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 Dans les règles de l'art [Pv Zax Fried - Booker Banks]

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Booker Banks
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MessageSujet: Dans les règles de l'art [Pv Zax Fried - Booker Banks]   Dim 17 Juil 2011 - 9:43

« Les grands embrasements naissent de petites étincelles. »
Cardinal de Richelieu

Certains prétendent que toute histoire, bonne comme mauvaise, commence dans une étincelle. Dans les plus mauvaises, celle où la violence et la mort règnent, d'autres prétendent qu'il s'agit de la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Mais comment expliquent-ils alors le déchainement ardent qui s'en suit ? Non, il est absolument clair pour tous que tout commence par une étincelle. L'étincelle naissant dans les yeux d'un enfant lorsque sa mère ouvre un livre de conte et entonne d'une voix douce et remplie d'amour le très célèbre refrain : « Il était une fois ». Ou encore l'étincelle qui aurait provoqué le Big Bang et grâce à laquelle notre histoire à chacun peut enfin s'écrire. L'étincelle qui met le feu au poudre et engage deux nations dans un conflit sanglant. Et comme toute histoire, celle qui va suivre commence elle aussi par un bouquet pétillant.

**********************

Le souffre s'embrasa sans difficulté lorsque je craquai mon allumette. Très concentré, j'allumais mon Churchill de Hoyo de Monterrey, cigare puro cubain, en le faisant tourner comme pour le rôtir. Fumer un cigare est une chose sacrée, un rituel qu'il faut accomplir dans les règles de l'art : tout d'abord, il faut en couper le bout, un tranche nette à 3mm du bord, ensuite le sentir, s'imprégner de sa puissance et de son parfum, puis viens une étape capitale, qui permet tout de suite de différencier les amateurs des professionnels : il faut le déguster « à cru » comme on dit, inspirer avant de l'allumer, avant finalement de l'allumer consciencieusement. Une fois son bout bien incandescent, je l'introduisis dans ma bouche avant de respirer profondément, faisant tournoyer la fumée dans ma bouche avec la langue avant de la ressortir, sans l'avoir avalée, par le nez pour me chargé de tout son parfum subtil, à la fois terreux et corsé. Je sentais presque le soleil dont il s'était imbibé à la Vuelta Abajo à Cuba.

« - T'as pas bientôt fini Book', tu veux nous asphyxié ou quoi ?
S'esclaffa Elodie Rivers. Certes, la voiture est grande mais tu fais tellement de fumée que dans deux minutes elle va faire aquarium. »

Je ne répondis pas à ces gentilles taquineries. Elodie était une jeune femme blonde, plutôt jolie, de 25 ans. Il était tard et nous étions, Elodie, Zax et moi sur la route en direction d'une des banques de New York. Elodie, une simple humaine, amie très … proche de Zax, était devenue notre chauffeuse dans le genre d'activité que nous nous apprêtions à commettre. Assis à l'avant avec elle, je les entendais parler entre eux, elle riant de bon cœur aux blagues de Zax. J'étais assis à l'arrière, mon cubain dans une main et de l'autre je déroulais sur le siège d'à côté un plan, celui de la banque que nous allions visiter, Zax et moi ce soir. Sur le plan, des dizaines et des dizaines de traits de toutes les couleurs possibles et imaginables rendait le plan totalement indéchiffrable pour quelqu'un d'autre que moi.

En effet, ces traits, c'est moi qui les ai fait. Il y a deux semaines de cela, Zax m'a exposé le projet de dévaliser cette fameuse banque. Il avait déjà toutes les ressources nécessaires, c'est à dire l'heure des rondes des gardiens et les plans de la banque, notamment l'emplacement du coffre et du groupe électrogène. Le reste, les autres systèmes de sécurité tels que les caméras ou tous les éventuels lasers comme on les voit au cinéma ne poserait plus de problème du moment que l'électricité aurait déserté le bâtiment. J'ignore encore aujourd'hui laquelle de ses relations lui a permit d'obtenir ces plans, mais sans doute les a-t-il eu d'une façon pas très catholique. Je déroulais les plans de la banque et les déchiffrait à la lumière d'une lampe de chevet, une tasse de café toujours à proximité. Parfois Zax venait s'inquiétait de mon avancée et jetait un coup d'œil sur les plans gribouillés. Les traits que j'y ajoutais correspondaient aux endroits où il me faudrait exercer mon pouvoir et leur couleur était un code que j'avais instauré plus jeune pour reconnaître les différents types d'effort sur lesquels j'agirais, pour inculquer tel ou tel mouvement en tel ou tel endroit à tel ou tel instant. Deux semaines plus tard, l'aspect théorique de mon organisation était paré, l'aspect pratique, on verrait ça sur le terrain directement.

Ces quelques révisions de dernières minutes ne me seraient sans doute d'aucune utilité, j'avais le plan parfaitement en tête après y avoir passer plusieurs nuits à m'y abimer les yeux dans mes contemplations. L'architecture de la banque n'était pas des plus compliquées que j'eusse jamais vu, le groupe électrogène était situé à l'arrière de la banque, très, peut-être trop, facile d'accès. Au moins cela ferait un soucis en moins. Un dédale de couloir, dans lequel nous nous infiltrerions aisément, menait, après avoir passé maintes et maintes services de sécurités : ascenseurs accessibles par reconnaissances optiques, portes où l'accès était surveillé par des vigiles ou par des badges, des codes et des empreintes digitales, bref tout ce qu'il faut pour qu'adapté au cinéma, cela donne un film des plus attractifs, directement au coffre. Pas besoin en effet de mémoriser chaque recoin de la banque ou d'acheter un GPS pour l'occasion, Zax et moi irions tout droit, franchissant les murs comme s'ils n'était pas là. Simple donc. Le pouvoir de Zax nous permettait de rentrer et sortir de la banque 3 fois; Et cerises sur le gâteau, avec une bonne organisaition, à la fin de la nuit, nous repartirions avec un peu plus de 750 millions de $. Je releva la tête, nous étions à l'intersection de Broome Street et de la 6ième, encore quelques instants et nous étions arrivés. Zax tourna la tête vers moi et d'un regard entendu nous enfilâmes une cagoule noire, plus par principe que pour une réelle utilité.

3 minutes plus tard, la voiture s'arrêtait dans une ruelle derrière la banque, presque en face du groupe électrogène. Je baissais la vitre et passais la tête hors de la voiture. De mes mains, j'encadrais le bâtiment donc la destruction couvrit le son de ma voix lorsque je fis appel à mon pouvoir. Un rapide tour de la banque nous apprit la coupure de courant : l'enseigne lumineuse de la banque s'était éteinte pour la nuit. Elodie se gara près de la banque, mais de l'autre côté de la rue. Zax et moi sortîmes et nous confondîmes grâce à son pouvoir avec l'ombre du Hummer noir. J'ai toujours eu un peu de mal à m'accoutumer au pouvoir de Zax, mais son utilité surpasse malgré tout mes quelques réticences. Nous entrâmes donc dans la banque, qui semblait déserte. Parfait, à nous de jouer.
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Zax Fried
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MessageSujet: Re: Dans les règles de l'art [Pv Zax Fried - Booker Banks]   Ven 22 Juil 2011 - 1:17

La moto s’engagea dans une ruelle, c’était une impasse éclairé par le lampadaire de l’autre coté de la route, il y avait des ombres partout et pour éviter des les faires disparaitre le conducteur coupa le phare a l’avant de son bolide. Bizarrement il roulait vite et malgré le mur qui bloquait le fond de la ruelle, il ne ralentissait pas. Alors que l’on ce serait attendu a un choc voir même a une explosion, lorsque la moto toucha le mur, il ne se passa absolument rien et l’impasse était de nouveau silencieuse, de nouveau déserte.

Au troisième étage se trouvait le spécialiste, c’était à la fois un fait et un surnom, tout le monde l’appelait ainsi car il l’était vraiment. Quand on avait besoin de quelque chose, de n’importe quoi, que ce soit des armes, de la drogue, de la compagnie, d’un service spéciale, voir même d’un meuble rare, on faisait appelle a lui. Zax avait déjà eu affaire avec lui plusieurs fois, le spécialiste était un homme qui vivait dans un appartement sécurisé en plein milieu de mutant town, ce n’était surement pas l’endroit le plus sure de la ville mais au moins ici la police ne viendrait pas le trouver. La moto apparu donc dans le couloir de l’appartement plonger dans l’obscurité et s’arrêta dans un dérapage au milieu du salon. L’homme assis dans le canapé avec un fusil posé sur les genoux ne paru pas surpris qu’une moto jaillisse au milieu de son salon.


- J’ai besoin d’aide, débarrasse toi des gars dans le couloir.

Zax qui portait toujours son casque tourna la tête vers la porte d’entrée, on pouvait facilement deviner plusieurs hommes derrière qui tentait d’ouvrir la porte blindée. Ils faisaient beaucoup de bruit mais leur méthode était entrain de fonctionner, bientôt ils pénétreraient dans la pièce. Le motard descendit de sa moto, coupa le moteur et mit sa béquille avant de disparaitre une nouvelle fois dans le couloir. Le spécialiste c’était fait de nombreux ennemis cette fois, huit hommes justes derrière la porte et six autre un peu partout autour de l’immeuble...Cinq minute plus tard, Zax était de retour et seul quelque goutte de sang sur son blouson de cuir et sur la visière de son casque attestait que le travaille était bien fait.

- Maintenant c’est à toi de m’aider dit-il en enlevant son casque.

Suite à cela, le spécialiste s’efforça de réunir un maximum d’information sur l’une des banques de New York avec l’aide d’Hollywood. Plus de trois semaine de travaille a observer, a se renseigner, a contacter, a visiter, a forcer, a payer mais cela en valait la peine, c’était un butin énorme qui était entreposé dans la petite banque qu’ils avaient choisis, le genre de banque qui passe inaperçu et pourtant…

Et pourtant c’était vers elle que le humer noir se dirigeait a cette heure tardive, au volant se trouvait leur pilote dans se genre de situation, une amie de Zax qui ne possédait pas de pouvoir, juste un don, celui de pouvoir faire se qu’elle veut avec un véhicule. A l’arrière on avait Booker entrain de faire une révision de dernière minute et de fumer un bon cigare, c’était son rituelle a lui. Et pour finir coté passager se trouvait Zax, il venait tout juste d’insérer l’embout du câble jack dans son ipod pour faire cracher la musique de son groupe fétiche dans la voiture, c’était son rituel a lui. Donc une fois la musique réglé, il se mit à parler avec Elodie, elle était persuadé d’avoir prise du poids et lui la rassuré en lui disant que si c’était le cas, cela ne se voyait absolument pas, au contraire. Leur relation était complexe, tout se que l’on pouvait dire c’était qu’ils étaient proche donc évidemment la remarque du mutant ne passa pas inaperçu et la jeune femme rigola en lui disant d’arrêter de jouer au Don Juan.

Bientôt la banque fut en vue, il connaissait parfaitement le quartier à force d’y avoir passé du temps ces dernières semaines, toute les rues, tout les accès etc… Il n’avait rien laissé au hasard sur ce coup la. C’est vrai que vue de l’extérieur, elle passait vraiment pour le bas de gamme comme banque, elle n’était pas la plus grande, ne possédait qu’un seule étage et avait une petite enseigne lumineuse sur le devant. Mais comme le dit si bien le proverbe, c’est l’arbre qui cache la forêt, car derrière cette façade se trouvait l’une des banques les plus sur de New York, le genre d’endroit que les riches adorent pour cacher leurs argents. En effet la salle du coffre se trouvait au deuxième sous sol et on ne pouvait y accéder que grâce à un ascenseur à reconnaissance optique et la porte du coffre ne pouvait être ouverte que dans certains créneaux horaires. Et si le générateur électrique auxiliaire était si peu protéger, c’était parce que sans électricité, on avait plus d’ascenseur donc aucun moyen de descendre mais surtout parce que la porte du coffre se verrouillait pendant six heure. Donc oui, cette banque malgré son apparence était l’une des mieux protégés mais tout cela ne servait à rien face aux deux mutants, eux ils iraient directement dans la salle du trésor qui se trouvait a huit mettre en profondeur.

Lorsque le mutant a l’avant se retourna vers son partenaire, d’un simple regard ils étaient lancés et il n’était plus question de faire machine arrière. Ils enfilèrent une cagoule noire et Zax ajouta une masque de protection histoire d’avoir la classe, un masque au fond blanc avec le signe du dollar imprimé partout sur le masque en petit et de toute les couleurs, au niveau des yeux il y avait des larmes de sang et sur la bouche se trouvait un billait de vingt dollar. Booker ne fit pas attention a cela mais Elodie le félicita pour l’originalité du masque, Hollywood aimait bien se genre de fantaisie donc pourquoi s’en privé ? Pendant que Booker s’occupait du générateur d’électricité, lui il vérifia que son gilet par balle sous sa veste était bien en place, ensuite il vérifia son pistolet et son fusil d’assaut, un g36c qu’il c’était procuré au cas où ca se passerait mal. Il espérait ne pas avoir à l’utiliser mais on ne savait pas comment cela pouvait se dérouler et malgré leurs pouvoirs, Zax refusait de prendre de risque. Elodie leur souhaita bonne chance avant de dire plus doucement pour Hollywood de faire attention. Lorsque les deux hommes sortirent du hummer, ils eurent à peine le temps de toucher le sol qu’ils se fondaient déjà dans l’Ombre de la voiture. La nuit était vraiment son terrain de jeux, les hommes essayant de repousser les ténèbres à tout prix, ils créaient des Ombres absolument partout, une chance pour lui. Dans la banque c’était la même chose, elle était plongée dans les ténèbres de la nuit et seules les lampes torches des gardiens créaient encore de la lumière. Deux au rez-de-chaussée et un au dernier sous sol au niveau du coffre, exactement comme prévu. Dans le monde des Ombres, Zax observait la fenêtre créé par la torche du garde et au bureau juste devant lui… il ne pouvait pas se permettre de réapparaitre face à lui, il attendit quelque seconde, le pauvre homme bloqué dans le noir était entrain de faire les cents pas tout en contactant grâce a sa radio ces collègues. Le mutant était prés à réapparaitre a la moindre occasion, il attendait juste qu’une Ombre se créer et que le gardien regarde ailleurs, Zax n’aurait aucun mal à l’avoir mais moins on en savait sur la façon dont les voleurs étaient rentrées et plus ils seraient en sécurité. Son passage au dernier niveau se fit lorsque le garde se rassit a son bureau en posant sa lampe juste devant lui, le pot contenant les crayons se trouvait juste devant et il projeta sur le mur a l’autre bout de la pièce une grande Ombre. A ce moment la les deux gardes au dessus se firent assommer par derrière tandis que les deux mutants surgissaient au deuxième sous sol et qu’une tentacule d’Ombre venait de projeter violemment le garde contre le sol, l’assommant a son tour. Zax souffla un moment et se massa les tympans, il avait encore beaucoup de ressource mais manipuler des Ombres a deux endroits a la fois tout en sortant de « l’autre coté » avec Booker, ce n’était pas une chose facile a faire.

- Maintenant c’est a toi de jouer, ouvre nous la porte.

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Booker Banks
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MessageSujet: Re: Dans les règles de l'art [Pv Zax Fried - Booker Banks]   Lun 25 Juil 2011 - 15:12

« - Tu as déjà neutralisé les gardes Zax ? lui demandais-je plus par habitude que par doute. Même celui qui est à l’étage ? »

L’intéressé me le confirma d’un hochement de tête. Dans l’ombre, de l’autre côté comme on se plait à l’appeler, nous avions déjà fait nos repérages. Trois gardes seulement pour assurer la sécurité dans cette banque. Cela semble peu, mais par soucis de discrétion, la banque ne pouvait se permettre d’engager plus de trois misérables gardes.

« -Maintenant c’est à toi de jouer, me dit-il en se massant les tempes, ouvre nous la porte. »

« -Tu as raison, assez perdu de temps comme ça. » lui répondis-je.

Ce séjour dans les entrailles des ténèbres, dans cette autre dimension obscure, donnant sur la nôtre uniquement par des fenêtres imperturbables, imperméables à mon don et aussi impénétrables sans l’accord de Zax semblait avoir duré une éternité. L’impatience nous avait gagnés en voyant les gardiens trainer dans les couloirs en bêlant dans leurs talkies comme de pauvres brebis effrayées. La ronde infructueuse se finit dans un honnête soupir de soulagement. Et c’est presque guilleret qu’un des gardes s’installa confortablement sur sa chaise, les mains derrière la tête et les pieds sur le bureau. Ce brave neuneu avait posé sa lampe torche sur son bureau avec un peu trop de zèle, et la voilà qui à présent roulait d’un air nonchalant pour finalement venir se faire éclipser par un magnifique pot de crayon fabrication artisanale : une boite de conserve qui contenait autrefois des haricots de verts premiers prix. Une magnifique ombre portée sur le mur nous offrit un passage convenable, un bon retour à la surface et avant d’avoir eu le temps de dire ouf, les pieds de la chaise du garde se dérobèrent, volés par une ombre invisible et le garde tomba lourdement en arrière sur le carrelage. Aller simple direction les étoiles.
Je pris tout d’abord la peine d’emprunter la lampe torche du garde afin d’éclairer la voie le temps nécessaire pour notre larcin. Ce serait dommage de se retrouver coincé dans la banque tout ça parce que nous avancions en aveugles. Ensuite je me remémorais le plan de la banque. Depuis la salle des gardes, passable obligé avec contrôle des métaux voire fouille au corps pour les intimes, il y avait 3 autres contrôles de sécurité pour accéder au butin convoité. Privé d’électricité, le contrôle rétiniens et les lasers n’étaient plus un obstacle, seul demeurait le problème posé par le coffre lui-même. Un modèle très complexe avec doubles serrures digitales, activant par un système de piston et d’engrenage qu’on pourrait comparer à un chef d’œuvre de Rembrandt ou pour les plus poètes à une symphonie de Beethoven, bref pour moi un vrai casse-tête. L’étudier en détails avait failli faire capoter toute notre entreprise. Je me souviens encore aujourd’hui de cette soirée où agacé, comme vaincu par le mécanisme je déclarais d’une voix que j’aurais voulue plus zen à Zax :

« - Ça ne sera jamais prêt à temps, cette serrure est trop complexe, je n’arriverais jamais à synchroniser mes mouvements le moment venu ! »

Je me souviens de sa réponse qui m’avait bien fait rire ce jour-là sans que je n’en saisisse toute l’amplitude.

« - Si ça te pose un problème, prend le par l’autre bout. »


De longues heures de méditations furent encore nécessaires pour vaincre enfin les ingénieux ingénieurs qui avaient mis au point cette merveille. Une longue conversation avec moi-même qui avait finalement aboutie : prendre le problème par l’autre bout… A quoi sert une porte au juste ? A dissimuler des choses. Visualiser des choses, ou prononcer une phrase magique pour ouvrir une porte n’était sans aucun doute la solution que dans les contes de Perreaux. Très bien, il me fallut une autre piste : que se passe-t-on lorsque l’on ouvre une porte ? Ça peut faire du bruit mais c’est sans intérêt, ça fait un espace dans lequel on peut passer, mais faire un trou dans une porte blindée n’est pas chose rapide et aisée, surtout dans un tel modèle. Continuons, nous tenons le bon bout : quel est la différence entre une porte ouverte et pas de porte du tout ? Aucune … Donc pourquoi ne pas enlever la porte plutôt que de l’ouvrir ? Eurêka, je m’étais alors précipité sur mes plans et après vérification, la porte n’était pas fixée au bâti par de simples charnières, non, a aurait été trop simple, mais par un deuxième système tout aussi complexe qui maintenait la porte à la plaque d’acier directement vissée dans le bâti…. Ce problème semblait sans solution lorsqu’enfin elle s’offrit à moi. Et c’est en me tapant le front de la paume de la main que je songeais comme une évidence que cette plaque en acier serait extrêmement simple à décoller.
Ainsi donc tout était prévu, tout était joué d’avance. Zax et moi étions une équipe bien rodée, qui n’en était pas à son coup d’essai, il était donc normal que rien ne sois laissé au hasard dans une œuvre aussi risquée, dans un domaine aussi dangereux que celui de jouer les Arsène Lupin.
Aussi nous prîmes la direction du coffre, en poussant simplement les portes de hautes sécurité qui serait resté fermées si le champ électrique de forte intensité qui les maintenait de façon coutumière constamment hermétique ne c’était tût en même temps que l’électricité. Visiblement cette banque n’avait pas l’habitude des cambriolages, il était aussi simple de s’y infiltrer que de planter un couteau dans du beurre.

Et c’est comme par magie que les vis se mirent à tourner toutes seules dans leurs supports et que quand nous arrivâmes enfin devant le coffre, celui-ci s’ouvrit dans un théâtral :

« -Sésame, ouvre-toi. »

Lentement, pour garder le suspens, la porte basculait. Peu à peu nos yeux s’emplissaient de verdure à la lumière de la lampe torche.

PS : color = #99CCFF
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