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 Leave the gun, take the cannoli. [Katherine Pryde]

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Matthew Coffin
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MessageSujet: Leave the gun, take the cannoli. [Katherine Pryde]   Sam 9 Juil 2011 - 18:59

Je n'ai jamais compris l'intérêt que pouvait avoir certaines personnes à sculpter leur corps comme s'il s'agissait d'une statue grecque. Je ne suis pas contre un peu d'exercice, mais si j'ai préféré une heure dix de marathon par jour à un paquet de cigarettes c'est dans un but uniquement médical, et non pour pavaner dans un tee-shirt trop petit à la terrasse d'un café. De toute façon je préfère les costumes aux tee-shirt, quant à mon café je le bois seul dans mon bureau...

-C'est bon, Monsieur Coffin, m'informa la voix du médecin par l'interphone. Vous pouvez arrêter de courir.

Soupirant de plaisir j'ai senti le rythme du tapis roulant faiblir progressivement jusqu'à me permettre de marcher, appuyé contre une rampe en plastique. Derrière une porte vitrée j'ai vu le Docteur Carlson apparaître, un rapport d'analyse entre les mains. Il a demandé à une infirmière d'enlever les divers capteurs recouvrant ma peau avant de commencer.

-Vous avez beaucoup de chance, Monsieur Coffin, commença Carlson en tripotant sa moustache comme à son habitude. Votre sartorius s'est convenablement remis de la lésion qu'il a subi. Je pense que dans deux semaines vous pourrez laisser tomber la béquille.
-Docteur Carlson, répondis-je en me rhabillant. Dans mon métier rien n'est dû à la chance.

Le médecin fronça les sourcils. Je savais ce qu'il pensait, je savais dans quelle catégorie de gens il me rangeait. Lui n'était pas dupe des photographies de Matthew Coffin couvert de bandages et de mes déclarations scandalisées sur l'extrémisme dont faisaient preuve des groupuscules anti-mutants. Carlson connaissait le crime organisé, des tatouages comme les miens il en avait vu sur d'autres hommes, sur des monstres. Pour qu'un occidental tel que moi puisse en arborer autant la monstruosité devait être multipliée par deux. Mais ce médecin prenait le secret médical au sérieux, et il devait probablement savoir ce qui l'attendait en cas de bavardages intempestifs. Lorsque j'étais à Tokyo un journaliste d'une feuille de choux locale avait voulu me faire chanter : je l'avais balancé du deuxième étage de son appartement. Pas suffisant pour le tuer, mais assez pour lui broyer le tronc cérébral et le condamner à vivre dans un lit jusqu'à la fin de ses jours.

De toute façon ce n'était pas le Docteur Carlson que je cherchais à convaincre, mes cibles je les ai revues en sortant de l'hôpital, par les vitres teintées de ma limousine. Ils étaient pauvres, riches, exerçaient des professions différentes, lisaient le journal ou écoutaient la radio. Mais ils étaient tous dans la rue, marchant vers une destination individuelle. Pour un loup solitaire tel que moi ça me semblait étrange et presque déplacé ce besoin de s'appuyer sur autant de monde.

Dans un miroir j'ai regardé mon reflet, celui-ci était gâché par la présence d'un imposant sparadrap sur ma pommette. J'ai commencé à l'enlever, délicatement.


-A votre place je ne ferais pas ça, patron, intervint Yamamoto, un verre de scoth à la main. Vous avez une interview avec le Buggle demain matin, ça l'aurait fait pour la photo.
-Yamamoto, dis-je en retirant d'un coup sec le pansement, dévoilant une peau un peu rouge mais cicatrisée. Il ne faut jamais en faire trop, et j'ai déjà des points de suture sur l'arcade. Règle numéro un en politique : le public n'aime pas les victimes et les pleurnichards, il aime les héros avec des cicatrices. Oh, et pendant que j'y pense Yamamoto...
-Oui, patron ? s'enquit naturellement le japonnais.
-Confie-moi encore une fois que tu t'es vu à ma place et je te fais avaler ton putain de verre.

Le trajet jusqu'à l'Institut Xavier se fit donc dans le silence le plus complet. Seulement troublé par le ronronnement du moteur et la radio que j'ai demandé à faire allumer, pour le point bourse de 11h30. J'ai aussi passé quelques coups de fils, très succins. Jamais, dans aucune de mes conversations téléphoniques, il n'avait été question d'assassinat, de plans de coca ou de fleur de pavot. Pour passer mes ordres j'avais Yamamoto, il était intermédiaire et gardien de mon image publique. Bien sur, certaines personnes se doutaient que sous le vernis de respectabilité de Matthew Coffin se cachait en réalité un Matteo Bara rompu à l'art peu honorable de faire de l'argent avec tout et n'importe quoi -surtout n'importe quoi. Mais, Dieu bénisse l'Amérique, les USA n'étaient pas un pays où le seul soupçon suffisait pour envoyer des gens en prison ou rompre une transaction financière. Évidemment, pour certaines personnes les soupçons étaient parfois suffisants, des gens comme Warren Worthington par exemple. Ça ne m'avait pas empêché de le charmer, de le caresser dans le sens du poil jusqu'à faire fusionner ma société de courtage avec la sienne. Oui, il reniflait avec méfiance mon passé, mais ce que je faisais aujourd'hui pour le compte de Worthington Industries aurait fait passer le linceul du Christ pour un chiffon crasseux.

Mais si réfléchir comme un industriel ou un politicien ne posait aucun problème, me mettre dans la peau d'un X-Men demandait un effort qui me dépassait de loin. Je m'étais fait présenter à eux comme un homme d'affaire de New York, victime d'anti-mutants et prônant une coexistence pacifique avec mes frères porteurs du gène X. Pouvait-on faire plus pur ? Bien sur, un homme d'affaire pour faire pencher en sa faveur l'avis d'un autre homme d'affaire n'a qu'à sortir le chéquier. J'avais beau être parti sur le même principe concernant l'Institut Xavier, je ne cessais de me voir perdant sur tous les tableaux. Pourtant il fallait réussir. En terme d'intentions de vote, une photo de l'honorable Matthew Coffin faisant un chèque en blanc de trois millions en première page de n'importe quel journal ça pouvait faire basculer une élection.


-On arrive, patron, m'informa Yamamoto, me tirant de mes pensées.
En effet, la limousine avait passé une grille en fer forgée et roulait désormais sur un chemin de terre. J'aurais pu lui lancer une pique, je n'en avais pas envie.

-Tiens-toi bien quand je serais là-bas, me contentais-je de lui dire.
-Vous y allez seul ? s'étonna le japonnais. C'est pas prudent, patron.
-Je ne relèverais pas l'absurdité totale de ton propos, Yamamoto. Je te répondrais juste qu'entrer dans une école accompagné d'un garde du corps qui sort son 45 à tout bout de champ c'est tout sauf respectable. Reste en retrait et laisse moi faire.

La limousine s'arrêta sur le parvis de l'Institut, à côté de l'escalier principal. Mon chauffeur est sortit rapidement, faisant le tour du véhicule en courant afin de m'ouvrir le plus vite possible. J'ai décidé de laisser la béquille dans la voiture, quitte à boiter un peu. Au fond de moi j'en avais marre de cette démarche d'assisté... Yamamoto est lui aussi sorti, pour s'adosser contre la limousine et allumer une cigarette.

-< La notion d'école t'évoque-t-elle quelque chose ? > lui fis-je remarquer en utilisant sa langue natale.
-< Hey ! J'avais le droit de fumer dans mon bahut ! >
-< Sauf qu'on est pas dans une banlieue minable de Tokyo. Et rappelle-moi combien de temps t'as passé sur les bancs de ton lycée ? >

Yamamoto a préféré éteindre rageusement sa cigarette plutôt que de me répondre. J'ai pris d'assaut l'escalier, ma jambe ne me faisait pas trop mal je pu atteindre les portes sans difficulté. Arrivé en haut j'ai réajusté mon col puis j'ai pénétré le hall.
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Katherine Pryde
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MessageSujet: Re: Leave the gun, take the cannoli. [Katherine Pryde]   Jeu 14 Juil 2011 - 3:36

-Euh.. non...

C'était les premiers mots de Katherine Pryde qui avait maintenant le dossier d'un sujet politique bien chaud entre ses mains. Elle ne connaissait maintenant plus le dossier le plus complet dans celui de Coffins, c'était encore un inconnu pour elle, mais l'Institut Xavier lui avait donné quelques détails sur son argumentation pour soutenir maintenant les mutants. C'était peut-être une bonne idée pour cette fois-ci. Kitty pouvait maintenant relaxée en se réveillant dans un nouveau dossier politique devant tous les républicains qui commençaient toujours à engueuler les mutants pour les différents problèmes de la société.

Kitty a toujours une grande base en politique et en sociologie, elle s'est fait surtout connaître durant ses études à l'Université de New York. Elle est quand même considérée par plusieurs personnes, comme surdouée à cause de sa grande intelligence et logique devant plusieurs situations politiques ou purement scientifiques. Elle ne savait pas exactement, si elle était vraiment la personne qualifiée pour ce travail, surtout qu'elle était d'une nature très timide et réservée.

Toutefois, elle ne doit pas se présenter devant la foule, alors elle pouvait bien se retenir cette fois-ci. Elle doit simplement en discuter avec un humain sur plusieurs sujets politiques. Elle poussait quand même un large soupire avant de la rencontrer, elle doit quand même se faire belle pour l'image de l'Institut Xavier. Nixon a beaucoup écopé au niveau politique à cause de son apparence publique durant les différents débats. Elle décide de mettre un pantalon noir, un chandail blanc avec une chemise d'affaire noir. Peignant ses cheveux, pour les attacher un peu en boucle, elle décide de mettre un crayon noir sur son oreille pour continuer.

Elle attendait un peu, devant l'hall d'entrée, elle a vu des photos de ce politicien, elle pouvait bien le reconnaître. Quand, celui-ci est arrivé, elle a décidé de se présenter concrètement.

-Bonjour Monsieur Coffin, je m'appelle Katherine Pryde, on m'a apprit pour votre rencontre et on m'a donné le rôle de représenter partiellement l'Institut Xavier dans les discussions entre nos deux parties. Pour vos renseignements personnelles, j'en connais beaucoup en politique, j'ai déjà fais parti des démocrates pendant plusieurs années. Alors, je pense que mes connaissances sont assez grandes pour une discussion sérieuse entre nos deux parties.


Katherine lui tends la main d'un coté en tenant son dossier de l'autre.

-Est-ce que vous voulez me suivre? Nous allons prendre une salle privée pour les discussions.


Kitty se dirigeait ensuite vers une salle proche de l'hall d'entrée avec une table, un compteur avec une machine à café et un petit frigo.

-Installez-vous, est-ce que vous voulez quelques choses avant de commencer? Eau, café ou biscuits?
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MessageSujet: Re: Leave the gun, take the cannoli. [Katherine Pryde]   Jeu 18 Aoû 2011 - 19:03

-Vous avez accepté de me recevoir, c'est déjà beaucoup à mes yeux, répondis-je en tentant de trouver une position confortable sur le fauteuil. Demander plus serait dépasser les limites de la bienséance.

Oui, le ton était probablement un peu trop mielleux, la politesse un peu trop appuyée, mais je préférais de loin me conforter au portrait que les médias avaient dressés de Matthew Coffin plutôt que de dévoiler mon vrai moi. Katherine Pride était une femme intelligente et pragmatique, ce n'était évidement pas à sa poignée de main que j'avais deviné cela -poignée de main qui me parut manquer de force- mais grâce à une simple recherche effectuée sur ce pilier des X-Men. Elle devait sûrement avoir fait la même chose de son côté me concernant. A la grande question : que peut-on découvrir en tapant mon nom dans Google ? La réponse est composée d'un tissu de banalité. J'ai toujours pris un soin extrême à ne laisser filtrer dans le domaine public que le minimum.

Je suis né en Italie et j'y ai passé mes vingt premières années. Ma licence de Droit en poche j'ai décidé de quitter ma péninsule natale pour le Japon. Là bas j'ai fondé ma première entreprise en association avec un grand nom de la finance tokyoïte ; un certain Satoru Junichi. Treize années plus tard je suis partis pour USA j'ai racheté une société immobilière en faillite, les bénéfices obtenu furent investis dans une société de courtage. L'américanisation de mon nom s'est par ailleurs faite dans la légalité la plus totale enfin, cerise sur le gâteau, il est dit sur wikipédia que j'adore les bébés chiens.

Évidemment il existait des gens pour se poser des questions sur mon enfance si obscure, au fait que je me sois associé avec Junichi, connu pour ses connexions avec la pègre de Tokyo, qui plus est mon départ du Japon coïncidai étrangement avec sa mort... Une histoire avec juste assez d'imperfection pour la rendre crédible. Enfin ! Qui aurait pu soupçonner un seul instant Matthew Coffin d'être le rejeton d'un mafieux en disgrâce, ayant dû s'exiler pour sauver sa vie et ayant travaillé durant plus d'une décennie comme tueur à gage au service d'un chef Yakuza. Aucun juge, aucun enquêteur, aucun journaliste n'aurait pu prêter attention à un scénario aussi grotesque, sorti tout droit d'un mauvais film de gangster. Bien sur il existait des soupçons, mais heureusement les soupçons n'étaient pas des motifs suffisants aux Etats Unis pour que les investisseurs changent de rues en me voyant et pour que les juges délivrent des mandat de perquisition à mon nom.


-Je ne vais pas vous le cacher, dis-je avec une sincère franchise. Les motifs de ma visite ne sont pas désintéressés.
Je me suis autorisé un petit sourire pour la plaisanterie, avant de retrouver un ton plus sérieux, en phase avec la suite de mon discours. J'ai même baissé les yeux, comme si les souvenirs étaient trop durs à affronter pour l'homme d'affaire que j'étais.
-Quand ces... hommes, repris-je en hésitant. Quand ils m'ont fait mal... Je me suis rendu compte que le calvaire d'être mutant, ce chemin de croix qui commence à la porte des restaurants, qui continue lors de l'entretien d'embauche ou plus simplement dans la rue, n'est rien comparé à toute la noirceur qui peut sommeiller en chaque être humain.
Dans cette histoire je ne voulais pas être le gentil millionnaire qui se met à la place des pauvres défavorisés. Dans cette histoire j'étais le mutant. Je savais comment occuper ce rôle de victime pour la simple et bonne raison que j'avais jadis occupé celui du bourreau.
-Lorsque j'étais petit, en Italie, un nouvel élève a rejoint ma classe. Il était iranien, ses parents avaient fuis la persécution qui sévissaient dans leur pays. Je me rappelle parfaitement des quolibets, des mauvaises farces dont ils étaient la victime et que moi et mes camarades aimions lui faire subir. Longtemps j'en ai éprouvé une certaine amertume, le regret de l'homme mature repensant à la futilité de ses erreurs. Mais ce n'est véritablement qu'aujourd'hui que j'éprouve pour ce petit garçon d'hier le dégout le plus profond.
Je n'espérais pas attaquer la jeune femme sur le terrain de la raison mais sur celui, plus inattendu et plus surprenant, des sentiments. C'était risqué, mais honnêtement je ne pensais pas qu'elle le prendrait mal. Mon propos se voulait sincère, et le souvenir était vrai qui plus est. Le mensonge existait bel et bien, mais je me croyais assez bon acteur.
-Je suis venu vous voir pour effectuer une donation de dix millions de dollars, afin de donner quelque chose d'utile aux mutants qui font bouger les choses, à ceux qui veulent que l'espace soient moins grand entre les deux mains tendues de nos espèces.
J'avais dit cela en la regardant droit dans les yeux, sans ciller.
-Mais, repris-je plus lentement, plus difficilement presque. Je sollicite également votre aide. Car je ne suis pas le genre d'homme à donner de l'argent pour pouvoir de nouveau se regarder dans une glace. C'est pourquoi je compte prendre part à la prochaine campagne pour la mairie de New York et soutenir le premier candidat mutant. L'aide de l'Institut Xavier dans cette tache serait inestimable.
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Katherine Pryde
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MessageSujet: Re: Leave the gun, take the cannoli. [Katherine Pryde]   Lun 29 Aoû 2011 - 2:09

Kitty écoutait attentivement les premiers mots sortis de Coffin, un humain politicien encore peu connu pour la jeune femme. Elle a bien fait quelques recherches, mais c'était des recherches minimes, devant ce qu'un bon politicien peut trouver sur son cas. Elle était quand même l'une des X-Woman les plus connues durant quelques années, à cause surtout de son ancienneté et peut-être un peu à cause de son intelligence. Peut-être que son image était aussi pour quelques choses d'importants à l'intérieur des médias. Elle représentait même une normalité selon les membres de l'Institut Xavier.

Elle connaissait très bien le crime organisé, mais elle ne voyait jamais un politicien du genre de Coffin d'être dans une organisation criminelle quelconque. Elle détestait profondément les yakuzas japonais, pour elle, ils ont brisé une partie de sa vie et de son adolescence. Elle ne respectait en rien ce genre de crime organisé et elle a perdu une grande confiance envers son père depuis ce chapitre. Kitty s'est ensuite rapidement installée en face du jeune politicien après les première phrases, restant le plus neutre possible. Elle a répondu par un simple petit sourire devant le sourire de Coffin.

Il parlait ensuite de son vécu, de sa souffrance devant la violence des mutants. Une violence sociale bien présente dans la construction de la société postindustrielle. Ce qui est quand même dans une société dite aussi évoluée devienne aussi violente et fanatique sur certains sujets. Ils ont quand même des scientifiques bien complets dans plusieurs domaines dans la recherche, mais ils sont très parfois intolérants devant plusieurs grandes disciplines.

Après, Coffin a parlé de certains sujets de son passé en Italie, devant un iranien. Elle comprenait bien le propos, même Katherine avait beaucoup de difficultés à accepter sa mutation durant l'apparition de ses premiers pouvoirs. C'était surtout un conditionnement culturel que les jeunes rejetaient d'une certaine façon les grandes différences religieuses et biologiques.

Coffin voulait offrir à l'Institut Xavier, une donation de dix millions de dollars. Katherine est restée encore silencieuse devant cette demande, prenant le temps d'analyser complètement le discours du jeune italien.

-Je suis très heureuse de vous voir si intéressé aux problèmes de la mutation et du problème de la discrimination qui tourne autour de la mutation. Je suis aussi très heureuse aussi que vous semblez être prêt à offrir de l'argent pour notre idéologie, mais nous voyons la mairie prochainement dans des élections très importantes autour de la mutation. Je suppose que vous connaissez déjà Shawn Spencer, étudiant à l'Institut Xavier, mais pour être franche, nous ne pensons pas le soutenir directement.

C'est un clown, un gros foutu clown. Il ne prends rien au sérieux et je ne crois pas que c'est une bonne idée de l'encourager. Nous serons heureux de voir que vous soutenez un candidat mutant, mais le plus important est toujours ce qu'il promets et décide dans son programme électoral. Nous serons heureux de coopérer ensemble, mais je crois que nous devrons avant de soutenir un mutant aux élections, de regarder ses capacités de politiciens et d'économistes avant de donner notre appui. Vous comprenez, monsieur Coffin?
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MessageSujet: Re: Leave the gun, take the cannoli. [Katherine Pryde]   Jeu 8 Sep 2011 - 19:43

-Mademoiselle Pryde, répondis-je d'une voix respectueuse mais où pointait ma froideur légendaire. On fait la guerre avec les soldats que l'on a.

Le terme était fort, mais choisis pour être à la hauteur de l’enjeu. Depuis que j'étudiais les sciences politiques je n'avais manqué de remarquer comme les lois paraissaient impuissantes confrontées à des secrétaires d'état, des députés ou des sénateurs. Tous sans exception bafouaient des règles qu'ils juraient de défendre. Je n'allais pas leur jeter la pierre... Mais cette attitude systématique consistant à passer outre les barrières dressées par la légalité donnait toute son importance à une autre loi qui, paradoxalement, était respectée par tous : celle du plus fort.

Car c'était bien d'une guerre dont il s'agissait. Il y avait des massacres, des alliances et des coups bas, tout ce qu'un général rencontre durant n'importe quel campagne. Dans ce domaine, j'avais moi aussi mes propres armes, pas besoin de super-pouvoirs.


-Je sais qui est Shawn Spencer, poursuivis-je en la fixant droit dans les yeux. Immature, arrogant, inculte... Ni lui ni moi ne sommes dupe : il ne finira jamais diplomate.

Je sentais que Katherine Pryde manquait de perspective, n'envisageant la politique que sous sa forme la plus brute et la plus théorique. C'est parfois utile, se raccrocher à la théorie permet d'éviter de reproduire les mêmes erreurs de mise en pratique. Mais ma longue expérience d'entrevues à couteaux tirés m'avait doté d'un esprit pragmatique. Au final, je pouvais me targuer de savoir ce que voulait les gens. Pour la campagne du New York City Hall je comptais bien m'écarter totalement du schéma admis tant par les X-Men que par tous les autres mouvements et associations de défense des mutants. Du recul j'en avais assez pour comprendre qu'un défilé avec des pancartes ou un énième message de paix du Professeur Xavier ne suffirait pas pour changer la donne.

-Ceux qui pensent comme vous qu'une campagne électorale se joue uniquement sur la capacité d'un candidat à décrypter le paysage socio-économique de son pays se trompent lourdement. Shawn Spencer sait quel rôle il a à jouer, comme toujours. Il est la devanture, il est l'affiche, le slogan qui marque. Il est ce qui frappera l'électeur moyen au moment de glisser le bulletin dans l'urne.

Je ne comptais pas la jouer à la régulière, Katherine Pryde pouvait s'en rendre compte. Tout le monde pourrait bientôt s'en rendre compte. Je savais ce à quoi les gens s'attendaient, c'est pourquoi au lieu d'attaquer de face j'allais percer le flanc.

-Lorsque je me suis réveillé dans mon lit d’hôpital, mon premier réflexe a été d'allumer la télévision sur une quelconque chaîne boursière...
Mon regard était moins déterminé, je ne regardais plus Katherine, j'étais perdu dans la contemplation du jardin que j’apercevais à travers la fenêtre.
-J'ai mis un moment avant d'en trouver une, je suis ainsi tombé par hasard sur un spot produit par un mouvement politique dont le nom m'échappe totalement aujourd'hui...
J'ai de nouveau regardé le visage calme et serein de la X Woman, au fond de mes pupilles brulait la flamme de la détermination.
-Ils y comparaient cette école au camp d'entrainement de Zhawar Kili, terminais-je d'une voix implacable. Mais le pire dans tout ça, c'est que des publicités de ce genre il y en a partout, dans tous les médias. Avant que je sois molesté dans cette ruelle, j'étais conscient de ce climat de haine sociale mais je n'en avais cure. Je pensais que jamais il ne m'arriverait ce qui vous arrive chaque jour. La vie est parfois bien ironique...

J'ai laissé un léger silence s'installer, un demi sourire au coin des lèvres. Savait-elle de quoi étais-je capable ? Ça ne pouvait se déchiffrer sur un visage...

-Ne croyez pas que votre cause sera mal défendu parce qu'un gamin de vingt huit ans s'en réclamera. Ce clown comme vous dites a derrière lui un financement conséquent, un directeur de campagne solide et surtout, l’appui inconditionnel des huiles démocrates de l’État de New York. Ceux d'en face n'ont que des publicités fascisantes, un discours qui date de James R. Crowe et des candidats vieillissants dont l'image s'est détériorée auprès du public.

Plus officieusement j'étais certains de compter sur le soutiens de la Speaker du Conseil municipal, une femme qui était arrivée là où elle était grâce à moi et qui payerait sa dette le moment venu. Mais il faut toujours garder un atout dans sa manche...

-Mademoiselle Pryde, ne voyez pas là un riche homme d'affaire qui trompe son ennuis en se lançant dans la politique, ou qui se réclame de la cause mutante parce qu'il a craché un peu de sang... C'est ce dont cette ville a besoin. Il faut allumer un phare qui éclairera le monde.
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MessageSujet: Re: Leave the gun, take the cannoli. [Katherine Pryde]   Sam 17 Sep 2011 - 1:43

Premier argument que Kitty n'appréciait pas vraiment, Spencer est très loin d'être dans le modèle politique et social de la ville de New York. La grosse pomme était la ville des affaires et non un spectacle. Shawn Spencer était celui qui a condamné une vingtaine d'italiens dans une mission mercenaire avec Alex Harvey, il dépassait les bornes, il n'était même pas un respectueux élève de l'Institut Xavier, alors imaginez le dans la vie politique. Elle a eu un petit sourire devant la remarque de Spencer.

-Ce n'est même pas un soldat, Monsieur Coffin...


Coffin semblait revenu plus à normal, après une nouvelle ouverture de discours de Coffin autour de l'immaturité du jeune élève de l'Institut Xavier. Il était très surtout jeune mentalement, il ne pouvait pas finir sa vie en politique et ni en société. Kitty n'était pas trop objective autour de Spencer, parce que c'était surtout le cauchemar des professeurs, ce n'était même pas possible pour d'envisager qu'il commence à faire une émission à FOX News. C'est presque donné un micro et une caméra à une personne comme Glenn Beck, qui pouvait bien donner une crédibilité à Glenn Beck? ... oui un paquet de cons, mais ce n'était pas grave, Kitty avait une vision sociale et culturelle de l'Institut Xavier et elle ne voulait surtout pas tomber dans le populisme de bas de gamme.

Certes que Spencer était innocent, certes qu'il ne connaissait encore rien en science politique ou économique, mais il pouvait faire tellement de bêtises tels que des accidents médiatiques ou même diplomatiques d'une certaine façon. Puis quand Coffin semblait continuer à soutenir Spencer, Kitty semblait mal le prendre d'une certaine façon. Elle ne savait pas encore si celui-ci voulait jouer la carte de la démagogie et du populisme pour les prochaines élections.

-Monsieur Coffins, sous tous les respects, que je vous dois, Spencer n'est pas fait pour être dans la scène publique ou de l'administration de la ville. Nous parlons d'une personne, qui a laissé peut-être une vingtaine de personnes mourir en Italie à cause d'un délire, et cette mission était engagée par un étudiant, qui est à noter comme du mercenariat. Cette personne n'est pas stable pour discuter avec des médias comme FOX News, MSNBC, CNN et autres. Je vous respecte, mais malgré ce que vous disiez, Spancer n'est pas à être apte pour être candidat à la mairie.

Oui, nous voulons gagné les élections, mais vous pensez aux conséquences après son élection. Le maire de New York doit apparaître devant les médias, devant des milieux religieux et sociaux différents et ainsi que sur la scène internationale. Vous pensez réellement qu'une personne comme Spencer peut remplir ce rôle? Vous êtes vraiment conscients qu'il risque simplement d’amplifier les préjugés à cause de son incompétence? Nous sommes désolés, mais nous n'allons pas encouragé Shawn Spencer aux prochaines élections, même si vous passez 400 millions de dollar, c'est condamner l'image des mutants à un être immature, arrogant et inculte.


Sa critique était réellement méchante, mais elle voulait quand même rester le plus réaliste possible. Sa base politique refusait qu'une personne aussi absurde que Spencer, ait beaucoup plus de droit et que décisions qu'un homme normal. Revenant ensuite sur les mauvaises publicités de l'Institut Xavier et les énormes points de généralisations extrêmes qu'il pourrait avoir. Revenant ensuite sur le sujet de Spencer, et sur le soutien populaire politique qu'il avait actuellement.

-Monsieur Coffins, je suis désolée, mais je ne peux pas promettre pour la communauté mutante de donner un soutien inconditionnel pour Spencer. Je sais que vous voulez bien faire, mais cette personne n'est pas réaliste, n'est pas stable. Il faut d'autres choses qu'un charisme bien placé pour faire un réel changement politique. Vous pouvez le soutenir, mais vous le croyez réellement digne de confiance? Spencer est une personne qui passe sa vie à changer de métier par envie, qui n'a pas une vision économique, sociale et politique de New York dans cinq ans.


Oui, encourager Spencer aux élections, c'est encourager une personne déconnectée de la réalité. Lançant ensuite une nouvelle argumentation de changement, Kitty restait encore la plus objective possible.

-Pour allumer un phare, il faut en fermer. Comment voulez-vous qu'une personne comme Spencer soit pris réellement au sérieux? Vous pouvez bien lui donner ce que vous voulez, vous pouvez voir en lui, une chance de faire gagner un mutant, mais s'il fait des conneries, si on se trouve dans un gouffre dans quatre ans, les anti-mutants vont avoir gagnés. Si votre choix est Shawn Spencer, j'en suis désolée, mais l'Institut Xavier ne pense pas le soutenir, mais je vous suggère quand même d'aller voir des mutants comme Kurt Wagner, qui est un respecté X-Men, qui pourrait faire un excellent candidat aux élections...
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MessageSujet: Re: Leave the gun, take the cannoli. [Katherine Pryde]   Sam 17 Sep 2011 - 17:25

-... de 2016, probablement, achevais-je. Mais en aucun cas pour celle-ci, Mademoiselle Pryde.

Ma voix n'avais pas changé, mais mon regard trahissait une expression : la déception. Je croyais Katherine Pryde assez intelligente, ou au moins assez pragmatique pour faire taire durant un bref instant ses idéaux face à l'enjeu. Notre enjeu, autant le mien que le sien. Les X Men au même titre que les Confréristes, étaient des extrémistes. Aussi inflexibles que la justice divine, incapables du moindre compromis. Élitistes et arrogants, au point d'effectuer un classement au sein même des leurs, n'accordant leur confiance et le pardon qu'à de rares élus. Au final, ils n'avaient de bonté que celle que le monde daignait à leur accorder.

Ça n'avait jamais été une question d'intelligence, de diplôme ou de force d'âme. Quiconque entrait en politique savait cela. Dans mon équation l'intelligence n'était pas la fonction de Shawn Spencer, mais pour des raisons évidentes, je ne pouvais le formuler ainsi à la X Woman. Je préférais de loin passer pour un homme d'affaire trop naïf pour voir en Spencer l'imbécile qu'il était, plutôt que l'ignoble yakuza manipulateur. D'une certaine façon, il valait mieux que cette discussion ait eu lieu avec Pryde plutôt qu'avec un télépathe. J'étais certes doué en mensonge, mais duper Charles Xavier ou Jean Grey relevait d'un tout autre niveau.


-Si Monsieur Wagner avait eu le physique de Monsieur Spencer il aurait été mon premier choix, en vérité, même si Kurt Wagner avait ressemblé à Michael Moore j'aurais été le premier à lui proposer d'incarner cette lumière, ce phare. Mais vous comme moi savons que c'est impossible, et ce encore à cause des humains.
J'arborais une mine sincèrement désolé. Désolé qu'elle ne comprenne pas, désolé de l'étroitesse d'esprit de l'homo sapiens.
-Ils ont déjà du mal à ne pas changer de chaîne quand le Professeur Mac Coy passe à la télévision. Leur crainte est un mur, la limite d'une frontière de la connaissance que vous, X Men, autant que Magneto tentez de conquérir, tant par le savoir que par la force. Pour passer ces murailles il faut un cheval de Troie, et cette ruse c'est Shawn Spencer. Jamais, bornés comme ils le sont, les humains ne seraient capables de voter pour un mutant ayant le physique de Monsieur Wagner, je vous le garantie.

Katherine se trompait grossièrement en croyant les américains capables de mettre leurs préjugés de côté. Pas avec les attentats du FLM, pas avec une guerre mené sans relâche contre le terrorisme, pas avec des dissidences ethniques déjà présente au sein même de leur espèce. La peur de l'inconnu était la barrière la plus difficile à passer, présenter un mutant bleu au oreilles pointues et à la queue fourchue c'était signer sa perte. Le savoir et l'intelligence étaient des atouts qui restaient secondaires. Secondaires, pas inutiles.

-Si Monsieur Wagner souhaite se joindre à nous pour défendre notre cause il sera le bienvenu, nous lui proposerons pour quoi pas, d'être notre candidat au poste d'avocat public, mais pas à celui de maire. Monsieur Spencer sait ce qui repose sur ses épaules, il est entouré d'un staff de campagne compétent. Sa motivation lui permettra de surmonter l'obstacle de son ignorance.
Je suis venu devant vous pour vous demander votre aide, en aucun cas pour vous suppliez et encore moins pour vous acheter.

Ma main s'est glissé un instant dans mon veston, elle en ressorti un carnet de chèque et un stylo en ébène à la plume d'argent. Le montant fut prestement inscrit, seul le son du papier se déchirant brisa le silence pesant qui s'était installé. Le minuscule rectangle blanc glissa sans bruit sur la table basse qui me séparait de Katherine Pryde.

-Cette donation et ma proposition son deux choses clairement différentes. Vous êtes libre d'encaisser mon chèque et de refuser de soutenir Shawn Spencer. Ne me prenez pas pour ce genre d'homme, je trouve cela profondément insultant.
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Katherine Pryde
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MessageSujet: Re: Leave the gun, take the cannoli. [Katherine Pryde]   Jeu 22 Sep 2011 - 4:51

Le débat était très intéressant entre les deux politiciens, mais Kitty semblait beaucoup plus s'intéresser à son point de vue et à une certaine éthique minimaliste de Jonas sur le futur de la ville. Comment donner une grande confiance à une personne comme Spencer? Coffins semblait encore très confiant envers son candidat, mais c'était une autre histoire complète pour celui-ci, il semblait beaucoup trop confiant pour ce travail. Katherine n'avait aucune préférence pour Spencer, elle voyait toujours Kurt comme une préférence bien plus complète au niveau de la politique et de la société. Il travaillait quand même plus pour les démunis que ce Spencer à la noix.

Expliquant un peu la difficulté des humains à accepter les mutants gammas dans les élections, elle avait quand même beaucoup de difficultés à comprendre ce genre d'humains, qui reniaient une partie de leurs origines à cause d'une différence physique. Kitty était peut-être la plus grande défenseure du grand Kurt Wagner à chaque fois.

-Oui, je peux comprendre, mais j'ai beaucoup de difficultés avec votre vision sur Spencer. Je suis donc désolée, mais je crois que nous allons refusés votre offre, je vais faire le compte-rendu à Monsieur Xavier et lui fournir toutes les informations de notre débat, mais je crains qu'il refuse, connaissant le lourd dossier de Monsieur Spencer. Je vais vous contacter dans les prochains jours pour notre acceptation ou notre refus.

Celui-ci a ensuite expliqué de différents détails sur peut-être la possibilité de Wagner, de toucher une petite présence politique, Kitty va bien sûr lui toucher quelques mots.

-Je vais lui toucher quelques mots, Monsieur Coffins...

Oui, lui toucher quelques mots après avoir manger plein de biscuits. Le sujet est ensuite revenu au chèque, celle-ci a décidé de l'accepter, cela va être Xavier qui va faire le choix final.

-Merci de votre contribution, je vais donnée le chèque à Monsieur Xavier...

Se levant ensuite pour présenter sa main à celui-ci.

-Ce débat était très enrichissant, j'espère que nous allons en reparler plus sérieusement durant les élections. Je vous donne des nouvelles cette semaine.
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Matthew Coffin
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MessageSujet: Re: Leave the gun, take the cannoli. [Katherine Pryde]   Jeu 22 Sep 2011 - 20:05

Hj-Ce sera mon dernier post.-Hj

-Parfait, dis-je en me levant.
Faux, ça ne l'était pas, loin de là. Mais je devais faire avec.

-C'était pour moi un grand honneur que d'être reçu dans cet Institut, ajoutais-je en serrant la main de Katherine Pryde. J'espère que l'épisode Spencer ne ternira pas nos relations futures : campagne ou non sachez que je serais toujours là pour rendre service. Après tout, notre combat n'est-il pas commun ?

J'ai souris, le plus simplement du monde. Non ce n'était pas une dernière tentative venant d'un homme d'affaire douteux prêt à tout pour conclure à marcher, juste du petit industriel idéaliste que je devais être. L'homme d'affaire humain qui se figurait connaître le problème mutant parce qu'il était dans l'organigramme de la Worthington Industries. Quelqu'un de profondément banal, dont il ne fallait pas se méfier. Là encore c'était faux, et Mademoiselle Pryde allait en payer le prix. Le prix du sang. J'étais le serpent dans l'arbre, tentant Ève jour après jour. Aujourd'hui elle n'avait pas voulu de mon fruit, qu'importe : demain serait différent.

Je me suis éloigné sur mes jambes flageolantes. Je ne payais pas de mine ainsi, seul, nageant dans un costume trop large d'une taille, débordant d'idéaux plus mièvres les uns que les autres. J'étais ce qu'était censé être chaque être humain confronté au combat de sa vie. Toujours debout malgré les coups reçus, le regard pointé vers Dieu pour lui demander s'il existe... Naïf au point de défendre un perdant. Mais surtout, et c'est là où le jeu d'acteur était important : j'espérais. Y a-t-il expression plus difficile à imiter que l'espérance ? Je ne m'étais jamais remis à l'espoir, de toute ma vie. Je ne comprenais pas d'ailleurs ceux qui le faisaient. Il est tellement plus logique de vérifier son arme avant de tirer sur quelqu'un, plutôt que de s'en remettre à l'espoir pour savoir si l'on va faire mouche. Pourtant les heures passées devant une glace à pleurer sur commande, à rire sur commande, m'avaient été utiles de nombreuses fois.

Dans la liste des grosses fortunes de New York je n'étais ni dans le top 10 ni dernier de la liste. Juste perdu dans la masse, je n'étais rien de plus que l'élément d'une moyenne. Dans la rue -les rares fois où j'y marchais- je n'étais pas Donald Trump allant faire ses courses chez Hermès avec une bimbo de 20 ans au bras. J'étais humble. Celui auquel on ne fait pas attention, le parfait connard que l'on oublie dès qu'on a changé de trottoir. Demeurer l'homme le plus effacé de la Création permet des prouesses : notamment celle d'agir avec autant d'omnipotence que Dieu.

Yamamoto m'attendait adossé à la limousine. Une paire de Ray-Ban sur le museau, une cigarette coincée entre les lèvres. Ce n'était apparemment pas la première à en juger par les mégots éparpillés à ses pieds. Je n'ai pas relevé, je réfléchissais à quelque chose de beaucoup plus important.


-< Ils ont dit quoi ? > me demanda-t-il en relevant ses lunettes de soleil.
-< Tais-toi et monte. >

Les portières claquèrent, le moteur vrombit, et l'immense véhicule blanc quitta la cour de l'Institut Xavier dans un bruit de gravier que l'on écrase. J'ai attendu d'être sur l'express pour balancer mon idée.

-Écoute bien ce que je vais dire, Yamamoto, car je ne le répéterais, dis-je, le regard perdu sur le paysage qui défilait à toute vitesse. Tu vas nettoyer Madame Pryde.
Celui-ci ne sembla pas comprendre.
-Madame ? Mais Katherine Pryde n'est pas mariée ?
-C'est de la mère, dont il est question, pas de la X Woman.
-Oh.
Il semblait perdu, je le sentais rien qu'à sa respiration.
-Y a des dispositions particulières à respecter ? demanda-t-il. Signifiant ainsi qu'il ne formulerait pas de remarques inutiles.
-Mis à part les précautions habituelles : une seule, répondis-je tournant brusquement la tête vers lui, le fixant d'un regard enflammé malgré ma voix très calme. Ce doit être fait par un mutant.
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MessageSujet: Re: Leave the gun, take the cannoli. [Katherine Pryde]   

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