivit d’une bousculade de table de chevet et d’une lampe prise sur la tronche. La Tête de la petite rousse réapparut cheveux en bataille, regard éberlué un peu fou dans son super pij « gros nounours pour un méga dodo » tout débraillé. Instinctivement elle porta la main sur son ventre rond. Et brusquement, à quatre pates comme Médor cherche sa baballe, elle far fouina dans les débris de son crash post revique à la recherche de sa montre (vu qu’elle avait tout niqué le beau réveil électronique que Dim avait acheté 100 dollars « il faut faire des économies, on est en fuite » C’est pour ca qu’il ne prenait plus qu’un demi sucre dans ses tisanes à la noix d’ailleurs.)

« Burnes de Moines !!!! Il est déjà 8 heures ! J’lui avais dit qu’son film de merde durait trop longtemps, rhhhhha… »

Dim avait cru bon la veille, de comater devant l’intégralité des versions longues de la trilogie du Seigneurs des Anneaux accompagnée d’une Cait récalcitrante s’emportant à chaque incohérence : « le nain est trop petit, pourquoi ils ne balancent pas une bombe H sur la tronche à Sauron ? Sauron c’est un nom de poisson…ca aurait du être un gros triton…Quand est ce qu’il apparait Tolkien ? Comment ça il est pas dans l’film ? Ca vaut pas Star Wars…. » .

Le jeune russe taciturne et musculeux n’était d’ailleurs point au domicile, il devait avoir mis en branle la première phase du plan qu’ils avaient ourdi avec Mister Hippy pour « faire manger sa race au gros Schtroumpf bleu ». Cait connaissait la suite des opérations qui consistait à opérer dans l’Institut histoire d’essayer des belles combinaisons crampesques (cf Pulp Fiction) et se prendre pour des super heros à la solde du grand Hot Wheells Premier, dit « Chauve qui Peut. » .
Il fallait d’abord assurer les arrières et cela n’allait pas sans une solide organisation. Cela commençait par une petite visite chez « Magnum l’Imberbe » une sorte de technocrate bien installé dans l’establishment et qui fournissait en freelance des faux passeports pour l’étranger, notamment l’Irlande. Cette destination finale devait leur permettre d’enfin atteindre la paix une fois le « problème Sinistre » définitivement liquidé. Magnum l’Imberbe, nommé ainsi car il portait toujours des épouvantables chemises hawaïennes et un brushing genre Tom Seleck dans la série éponyme mais sans la connerie de moustache à la Freddy Mercury. Elle devait donc passer chercher sa commande sans utiliser ses filières de jadis, évidemment pour éviter des rencontres « gênantes ».

Elle aurait aimé un café peu discret peuplé d’une foule d’anonymes bigarrée et bruyante histoire de noyer leur rencontre sous la cape des lieux communs, dont le souvenir du quidam n’imprime jamais la mémoire. Vous savez, ce genre de starbuck café ou les serveurs vous jette à peine un regard entre deux crasses à un collègue et un curage de nez prés de la caisse. Manque de bol, Magnum L’Imberbe, John Tumavier de son vrai nom, croulait sous le travail et enjoignait Cait de passer récupérer sa commande sous couvert des vas et viens dans le grand cabinet d’avocats où il s’échinait à essayer de prouver au monde qu’il était vivant et utile.

Le rendez-vous fut pris pour 9h30 ce jour là et Cait (en retard, vous l’aviez donc compris) s’y précipita en tentant à la fois de s’habiller, de racler son 4eme pot de nutella, de vider 1 litre de jus d’orange (c’est important pour la suite) et boire 2 ou 3 cafés au gout de dentifrice.

Lorsqu’elle arriva à l’accueil, elle perdit un temps fou à chercher la plaque indiquant l’étage où résidait le bon Magnum, au bord de la crise de nerf, elle finit par interpeller avec classe et distinction une hôtesse à coup de « Mais merde, faut un GPS pour s’y retrouver ici ? Je cherche Magnum….pourquoi vous m’regardez comme ca ? Ah ouais…je vois heu…je chercheuuuh John Tu-Ma-Vier…TU comme tu m’emmerdes…oui…Ma…comme ma Main dans ta…ah ? 20 eme etage ? Ben voilà…merci.. »
Et oui, les gens sont si serviables lorsqu’on sait utilisé les bons mots…

Elle remarqua le regard oblique que porta l’un des portiers vers son léger décolleté alors qu’elle se dirigeait vers l’ascenseur ce qui la surprit grandement. Elle s’était faite à l’idée que loin de ressembler à l’Everest, sa féminité avait plus la tronche au Massif Central pour le plus flatteur, au Massif Armoricain pour les plus durs. Elle chercha alors sur son chemisier au cas où une cuillère de Nutella aurait loupé sa cible pour maculer le vêtement mais non, rien de notable.

Elle ne fit pas attention à cette femme lui demandant son étage alors que perdu dans ses pensés et lui ayant discrètement répondu, son regard accrocha sa silhouette dans la glace de l’ascenseur. Han ! La grossesse avait du bon, là sous son chemisier un volume nouveau pointait ! Enfin ! Et Dim qui ne lui avait rien dit….bon…évidemment, elle le voyait mal lui lâcher ça entre deux pub pour du Juvamine : « Au fait , Cait, tes seins sont plus gros… ». Mais quand même !!! C’était une sacrée victoire pour elle. Elle en était là à se sourire bêtement dans la glace comme la dernière des débiles lorsque deux événements vinrent troubler la suite des opérations.

D’abord une légère envie de pipi qu’elle délégua à la sortie de l’ascenseur.
Et ensuite, moins introspectif, une brusque coupure de courant qui lui fit lever les yeux vers le plafonnier.

« Heuu ? Et bin ? »

Lorsque la lumière de secours s’activa, elle regarda la jeune fille avec qui elle partageait sa mésaventure d’un air interloqué et cru bon d’ajouter un ;

« Hé, c’est pas moi !!! »

Avant de se rendre compte que, et d’une : il ne s’agissait pas de se défendre d’avoir commis une flatulence traitresse indisposant les passagers cohabitant dans cet espace si restreint, et de deux : cette quidam ignorait tout de l’interaction malheureuse que pouvait avoir le pouvoir de la Petite Rousse avec les appareils électriques. Cait se racla donc la gorge en baissant d’un ton.

« Bon…ben y’a l’télèphone de secours… »


Elle désignait un boitier fermé dans un recoin de l’ascenseur pour contenant l’appareil pour avertir la maintenance.
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MessageSujet: Re: » Bad Day. Bad Joke « [Caitlyn]   Mer 6 Juil 2011 - 11:53

    Half Mast

    Ce n’est qu’un peu avant la fin de notre trajet que je remarquai que la jeune femme à mes côtés était enceinte jusqu’aux yeux, et qu’un petit être était sous son nombril. C’était bien ma veine, ça. Me remontait en mémoire tous les souvenirs que je pouvais avoir de durant ma grossesse avortée, ces piques de colère que je pouvais avoir, ces crises de larmes suivis de crises de rires, ces sautes d’humeurs constantes qui faisaient notre quotidien, autant dire : une plaie pour un couple qui se voulait serein. Je n’avais que dix-sept ans à l’époque, mais je me comportai déjà comme une bonne grosse femme enceinte harcelée par ses hormones. Maintenant, j’étais harcelée par des souvenirs qui n’avaient pas l’intention de me lâcher…
    Histoire, en plus, de rajouter à ma fatigue et ma mauvaise humeur une vague de culpabilité dont je souhaitais me séparer depuis plus de cinq ans. La moindre image me la renvoyait en pleine poire et me coulait, m’asphyxiait toujours plus à chaque fois. Comme si je n’étais pas assez humiliée et coupable, il fallait en plus que mon conscient, mon subconscient et mon inconscient me le rappelle sans arrêt, à la moindre occasion se présentant. Pour moi, ce trajet en ascenseur allait s’avérer le plus long de toute ma courte vie. Déjà, j’imaginai le pire. J’imaginai toujours le pire, qu’importaient les situations.
    Non pas que j’étais fataliste à ce point et que je pensais que la mort m’attendait à tous les coins de rues, mais que quand j’étais réveillée du mauvais pied et donc, très mal lunée, j’avais tendance à penser au pire. Pour l’instant, le pire était pour moi que la cabine lâche et que nous nous écroulions de vingt-cinq étages sans demander notre reste. Une perspective qui faisait déchanter, surtout lorsqu’on se repassait ces images dans nos têtes… J’entendais les frottements du métal, les câbles sur-tendus, tout ça, qui me firent très vite revenir à la réalité : l’ascenseur était à l’arrêt, entre deux étages, certes, mais nous n’allions pas mourir ici.

    Enfin, la rouquine attira mon attention sur le fait que ce n’était pas de sa faute si nous en étions arrivés là, comme si cette donnée avait échappé à mon jugement et que j’allais immédiatement l’accusé de ce que nous subissions et la rouer de coups. Je la regardai avec des yeux surpris, cherchant à garder ma contenance, et répondis en étant le plus aimable possible :

    « Je m’en doute, à moins que vous vouliez à tout prix rester coincé ici avec moi… »

    Ce qui n’était pas mon cas. Non pas que sa présence me débectait, mais l’idée d’être prisonnière d’un monstre de câbles et de fer ne m’enchantait pas vraiment. J’avais d’autres chats à fouetter, et la perspective de rester enfermer une heure ou plus ne me disait rien. Déjà parce que nous étions en hauteur et que j’avais le vertige, et qu’imaginait le vide qu’il y avait sous nos pieds si un problème survenait, ça me serrait le cœur si fort que j’en pâlissais. Pour peu que ma camarade de galère soit claustrophobe en plus d’être enceinte, et c’était le pompon sur le gâteau. Ah tiens d’ailleurs, c’était une bonne chose à lui demander avant d’entamer tout autre chose…

    « Vous n’avez pas de phobie particulière ? Genre, Claustrophobie ? »

    Parce que si en effet, c’était le cas, je me voyais mal gérer une crise d’hystérie en plus de mes propres idées noires à moi. Je n’étais pas qualifiée pour ça et je n’avais pas cette patience-là. Parce que s’il s’avérait que ma voisine était phobique, et qu’elle faisait une crise, alors je serais prise au dépourvu et ferais à mon tour une crise de « ma-vie-est-nulle-et-je-veux-mourir ». Nous nous retrouverions donc dans une situation complexe et sans intérêt, qui résulterait uniquement sur notre mort : l’une par crise cardiaque, l’autre par pendaison. Elle attira mon attention sur la présence du combiné à mes côtés, présent pour appeler à l’aide s’il y avait un problème. J’acquiesçai, me détendant à cette idée en pensant que nous pourrions très vite être sortis d’ici.

    « Exact, lâchai-je en attrapant le combiné. »

    J’appuyai sur un énorme bouton « SOS », que nous devions utiliser pour appeler au secours dans notre cas. Je plaçai le combiné sur mon oreille, attendant patiemment que l’on réponde à notre appel. Il y eut comme de l’air et un souffle, suivit d’un grésillement encore plus désagréable que notre situation, m’obligeant à éloigner l’appareil de mon oreille. Je me mis à parler haut et distinctement pour être sûre que l’on m’entende :

    « Allo ? Allo ?
    - grhchchrh –ui grchgrcgchiuu All- ? »

    J’hallucinai, le combiné n’était pas tout neuf, il laissait même à désirer, et émettait toujours les mêmes grésillements désagréables à mes oreilles. Je reconnus tout de même la voix de crécelle de l’autre à son comptoir au rez-de-chaussée, ce qui eut encore plus le don de me taper sur le système. Déjà que je n’étais pas dans mon assiette, pas non plus levée du bon pied, voilà que je devais me coltiner cette voix qui aurait fait iriser les poils à tout bon musicien. C’était un complot, contre moi ou contre l’autre passagère de la cabine, pour que nous restions coincés ici, obligé ! Je n’étais pas encore sûre d’avoir la patience de m’époumoner au combiné, pour parler avec cette blondasse cruchonne…

    « Nous sommes coincés dans l’ascenseur, serait-ce possible d’appeler les pompiers ou de nous sortir de là ?
    - Grchchehciuii. Tut tut tut. »

    Ah ouais, OK. Là, j’étais énervée. Il ne m’en fallut pas plus pour taper le combiné contre la porte close de l’ascenseur, à plusieurs reprises, causant un petit enfoncement dans le métal de la cabine (preuve de mon agacement). Je raccrochai violemment, prenant à la suite une grande bouffée d’air pour retrouver mon calme. Je ne devais pas m’emporter si facilement. Je devais réfléchir, et faire preuve de patience :

    « Vous avez un téléphone portable ? Le mien ne fonctionne qu’une fois si dix… Nous réessayerons plus tard avec le téléphone de service… »

    Je sortis de ma poche mon cellulaire, plutôt ancien (de ceux qui ont toujours le jeu « snake » dessus), qui avait pris tellement de coups et de chutes qu’on se demandait s’il n’allait pas rendre l’âme bientôt.

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Caitlyn Elioth
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MessageSujet: Re: » Bad Day. Bad Joke « [Caitlyn]   Jeu 7 Juil 2011 - 21:19

« Vous n’avez pas de phobie particulière ? Genre, Claustrophobie ? »

Ah ca , c’est sûr qu’après avoir passé 5 jours sous terre dans le noir complet à finir par bouffer du Mac Kobayashi « sauce dégueu », on peut s’estimer avoir fait son Vietnam du « Survival » et renvoyer tous les candidats de Kholantha au concours mondial de celui qui pisse le plus loin contre le vent.

- J’aime pas les araignées, elles sont fourbes : velues comme des gros nounours mais beaucoup trop d’pates pour être honnêtes. J’ai aussi la phobie des cons, mais j’travaille dessus. Mais il’m’faut plus qu’un ascenseur en rade pour qu’je me mette à couiner »

Elle essaya par la suite de deviser avec un interlocuteur fantomatique à l’aide de l’appareil de secours ce qui, à l’évidence, se solda par un échec aussi retentissant que l’adaptation de Smell like teen Spirit par les Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Voilà ce qu’il se passe quand on sent qu’on va passer une journée de merde, inévitablement : ça arrive aussi surement qu’un pied gauche dans une merde de chien sur un trottoir parisien lorsque le pied droit évite miraculeusement la flaque d’eau.

Caitlyn se contenta de lever les yeux au plafond avec un soupir lourd de signification car à l’évidence, la perspective de s’empiffrer de gaufres en rentrant tout en matant Robot Chicken sur grand écran s’éloignait. Tout comme d’ailleurs, la sensation apaisante de fesses posées délicatement sur une lunette de wc fraiche afin de satisfaire une envie présente. Dame Nature, c’te conne, n’a jamais pensé au pannes d’ascenseur, y’a pas de gratte ciel, chez les écolo utopistes. Ses pupilles doublèrent de circonférence lorsqu’elle vit l’inconnue exhiber l’ancêtre préhistorique du téléphone portable : un Buyguelotelus Pasderéseautus de crétacé supérieur !

- Sans Deccccc ! Vous voulez capter quoi avec c’truc ? C’est sentimental ? Le téléphone talky Walky de 1980 offert par papa pour un bon bulletin ? C’est un Fisher Prise c’est ça ?


En ricanant gentiment elle chercha dans son sac et sortit un i-phone flambant neuf avant de commenter.

- Je vous demanderai pas votre adresse minitel, hein ! flippez pas…huhuhu.


Son expression changea en regardant le cadrant inerte et c’est alors qu’elle se souvint d’un léger incident arrivé dans le métro. Un tourniquet de portillon dans la hanche. Certes pour n’importe qui, c’est aussi insignifiant qu’une pub d’aide aux lépreux sur France trois à l’heure du repas, mais dans le cas de Miss Elioth, c’était surtout la genèse d’une décharge accidentelle qui avait suffit à vider la batterie de l’appareil. Elle leva un regard ennuyé vers la fan du old School avant de chuchoter.

- Je suppose que vous n’avez pas de piles de rechange pour l’Ficher Prise ?
- Bon….j’crois qu’on est là pour un moment, fais chier : j’aurai du prendre ma gratte ca m’aurait fait passer l’temps. C’est vot’ patron qui va être tout stressé des fesses de pas avoir son café d’préparé, hein ?


C’était sarcastique mais jamais il n’a été dit que Miss Elioth était une personne sympathique au premier abord. Cette personne, là, dans cette cage de métal ne signifiait pour l’heure rien d’autre qu’un accessoire dans l’usine à merde qui venait de lui pondre un nouveau cadeau empoisonné.
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MessageSujet: Re: » Bad Day. Bad Joke « [Caitlyn]   Mer 13 Juil 2011 - 10:41

    En fait, j’allai vraiment passé une sale journée. Non pas parce que j’étais coincée dans un ascenseur (ça, ça pouvait être vraiment dérangeant mais pas de quoi piquer une colère pour si peu), mais parce que j’étais en compagnie d’une jeune femme qui n’avait pas la langue dans sa poche et à qui le mot civisme ne devait pas dire grand-chose. Autant signaler que je découvrais derrière ce minois angélique et ce ventre rond une teigneuse de la pire espèce. C’était d’ailleurs assez surprenant, parce que j’avais d’abord remarqué qu’elle avait beaucoup d’humour et que d’une certaine manière, elle détendait l’atmosphère. Mais ensuite, les choses allèrent tout à fait dans un autre sens, beaucoup moins agréable.
    C’est d’ailleurs en constatant mon cellulaire que les premières répliques fusèrent, et sûrement n’aurais-je pas répliqué si elle n’avait pas été aussi railleuse. Mon téléphone « Old School Fisher Prise offert par papa » fut le premier pic lancé parmi tant d’autre. Elle était persécutée par ses œstrogènes ou elle pensait vraiment que c’était de situation ? Le plus comique fut quand elle sortit son propre téléphone et remarqua qu’elle n’avait plus de batterie. J’affichai un sourire triomphant, voilà un juste retour des choses : rira bien qui rira le dernier, comme dit le dicton. Bon bien sûr, cela n’aidait pas la situation, car notre dernier espoir venait d’être engloutit, et même si mon propre téléphone pouvait appeler, il n’était pas des plus commodes.
    Il ne nous restait plus qu’à espérer que la secrétaire au rez-de-chaussée ait compris mon message de tantôt, ce en quoi je doutais sérieusement, au vu de son apparent QI d’huitre. Je relevai en tout cas le dernier sarcasme de ma compagne de mésaventure, en un dernier pic, me faisant passer pour une vulgaire assistante ou secrétaire d’un patron frustré de ne pas avoir son café. Il ne m’en fallut pas plus pour me tourner vers elle avec un sourire qui en disait long sur ma façon de penser. Elle était qui ? Elle se prenait pour qui, surtout ? Je n’avais pas le souvenir d’avoir élevé les cochons avec elle, encore moins de m’être permis quoique ce soit de déplacé. Avais-je vraiment l’air du second de qui que ce soit ?

    « Mais c’est qu’elle est vraiment drôle, en plus ! Lâchai-je avec ironie en regardant mon interlocutrice. »

    J’imitai un rire grossier et débile, digne des blondes stupides dans les films avant de reprendre avec une mine transcendant la précédente :

    « C’est la perspective d’être coincée avec moi qui vous rend aussi agréable ? »

    Je n’étais pas de très bonne humeur, et ça se comprenait instinctivement. Et même si je n’avais pas l’intention de m’en prendre à elle lâchement, je ne pouvais m’empêcher de remettre les choses à leur place. Je n’étais pas des plus sympathiques, je devais l’admettre, mais étant particulièrement mal réveillé ce matin-là, et encore plus agacée de me retrouver coincée ici avec une illustre inconnue qui n’était pas dans un meilleur état que le mien, les choses semblaient aller de mal en pire.

    « Maintenant que j’ai découvert qu’en plus d’être mal luné et harceler par vos hormones, vous avez un humour à se taper le cul par terre, j’ai la sensation qu’on va passer une heure vraiment géniale ensemble ! »

    Ironie Inside, Too. Rien d’anormal, en soi. Je repris un air sérieux, me tournant vers les portes de l’ascenseur. J’aurais pu les ouvrir, oui, mais pour cela, j’aurais dû révéler ma condition de mutante, ce qui n’était pas des plus raisonnables. Levant les yeux vers le plafond, je remarquai une trappe qui pouvait se soulever. Si la jeune femme à mes côtés se sentait aventurière sur les bords, sûrement pourrions-nous tenter quelque chose.

    « Au moins, vous pouvez à présent être sûre que je vais faire tout mon possible pour sortir de cet ascenseur, histoire d’amener son café à mon patron pour qu’il soit pas trop stressé, n’est-ce pas ? »

    J’étais vraiment rancunière quand je m’y mettais, mais rien d’extraordinaire non plus. Il me semblait que c’était un juste retour des choses.
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MessageSujet: Re: » Bad Day. Bad Joke « [Caitlyn]   Mar 19 Juil 2011 - 9:40

C'était sans doutes la perspective de louper ses séries favorites qui harcelaient notre pauvre petite rousse comme un homme politique harcèle les marchés afin d’ensemencer les graines qui lui donneront son blé si convoité. Comment savoir si les jumeaux bogdanof à brushing intersidéral Greko et Jarko allaient être découvert à ramper dans les sous terrains du QI lamentable du loft des secret storyseur sinon ? Et puis sur Canal 7, il y'avait l'interview du mec qui avait vu un mec qui avait parlé à Kurt Cobain chez le boulanger après sa mort.
Non mais sérieusement, et la culture bordel ?
Et je ne parle même pas des 8 millions de jeuàlakon facebook qui vous foutent des cloques aux doigts à force de cliquer sur le mulot...bordel...personne y pense à ce pauvre Votexy virtuel qu'on a pas nourrit à coup de carottes rose fluo ou de ces rangés de patates fanées dans farmville ! Tout ça c'était bien pire qu'une centrale japonaise en fusion dans l'esprit de Cait.
Et puis, elle avait envie de pipi, ce qui n'aidait pas, convenons en !


La fille en face avait bouffé un clown avarié. Cait hésita un instant à lui rentrer son ficher price dans le fion en l'insultant copieusement au passage ou à repeindre en rouge sang l’ascenseur avec sa tignasse beurk après l'avoir scalpé au préalable.
Puis dans un soupire d'humanité, elle soupira lourdement.


Cool, a nous deux on va ruiner Zavatta alors !
Dis donc Pignolo, j'ai pas l'habitude de passé des mâtinés à me taper des barres avec un clone d'Ally Mcbeal ou d'Uggly betty, c'est au dessus de ce qui est potentiellement envisageable pour moi et aussi insupportable que la vue d'un mec nu qui fout un string à l'envers !


Elle roula les yeux puis devint plus sérieuse tout en lorgnant sur la trappe située sur le plafond de l'ascenseur avant de lâcher d'un ton distrait.

Recule, Miss monde, j'voudrais pas qu'tu te pètes un ongle, tu pourrais plus aider Dechavanne à tourner sa connerie de roue après...

D'un bon elle frappa la trappe la faisant s'ouvrir tout en posant une main protectrice sur son ventre en retombant. Puis sans attendre s'agrippa par un autre saut le long de l'ouverture afin de se hisser.

T’inquiètes, ce genre de connerie, c'est mon quotidien, j'suis une profe....AIE ! MERRRRRRRRRRRRRDEEEEE !"

Elle n'eut pas le temps de finir que le couvercle de la trappe, mis en équilibre à l’extérieur lui retomba par inadvertance sur la tête alors qu'elle regardait son interlocutrice en contrebas. Surprise, elle lâcha prise et dégringola comme Gypsy l’araignée dans la gouttière lorsque la pluie fut venu.
Elle retomba sur les fesses, les yeux grands ouverts de surprise mais sans manifester le moindre cris de douleur. Elle cligna des yeux comme stone puis tendis le bras vers la jeune femme en haussant le ton avec inquiétude.


Hum...OH Merrrrrde ! Éloigne toi contre la paroi, surtout tu bouges pas , c'est..rahhhh ..chié !!!

Elle se releva alors que les arcs électriques courraient déjà sur ses bras annonciateur de la décharge à venir. Elle les brandit nerveusement vers la trappe et déchargea une salve d'éclairs remplissant la cage tout entière d'une forte odeur d'ozone et projetant une myriade de reflets bleutés dans la pénombre.

Lorsque le spectacle pyrotechnique du "puits de l'a folle" fut terminé, elle se laissa glicé le dos contre le mur jusqu'au sol sans oser regarder son interlocutrice et lâcha d'une voix un peu ennuyée.

Désolé...pour ça.

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MessageSujet: Re: » Bad Day. Bad Joke « [Caitlyn]   Mar 19 Juil 2011 - 23:15

    Décidément, elle avait du répondant, et du caractère. Tant qu’à faire, les choses étaient beaucoup plus intéressante si l’autre avait aussi des cartes en main, et puisqu’il était si aisé d’attaquer les gens aussi sur leur physique, tant qu’à faire. Me réduisant à la vulgaire bimbo des séries télés et des émissions de jeu d’argent, j’eus un sourire mi amusé mi agacé, visant mon interlocutrice. Je devais admettre qu’elle avait au moins de bonnes blagues, si qui en ajoutait à son charme naturel.
    Je préférai largement ne rien répondre à ses provocations, même si elle me tapait largement sur le système. Si elle pensait que ça m’amusait d’être coincé avec elle dans un ascenseur de deux mètres sur deux mètres, elle se fourrait le doigt dans l’œil et jusqu’au coude. Je la trouvais étrangement de plus en plus désagréable, à se demander comment, avec ce caractère de cochon, on avait pu souhaiter l’engrosser. Mes pensées allèrent très loin, mais je me stoppai net, cherchant à tout prix à lui trouver des qualités non négligeables.
    C’était une technique que j’avais trouvé pour me relaxer et oublier ma colère, quand je ne supportais pas quelqu’un par exemple. Je faisais tout pour lui trouver des qualités, des compliments que je pouvais lui dire. Là, je pouvais admettre qu’elle avait de magnifique cheveux roux, ainsi qu’un très joli minois, ainsi qu’un humour décapant qui en aurait fait rire plus d’un. Pensant très fort à ces qualités, je me calmai légèrement, regardant toujours la jeune femme se prendre pour James Bond Girl.

    « Je ne crois pas que ce soit une bonne idée… »

    Elle ne m’écoutait pas, de toute façon. D’un saut, elle souleva la trappe de l’ascenseur, d’un autre, elle s’agrippa à la paroi métallique en se maintenant à la force de ses bras, m’expliquant qu’elle était une professionnelle mais à peine avait-elle dit ça que la trappe lui retombait sur la tête et qu’elle dégringola dans la cage d’ascenseur. Je me précipitai pour voir si elle allait bien dans un élan d’inquiétude… Après tout, elle était enceinte, et jouer au contorsionniste n’était peut-être pas une bonne idée…
    Préférant ne pas lâcher un « j’avais raison » qui l’aurait rendu furieuse, elle me hurla de m’éloigner de me coller contre la paroi en vitesse. A peine avait-elle dit ça que je m’exécutai sans broncher, l’écoutant parce qu’elle devait avoir de très bonne raison de le faire. Elle semblait plus que soucieuse de ce qui allait se produire, comme si l’apocalypse était sur le point de tomber dans la cage d’ascenseur. Immédiatement après cela, des arcs d’électricités passaient dans ses bras, qu’elle tendit en l’air pour les décharger vers l’extérieur.
    J’étais hébétée, la fixant avec des yeux ébahis. J’étais dans un ascenseur avec une rouquine enceinte et mutante ! Wow ! La prochaine fois que je verrais Piotr, je pourrais lui dire que j’avais ajouté un mutant rencontré sur ma liste ! Bon, un mutant avec qui je n’avais pas forcément de bonnes relations, vu les circonstances de notre rencontre, mais c’était toujours ça de pris. Cela s’arrêta, elle s’asseya sur le sol en s’excusant platement de ce qui s’était produit à l’instant. Je la regardai, haussant les épaules…

    « Non, t’inquiète pas pour ça, c’est pas bien grave. Je voulais juste connaitre le potentiel destructeur de ton pouvoir… »

    A peine avais-je dis cela que l’ascenseur remua légèrement, rien d’affolant, mais quelque chose qui m’inquiéta quand même. Et puis, c’était quoi ce pouvoir ? Il fallait quoi ? Qu’elle se prenne une branlé pour pouvoir activé son don ? Ça craignait un peu du boudin quand même…

    « C’est-à-dire qu’en les envoyant là-haut, tu ne risquais pas de couper… un câble, ou deux, qui tenait notre cabine ? Non parce que si c’est le cas, j’aimerai autant être au courant ! »

    C’était là une bonne question non ? Enfin, je repris la parole quasiment après :

    « On a trois solutions de sortis, dont deux compliqués : soit on repasse par la trappe et on s’improvise Tarzan pour les dix minutes qui suivent, soit j’ouvre cette porte, mais dans ce cas, c’est la cabine d’ascenseur qui ne tiendra pas, soit on attend patiemment l’arrivée des secours. Tu choisis ? »

    Les deux premières me convenaient, mais dans le cadre de la deuxième ou je devrais me transformer, la cabine ne risquait pas de tenir le coup car elle ne supportait pas d’excédent de poids, et dans la perspective ou elle avait peut être coupé l’un des fils qui tenaient l’ascenseur, nous risquerions de nous écraser 25 étages plus bas. Le plus sage aurait été d’attendre l’arrivée des pompiers, mais la rouquine n’avait pas l’air d’avoir envie d’attendre qui que ce soit… Un frottement métallique suspect perça le silence fraichement installé, un bruit sourd et qui signalait un problème franchement pas agréable en générale…

    « Je propose juste qu’on sorte d’ici et très vite… »

    J’avais dis cela en tendant les mains à la jeune fille pour qu’elle se relève, tant qu’on sortait, ça m’allait, j’étais même prête à la porter sur mes épaules pour la faire passer par la trappe !
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MessageSujet: Re: » Bad Day. Bad Joke « [Caitlyn]   Mar 26 Juil 2011 - 6:44

Caitlyn saisit la main tendue tout en se relevant puis porta son attention vers le haut de la trappe en commentant.

Nan, t’inquiète pas, c'est que du jus, ca coupe pas les cables et puis c'était juste une décharge assez light, rien d'comparable à ce que j'peux faire en cas de grosse merde.
Ouvrir la porte ?? Bordel, dis Popeye, t'as tes épinards planqués dans ton joli ptit sac ? Sans froissé ton égo, t'as plus la carrure à une hôtesse de l'air qu'à Roger le déménageur breton.


La secousse se fit sentir mettant un terme à d'éventuels atermoiements sur la suite à donner aux opérations. Le Petite rousse l'a ressenti doublement car la gamine lui fila un coup de pied dans le ventre à ce moment précis.

Hummm tu vas voir quand tu seras née tite saloperie... de quoi tu t'plains, Alien, ca change d'etre enterrée vivante et d'bouffer de la chair humaine, dis toi qu'c'est comme chez Mickey, la Tour Infernal avec l'ascenseur en folie...

Elle se tourna vers la jeune femme et lui adressa un demi sourire.

En tout cas, contente que tu flippes pas en sachant qu'j'suis une mutos, je te ferais pas d'mal promis juré ! Je te vois mal me hisser par la trappe, donc je vais repasser devant à moins que tu es un super plan à la scoubidou, hum ...ton prénom c'est quoi ? Moi c'est Caitlyn...Positivement enchantée.

Cait était ainsi faite que les gens cessaient d'être anonyme lorsqu'ils faisaient front commun ou qu'ils devenaient intéressant à ses yeux. Elle n'avait pas manifester de réaction de rejet à la vue de son pouvoir ce qui pouvait augurer du bon concernant sa vision sur le gène x. Si en plus, elle tait tombé sur une hystérique xénophobe bloquée dans l'ascenseur, gageons qu'elle aurait passé un moment aussi désagréable qu'à un concert de Damien JEAN dont le Colonel Reyel ferait la première partie en guest star.
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MessageSujet: Re: » Bad Day. Bad Joke « [Caitlyn]   Mer 27 Juil 2011 - 17:31

    « Si tu savais, dis-je avec un sourire amusé. On cache tous bien des surprises »

    Parce que c’était clair que je n’avais pas la carrure d’un bodybuilder ou de Hulk après avoir piqué une colère, mais une fois transformée, ce n’était pas une porte d’ascenseur qui allait m’empêcher de passer. Comme quoi, l’habit de fait pas le moine, et le pouvoir ne fait pas le mutant ! Je relevai la jeune femme qui m’avait rassuré quant à l’étendue de ses pouvoirs : ce n’était apparemment qu’une petite décharge qui n’aurait aucune incidence sur notre position dans l’ascenseur et même si les grognements métalliques ne me rassuraient pas des masses, je la croyais. Elle était de toute façon la seule personne en qui je pouvais croire en ce moment.
    Il restait à savoir si l’hôtesse d’accueil avait fait quelque chose (du genre appeler les pompiers) pour nous libérer de l’ascenseur, mais ça, plus le temps passait, moins j’y croyais. Ou alors, les pompiers étaient occupés ailleurs et nous avions peu de chance de les voir débarquer pour nous sauver la mise (avec leurs magnifiques sourires et corps de pompiers musclés, comme dans les films).Caitlyn se présenta à moi, me demandant au passage mon nom, elle ajouta qu’elle était contente que je n’ai pas peur de sa condition de mutante.

    « Emerson. »

    Je lui fis un sourire, étant positivement enchanté de la connaitre moi aussi. Après tout, nous étions toutes les deux dans une galère monstrueuse, et la moindre des choses étaient de nous entraider.

    « J’espère que tu n’avais pas un rendez-vous trop important. »

    Parce que le mien était fichu. Fichu de chez fichu. A part si, par miracle, nous sortions dans les cinq minutes qui suivaient, je serais en retard pour de bon, et le retard dans mon domaine, ça ne pardonnait pas des masses. Tout ça à cause d’une connerie d’ascenseur, je ratai peut être la chance de ma vie. De toute façon, Caitlyn n’avait pas l’intention de rester moisir ici à attendre le secours d’une quelconque personne, et l’idée de retenter l’expérience de la trappe avait l’air de ne pas mal lui plaire. Je lui fis avec un petit sourire :

    « Si tu veux remonter, je peux t’aider. On doit être coincé entre deux étages, suffira d’ouvrir la porte d’au-dessus. Tu verras Popeye en action et tu pourras te moquer de moi autant de fois que tu voudras. »

    Sans lui laisser le choix, je me baissai et l’attraper par les genoux pour la monter près de la trappe à bout de bras. Son poids n’était pas très lourd et je la soulevai avec une certaine facilité. Si sous ma forme métallique, je soulevais une tonne sans problème, j’avais aisément remarquer que cela s’appliquait à ma forme humaine, ce qui me permettait de ne plus sentir le froid et le chaud en règle générale, mais aussi de soulever beaucoup plus que d’habitude (dont une jeune femme enceinte). C’était un service que j’aurais pu rendre tout à l’heure, mais vu que nous n’étions pas partis sur de très bonnes bases, et qu’elle semblait très bien se débrouiller toute seule. Pas besoin de retenter une mauvaise expérience encore une fois : à deux, c’était mieux. Elle était à moitié rentrée dans l’espace de la trappe, et il ne lui restait qu’à forcer sur ses bras pour passer complètement.

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