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 Des souris et des mutants [Alice]

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MessageSujet: Des souris et des mutants [Alice]   Ven 29 Juil 2011 - 22:34

Quelques jours avaient filé depuis la nuit où Warren Worthington avait donné son feu vert, et Ludwig les avait utilisés pour déambuler dans les couloirs de l'institut. A sa grande surprise, on avait pour le moment rien exigé de lui, aucune forme de paiement ni d'inscription. On se contentait de le laisser traîner, on lui avait même trouvé une petite place dans un dortoir. La plupart du temps, on ne faisait pas attention à lui. Il fallait dire que les mutants ici étaient si nombreux ! Le jeune homme pensait que les gens d'ici étaient vraiment accueillants, et parallèlement, il se réadaptait rapidement à l'époque, retrouvant les codes de la politesse et de la morale actuelle. Il sentait bien néanmoins qu'aussi parfaite pouvait paraître la situation, il avait pour atteindre ses objectifs laissé derrière lui comme une grosse trace de bave. Une sorte de morve discourtoise qui restait malheureusement insensible à tous les arts ménagers.

De ce gluant immonde, il ne connaissait que le nom de famille : Sherman, mademoiselle Sherman comme s'était plu à l'appeler le X-men ailé. Le matin qui avait suivi son entrée dans l'établissement, il avait été persuadé qu'elle avait rapporté leur rencontre en termes peu élogieux à tous les élèves qu'elle avait pu croiser... ce qui expliquait à merveille les problèmes préliminaires de sociabilité auxquels il avait dû faire face. Quoiqu'en grande partie causés, il le savait, à sa temporaire impertinence, l'hypothèse n'avait pas tout à faire disparu de son esprit, et il prit sans plus tarder la décision d'y remédier. La solution la plus simple était de se faire pardonner par la commère potentielle. Malheureusement, elle ne semblait réellement pas être quelqu'un de facile à convaincre, les belles paroles qu'il avait déployées alors n'avaient pas eu beaucoup d'effet sur elle.

Mademoiselle Sherman était donc une jeune fille américaine, et comme toutes les jeunes filles américaines, l'adolescent les voyait comme un peu superficielles et matérialistes. C'était tout trouvé, pour la consoler, il lui fallait un cadeau. Un présent qui, si possible, la faisait se sentir unique, pour suivre les conseils prétendument avisés du pamphlétaire français Jules Renard. Pour ce genre de choses, Ludwig possédait un talent hors du commun.

Il est deux heures de l'après-midi quand le mutant se cale dans un dossier et allume un des ordinateurs mis à disposition dans la salle de détente. Faisant défiler les pages du web à toute vitesse, il arrive sur un site qui lui a toujours été d'un grand secours et qu'il voit comme étant l'un des plus grands apports du XXIe siècle, pouvant même résumer la raison de la plupart de ses passages des années 2000 : Wikipédia. Il était tellement facile, naturel, agréable, de consulter cette banque de savoir numérique aux articles collaboratifs extraordinairement complets. Bien plus en tous cas que de fouiller dans une obscure bibliothèque à la recherche d'une encyclopédie morne, écrite et relue par une poignée de savants dont la pédanterie orgueilleuse avait pour seul rival le nombre de leurs erreurs. Bref, il songeait alors à aller récupérer un joyaux quelconque, mais il douta soudain de l'intérêt qu'une dame moderne porterait aux pierreries d'un autre âge. Pour lui, elles n'avaient pas grande valeur, et ne voulant commettre de faute, il passa. La magie du web le guida plutôt vers la page des animaux disparus.

L’Australie du début du XIX se révéla plus hospitalière qu'il ne l'aurait cru. En dehors des horreurs venimeuses dont il avait pris l'habitude en Afrique, aucun super-prédateur plus grand qu'un chien. C'était plutôt rassurant. Le plus dur fut de se confectionner une cage en canne-à-sucre et surtout d'attraper un des gros mulots qui constituaient son objectif. Ils se déplaçaient par bonds, ce qui les rendait assez imprévisibles. Quelques écorchures et une bonne dose de frustration plus tard, Ludwig n'était toujours pas parvenu à mettre la main sur un seul spécimen. La chance lui sourit tout de même quand il repéra une souris-kangourou au déplacement un peu courbe, une de ses grandes pattes repliée sous son ventre blanc. Un peu moins imposant que les autres, c'était sans doute un individu pas encore arrivé à maturité, mais qui connaissait déjà de nombreux tracas. Après un examen anatomique, il en déduit qu'il s'agissait d'un mâle, et que le membre défaillant était probablement brisé. Il le casa avec précaution entre les barreaux végétaux et s'en retourna, assez soulagé.

Le jeune homme réapparut dans un coin isolé du parc, par chance il n'avait pas dépassé l'enceinte. D'un bon pas, il se dirigea vers le bâtiment, son cadeau tenu à une main dans son dos. Il ne restait plus qu'à trouver Sherman.
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Alice Sherman
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MessageSujet: Re: Des souris et des mutants [Alice]   Sam 30 Juil 2011 - 17:49


A deux heures et demie de l’après-midi, Alice sortait de son cours de musique accompagnée par plusieurs de ses camarades. Ils discutaient joyeusement de leur compositeur préféré en se taquinant. Alice aimait beaucoup ce cours. Il s’agissait surement de son cours préféré après la littérature. Après tout elle n’avait pas vraiment de difficulté à jouer du violon, son instrument de prédilection, puisqu’elle en jouait depuis son plus jeune âge. Un de ses camarades la traitait souvent de tricheuse pour rigoler. On pouvait dire qu’il y avait vraiment une bonne entente dans ce groupe et s’est cela qu’Alice appréciait et cherchait en plus de pouvoir continuer à jouer.

Après avoir salué ses amis d’un geste amical, la jeune fille sortait par l’une des portes pour se retrouver dans le parc. Un endroit reposant dans lequel Alice adorait se promener les après-midi du samedi. Tout en remontant l’allée principale, elle aperçût un jeune homme qu’elle avait rencontré quelques jours auparavant. Il ne pouvait s’agir que de cet adolescent qui l’avait pris en otage dans la salle de bain. Alice réfléchit quelques secondes avant de le rattraper. Elle marchait en essayant de faire le moins de bruit possible pour savoir où il comptait se rendre avec ce pas décidé.

A environ trois mètres de lui, elle lançait d’une petite voix grotesque :

« Salut ! »

Tout en continuant d’avancer, Alice remarquait le petit animal chétif emprisonné d’une cage improvisée. Elle souriait amicalement au jeune homme en reprenant la parole d’une voix plus convenable.

« Tu te souviens de moi ? Je ne crois pas que nous avons été présentés la dernière fois… Je m’appelle Alice. »

La jeune fille préférait employer le tutoiement parce qu’extérieurement il avait à peu prêt le même âge qu’elle. Et puis, ils s’étaient déjà rencontrés donc le vouvoiement n’était plus vraiment de rigueur. Mais cela n’est valable qu’au vingt-et-unième siècle surement. Un sourire joueur attaché aux lèvres, Alice se demandait comment il allait pouvoir réagir après ce tutoiement improvisé. Espérons juste qu’il ne réagisse pas aussi violemment que la dernière fois. La jeune demoiselle continuait dans sa lancée en exprimant sa curiosité.

« Je me demande quel est cet animal que tu caches ? On dirait une souris mais je n’ai jamais encore vu cette espèce… Tu l’as trouvé dans le parc ? »

A peine une minute après avoir prononcé sa dernière question, la pluie se mêlait au silence des alentours du parc. Alice regardait quelques secondes son interlocuteur avant de courir à l’intérieur du bâtiment le plus proche pour se protéger de la pluie devenue plus violente. Ne regardant même pas s’il était venu avec elle, la jeune fille lâchait :

« Waw ça fait longtemps que j’ai pas prie une douche aussi violente. »

Alice se mit alors à rire toute seule en regardant les autres élèves qui se promenaient également dans le parc il y a encore deux minutes, venir se réfugiaient en courant par d’autres portes qui menaient à l’intérieur de l’institut. Elle était encore une fois dans une situation gênante en sa compagnie. Cette fois si trempée jusqu’aux os mais là, elle n’y pouvait vraiment rien. Alice ne contrôlait pas la météo malheureusement. Elle n’aimait pas être interrompue de la sorte mais on ne peut pas en vouloir à ce jeune homme. * Je ne pense pas qu’il contrôle la météo en plus de pouvoir voyager dans le temps * réfléchissait-elle en contemplant les gouttes d’eau qui perlaient sur la vitre.

Ce n’était pas qu’il faisait franchement froid mais mouillée comme elle l’était et seulement vêtue d’une robe d’été, Alice grelottait légèrement. Elle espérait que la pluie s’arrête rapidement pour pouvoir aller se sécher au soleil mais visiblement la pluie ne voulait pas s’arrêter dans l’immédiat.
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MessageSujet: Re: Des souris et des mutants [Alice]   Lun 1 Aoû 2011 - 5:10

Levant un sourcil interrogatif, Ludwig jeta un regard intrigué à la jeune fille qui venait de passer devant lui. Il ne s'attendait pas à la trouver si facilement dehors, surtout que le temps était plutôt gris, prompte à lâcher l'averse pour qui savait l'étudier, mais ce n'était pas vraiment l'objet de sa surprise. Le soir où il lui avait parlé la dernière fois, elle tenait un discourt fort assuré de la façon difficile de gagner le pardon d'autrui... et aujourd'hui, quelques jours après, elle le saluait de bon cœur, comme si de rien n'était. Ils auraient tout aussi bien pu se rencontrer brièvement au cours d'un repas d'amis qu'il n'aurait pas imaginé une réaction différente. Quoi qu'il ne doutait pas de la nature artificielle d'une telle réaction, il se sentit bien loin du temps des théoriciens qui, dès qu'une parole de science avait l'audace de s'aventurer hors de leur bouche, s'y accrochait et n'en changeait plus jamais. Cette forme d'inconstance, qu'elle fut le fait du caractère de son interlocutrice ou plus simplement de sa jeunesse, le tenait dans une forme d'intérêt, teinté de prudence, incertain de ses véritables intentions. La stupeur du mutant était audible, quand il répondit :

-Ouais... hé... salut ! Kärinä, mais je l'ai déjà dit, j'crois.

Le tutoiement n'existait bien sûr pas dans la langue de Shakespeare, mais il sentait tout de même une certaine familiarité dans le ton de la jeune fille, aussi en avait-il fait de même. Il était beaucoup plus adroit également pour faire correspondre son langage à celui qu'il avait entendu au cœur de la jeunesse de l'institut que lors de leur première entrevue. Ludwig reprit une posture plus droite, oubliant qu'il tenait derrière son dos la cage, et la fit passer un peu sur son flanc, ce qui la révéla quelques instants aux yeux d'Alice. Le temps qu'il la dissimule à nouveau, elle avait été découverte.

-Ah, ça, non, pas dans le parc, non, en plein New York, ce serait assez bizarre. En fait, c'est une espèce...

Une pluie battante et soudaine l'interrompit, et bien qu'il ne craignait pas le crachin, ça ne semblait pas être le cas de la majorité des élèves, qui se précipitèrent avec chahut dans le hall. Son interlocutrice elle-même se dirigea à grands pas vers un endroit abrité, et le voyageur n'eut pas d'autre choix que de la suivre. Il n'accompagna pas sa fuite d'un trop vif et visible effort, mais il se retrouva néanmoins à ses côtés tout aussi rapidement. Il laissa aller sur ses lèvres un sourire compatissant pour la jeune fille qui n'avait pas prévu une tenue plus imperméable. Lui portait les mêmes vêtements qu'à son arrivée, il en avait changé durant la semaine pour les faire laver, puis les avait repris lors du voyage. Seule la coiffe était restée dans la chambre qu'on lui avait prêtée, excessivement chaude pour les déserts d'Australie et voyante dans les couloirs de l'établissement.

-Tant que ce n'est que de l'eau... Il reprit. C'est un animal qu'a disparu il y a cent ou cent-cinquante ans, je sais pas exactement. Il vient d'Australie.

Il fit passer l'objet entre-eux, et contempla son protégé. Il ne semblait pas avoir trop mal vécu le transport, il était pourtant un peu paniqué et cherchait par intermittence à s'évader. Il avait commencé à grignoter certains barreaux. Ludwig accordait à cet instant plus d'attention à la souris qu'à Alice, toutefois, il tourna les yeux vers elle pour lui tendre l'emballage.

-J'espère que tu aimes les animaux, parce que c'est, ben, pour toi. Tu es l'heureuse détentrice du seul spécimen vivant de cette race là.
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Alice Sherman
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MessageSujet: Re: Des souris et des mutants [Alice]   Ven 5 Aoû 2011 - 18:17

Alice était agréablement surprise. Kärinä ne paraissait pas tout à fait le même jeune homme. Surement moins nerveux bien sûr mais il semblait un peu plus timide qu’à leur première rencontre. Cela n’était pas pour déplaire à Alice mais elle ne pensait pas qu’il pouvait être comme ça. Elle l’écoutait raconter l’histoire de ce petit animal avec beaucoup d’attention, gardant un sourire sincère aux lèvres. Alice se sentait un peu en position de force face à lui mais elle ne savait pas vraiment pourquoi. Peut-être en découvrant cette timidité qu’elle ne connaissait pas ou en entendant une certaine hésitation quand il s’adressait à elle.

Il disait que cette petite chose craintive n’existait plus depuis cent, voir cent-cinquante ans et qu’il vivait à l’origine en Australie. Puis Kärinä lui tendait la cage qui contenait la souris en affirmant qu’elle était en sa possession à présent.

« Mais en Australie il fait plus chaud qu’ici et… et si toutes ces créatures sont mortes depuis cent ou cent-cinquante ans alors ça veut dire qu’il est seul au monde…» disait-elle tristement. « Et pourquoi tu m’offres une souris ? Je n’ai jamais eu d’animal de compagnie alors je ne sais pas si je pourrai m’en occuper convenablement… Je ne voudrais pas qu’elle meurt à cause de moi. »

Alice paniquait avec cette cage entre les mains. Elle regardait cette souris d’un genre spécial si mignonne mais aussi fragile apparemment. Puis elle remarquait qu’elle était blessée à une patte. La jeune fille imaginait alors que peut-être, Kärinä savait s’occuper de cette souris alors pensait lui proposer de s’en occupait avec elle.

« On pourrait s’en occuper ensemble si tu es d’accord bien sûr. J’ai peur de ne pas savoir la soigner et je ne sais pas ce que ça mange les souris de cette espèce… » Proposait Alice en relevant les yeux vers son interlocuteur.

Ca pouvait être aussi un moyen pour tisser des liens d’amitiés entre eux. Il fallait bien tenter de toute façon elle ne pouvait rien perdre… à part peut-être cette souris si elle ne la nourrissait pas comme il fallait mais bon, là il ne s’agissait pas de la souris mais d’Alice et de Kärinä. Alice se calmait un peu et dans un excès de curiosité, elle osait lui poser une question un peu déplacée par rapport au sujet de conversation : la souris.

« Tu viens d’où ? Enfin je demande ça parce que Kärinä ce n’est pas vraiment un prénom qu’on entend souvent aux États-Unis. Les garçons s’appellent plus Jason… Brandon… Tom… etc. ça finit pas souvent par un ‘a’ »

Alice gardait le silence une minute environ puis elle reprit la parole pour lui poser une autre question.

« Pourquoi tu es venu au vingt-et-unième siècle ? Je pense qu’il y a d’autres siècles qui sont beaucoup plus intéressant. Ce n’est que mon avis bien sûr mais si j’avais ton pouvoir je ne viendrais jamais à cette époque ! »

* Arrête de parler tu vas l’agacer * imaginait-elle. A cette pensée, Alice eut un mouvement de recule et elle perdit son sourire. C’est vrai, à trop poser de questions il allait peut-être en avoir assez et s’en aller. Ce n’était pas ce qu’elle voulait ! Ca non…

« Excuse-moi, je deviens agaçante avec mes questions » Chuchotait-elle d’une voix si base qu’on aurait pu croire qu’elle ne l’avait jamais dit.
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MessageSujet: Re: Des souris et des mutants [Alice]   Mer 10 Aoû 2011 - 2:54

L’apitoiement de la jeune fille fit sourire gentiment le mutant. Il n'avait de base pas d'irrésistible compassion pour la condition humaine, mais qu'on s'inquiète sincèrement de la solitude d'une souris le dépassait un peu. Il ne comprenait pas qu'on puisse réellement s'en faire pour ce qu'un être au cerveau si petit ne sera probablement pas en mesure de réaliser. Seuls les désirs élémentaires de reproduction du mulot pouvaient poser problème, mais Ludwig aurait parié qu'il pouvait parfaitement s'accoupler à une espèce plus commune, même si leur union restait inféconde. De toute façon, beaucoup de chiens ou de chats étaient castrés sans que cela ne pose de problème. Non, décidément, il n'aimait guère prêter des traits humains à ce qui n'en était pas. Les animaux étaient des individus bien moins agaçants que les hommes sur de nombreux points, et en tout cas, beaucoup plus facile à contenter. La bêtise est parfois une bénédiction. Il se gratta le menton, semblant réfléchir, puis répondit à son soucis.

-Hm. Pas tant que ça, certaines nuits, il gèle même en Australie. Dans un habitat conditionné comme l'institut, il devrait bien se porter. Et puis, ce genre de bestiole a toujours été plus ou moins résistant au climat. Avec sa patte, dans la nature, elle serait morte de toute façon, t'as pas à t'en vouloir quoi qu'il arrive.

Le jeune homme se racla la gorge. Il n'avait pas prévu que ce cadeau pourrait se révéler être une entrave supplémentaire. Il préféra d'abord se justifier, assez honnêtement, du pourquoi il lui avait amené un tel présent. C'était une question plus simple à satisfaire.

-J'ai pensé que ça te ferait plaisir ; un genre de prestige, posséder une forme de vie unique. Y'a sûrement des amphis de mammalogistes qui débourseraient une fortune pour mettre la main dessus. A mon avis, elle mange un peu de tout, elle ne doit pas être bien différente d'un rat. Pour s'en occuper en revanche... Je veux bien te donner un coup de main au début, mais je compte pas rester ici bien longtemps, je voyage, tout ça... Mais si elle ne te plaît pas, je peux la renvoyer en Australie.

Le reste de ses interrogations était d'ordre plus commun, presque une formalité après les débats éthiques qu'il avait livré avec des juifs pendant la seconde guerre mondiale.

-Ah ? Joshua, Thomas, Lucas ? C'étaient des prénoms à la mode dans les années 90, mais peut-être plus pour ta génération... J'viens de Finlande, du moins, au départ. Un joli pays où il ne se passe pas grand-chose.

Ludwig éclata de rire après qu'Alice ait évoqué le malheur de son propre siècle. Il avait souvent entendu de telles paroles, car son pouvoir donnait aux gens l'impression qu'ils pouvaient s'évader. A sa connaissance, seul Voltaire était bien conscient que son Europe du XVIIIe, tout aussi despotique et imparfaite qu'elle fut, serait encore celle qui lui siérait le mieux.

-Oh non, crois-moi, on est jamais plus à l'aise que dans son époque. Tu pourrais parcourir tous les temps à ta guise, jamais tu ne te trouveras plus à ta place que maintenant, en 2011. C'est culturel, on n'y peut rien. Ce n'est pas toi qui me reprochais, enfin, notre rencontre ? Son sourire s'élargit. Alors surtout, n'essaie pas de remonter plus de 100 ans en arrière. Enfin, je ne vois pas ce que tu peux reprocher à ton siècle, la mutation, la médecine, la prospérité, la sécurité, l'insouciance... L'herbe est toujours plus verte les années d'avant, pas vrai ? Si tu y tiens, je t’emmènerais y faire un tour, mais je t'assure que tu ne voudras pas rester.
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MessageSujet: Re: Des souris et des mutants [Alice]   Ven 12 Aoû 2011 - 19:48

Le jeune homme tentait de rassurer Alice, ça se voyait. Mais alors pourquoi rester aussi indifférent ? On dirait que toutes les tentatives de rapprochement plus ou moins subtiles d’Alice ne changeraient rien. De toute façon c’était presque sûr. Il ne semblait pas l’apprécier alors à quoi bon l’embêter plus longtemps. Alice voulait partir avant de dire d’autre bêtise mais il continuait à lui parler. Kärinä disait voyager et qu’il ne resterait pas longtemps. Elle ne relevait pas. Après tout il fait ce qu’il veut. Alice n’allait tout de même pas lui demander de rester alors qu’il ne faisait aucun effort pour agir de façon plus sympathique. Et puis quoi encore ? Elle n’avait pas besoin de lui pour être heureuse. On n’a pas besoin d’une personne qui vous agresse dans la salle de bain alors que vous n’avez absolument rien fait. Et sa souris bizarre ne changerait rien à ce qu’il avait fait. Il ne méritait pas qu’elle lui accorde autant d’importance. Personne ne mérite de subir une telle agression alors que vous essayez d’être gentil.

« Je comprend pas pourquoi tu fais ça. J’aurais pu ne jamais te revoir ça aurait été pareil. Figure toi que je n’ai pas besoin de toi. Je demanderai à quelqu’un d’autre pour m’aider. Retourne en Finlande tu seras bien plus heureux là-bas ! Oh et puis ne m’approche plus ça ne t’avancera à rien ! »

Alice tournait les talons et elle avançait de quelques pas dans le couloir sombre de l’institut. Apparemment il ne savait pas comment agir avec les filles. Pourtant, Alice aurait cru qu’avec son pouvoir il aurait pu avoir de l’expérience. Sans importance me diriez-vous puisqu’elle vient de le rejeter. Alice savait que ce n’était pas vraiment la réaction à avoir mais elle en avait accès. Elle l’avait rejeté ainsi pour voir s’il reviendrait. La jeune fille se disait que s’il revenait vers elle c’était bien mais ça ne changerait pas grand-chose. Il partirait dans d’autres siècles et ne reviendrait peut-être jamais dans le sien. Alors, à quoi bon se morfondre ? C’était du gâchis de s’inquiéter pour un être comme lui. Il ne le méritait pas. S’il voulait du réconfort il pouvait bien aller séduire des filles à la cour de Louis XVI ou pas.

Mais Alice ne pouvait pas s’évader de cette façon. Tout ce qu’elle pouvait faire c’était allé trainer dans les bars de New York à la conquête des déboires qui n’étaient pas de son âge. Elle ne s’en priverait pas le soir même si l’envie lui venait. Tant pis si elle avait des ennuis avec les x-mens ensuite. Elle expliquerait qu’elle ne se sentait pas bien et qu’elle avait besoin de « s’amuser ». Et puis, s’ils étaient trop pesant Alice fuguerait voilà tout. Après tout ils n’étaient pas ses parents et ils ne faisaient pas partir de sa famille. Elle retournerait à La Nouvelle-Orléans et elle vivrait sa vie sans eux. Rien ne pouvait la rendre plus heureuse que de retourner là-bas. Mais la demoiselle savait qu’elle n’avait pas le droit, enfin légalement lors ses déplacements elle devait être accompagné par une personne majeure. Donc, jusqu’à ses vingt-et-un ans Alice était coincée à New York à moins qu’un adulte accepte de l’accompagner. C’était peine perdue, elle le savait.

Alice baissait la tête et elle aperçut la petite souris dans la cage. C’était exactement ce ressenti qu’elle avait, elle se sentait enfermé dans une cage. Personne ne pouvait la libérer puisque la clé s’était perdue dans ses souvenirs. A moins que Kärinä ne lui permettait de la retrouver… Il pouvait la ramener au prêt de ses parents une dernière fois s’il le voulait mais allait-il encore accepté après qu’elle l’a rejeté ? Et puis cette clé était-elle vraiment enfuit dans des souvenirs aussi lointains ? Alice ne le savait pas vraiment… Elle savait juste qu’elle serait heureusement de revoir ses parents et de pouvoir enfin leurs dires au revoir à sa façon.
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