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 Non serviam. [PV Warren Worthington]

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Matthew Coffin
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MessageSujet: Non serviam. [PV Warren Worthington]   Dim 13 Nov 2011 - 20:02

-Monsieur Coffin, vous parlez de revitaliser les capitaux internationaux présents au sein de la ville de New York, mais avec quels moyens ?
-Mademoiselle, je n'ai pas peur d'aller là où se trouve l'argent : Japon, Russie, Arabie Saoudite... Le bon vieux temps du partenariat européen est bel et bien fini. Pour des raisons purement électorales le maire actuel a préféré éviter tout contact avec Dubaï et la Russie, je ne suis pas de cet avis. Les new-yorkais veulent des emplois plus stables et mieux rémunérés, ils veulent une police digne de ce nom qui méritent leurs impôts, tout cela passe par une effectivité de l'investissement international à New York. Navré, plus de question pour le moment...

Imperturbable derrière ses lunettes de soleil, Yamamoto ouvrit la portière de la limousine, repoussant de sa main libre les quelques cameramen et perchistes assez téméraires pour m'emboiter le pas.

-Alors, ton verdict ? demandais-je en attachant ma ceinture de sécurité tandis que la voiture s'élançait dans la circulation new-yorkaise.
-Je n'ai pas pu assister à la conférence de presse, alors je peux pas en dire grand chose...
-Je ne te parlais pas de ça, Yamamoto, le coupais-je en soupirant. Je t'ai délégué les pleins pouvoirs toute la mâtiné pour les négociations. Il doit bien y avoir un résultat ?
-Absolument, se reprit-il. Les russes de Brighton Beach marchent avec nous, même s'ils n'ont pas appréciés que vous soyez absent.
-J'avais un peu autre chose à faire...
-Quant à Suarez il est d'accord pour 22 000 le kilo, mais pas un cent en dessous.
-Dis-lui que c'est d'accord, répondis-je, un peu pensif. On ne tient pas à le vexer. Et pour le Cheikh ?
-C'est encore un peu tôt pour lui. Il donnera sa réponse jeudi.
-Parfait. Concernant Suarez tu lui vires les fonds au plus vite, il faut que notre marchandise s'écoule avant le début de la semaine prochaine. En expulsant les italiens nous avons créé un vide : nous devons le remplir avant la concurrence. Tu commenceras par le Queens et le Bronx avec des doses à 50 dollars le gramme.
-Je préviens Alberto immédiatement. Au fait, Warren Worthington a demandé à vous voir au plus vite. Il attend en ce moment à l'Astoria, il semblait... impatient.
J'ai haussé un sourcil étonné.
-Ce n'est pourtant pas son genre.
-Ça veut dire quoi, patron ?
J'avoue que plusieurs scénarios peu enviable me traversèrent l'esprit.
-Soit il veut discuter de mon statut d'employé de la Worthington Industries par rapport à la campagne municipale, soit il sait que je ne suis pas si blanc que ça et il veut me faire chanter ou me faire arrêter. Ou tout autre chose, mais quoi ?

Je me suis tortillé sur la banquette afin d'atteindre la vitre de séparation du véhicule.

-Henry, nous n'allons plus chez Vladimir, ramenez-nous à l'Astoria.
-Tout de suite, Monsieur Coffin.

Tout en me rasseyant je tentais de deviner pour quelle raison le X-Men souhaitait me voir. Yamamoto était un pessimiste de nature, une phrase anodine de la part du mutant aurait pu tout à fait inquiéter mon bras droit, ça n'aurait pas été la première fois ; mais j'en doutais.

D'une façon quasi mécanique mes pensées retracèrent les moindres indices qui pourraient me faire tomber de l'autre côté de la loi, celui avec des barreaux aux fenêtres. Mais contrairement à ces mafiosi du New Jersey je n'enterrais pas de cadavre dans mon jardin, les seules preuves d'activités frauduleuses étaient bancaires et je payais assez cher Vladimir, mon comptable véreux, pour que toutes mes sommes gagnées sur sol américain soit aussi blanche qu'une colombe. En vérité la fortune que j'avais amassée en tant que malfrat existait bel et bien, mais elle reposait en Suisse, un pays qui avait une saine méfiance de l'interventionnisme d'Etat et de la collaboration avec les organismes policiers internationaux. C'est aussi pourquoi les entreprises de Monsieur Coffin, si elle brassait des sommes relativement importantes n'étaient pas les premières parmi les grandes industries new-yorkaises : elles étaient propres. Ce qui en disait long sur l'honnêteté de ceux qui me dépassaient...

En vérité, me repasser en détails les diverses transactions que j'avais effectuées au court des six derniers mois ne servaient strictement à rien, je les avais suffisamment étudiées sur le moment. Les tournant et les retournant dans tout les sens, comme un ébéniste travaillant le bois, afin d'être sur et certain de n'oublier aucune imperfection.


-Il sait peut-être... pour Katherine Pryde.

Yamamoto avait hésité à le dire, comme si le sujet touchait au satanisme ou à la magie noire. Il eut droit à l'une de mes claques sèches sur le haut du front.

-C'est avec cet état d'esprit que tu comptes me succéder ? demandais-je sèchement. On dirait une de ces vieilles folles ménopausée vivant en banlieue et qui sursautent dès qu'une voiture passe dans la rue. Tu sais pourquoi on m'appelle ''le Froid'' ?
-Oui...
-Alors tâche de ne pas l'oublier et prend exemple.

Je faisais confiance aux X-Men en terme de vengeance. Ils n'étaient pas du genre à élaborer un traquenard improbable par le biais de gens de confiance. S'ils découvraient que j'avais ordonné l'assassina de la mère de Katherine j'étais persuadé de sentir l'adamantium traverser mon ventre plutôt que de recevoir un appel du Professeur Xavier me conviant un diner fumeux dans le restaurant désert d'un quartier coupe gorge.

Nous sommes arrivés à l'Astoria trop vite à mon goût, mais peut-être était-ce la preuve d'une pointe d'inquiétude que je tentais de cacher à moi-même. Je tentais de me persuader du contraire et sortis sans regret de la limousine.


-Tu restes là Yamamoto, ordonnais-je en voyant le yakuza m'imiter.
-Mais si...
-Si quoi ? S'il décide de m'offrir un saut sans parachute sur Central Park ? Ce n'est pas son style, et si cela arrive tu n'y pourras rien de toute façon.
-Je dois être là !
Ma main se referma sur ses joues, repoussant brutalement sa tête dans l'habitacle.
-Non, tu dois rester là, sifflais-je, les dents serrées. Parce que si je ressors de ce hall les pieds devant ou menottes aux poignets c'est à toi qu'il appartiendra de reprendre le business.

J'ai rapidement refermé la portière et ordonné à Henry de redémarrer. J'ai regardé la limousine s'éloigner, avec à son bord un gamin de quinze ans, la figure couverte de bouton. Il m'était impossible de me représenter Yamamoto autrement qu'ainsi. Comme le jour où je l'avais découvert.

J'ai inspiré un grand coup avant de me diriger, résolu vers l'entrée de l'Astoria, refaisant discrètement mon nœud de cravate. J'ai traversé rapidement la foule des badauds trainant à l'accueil pour réserver une table au restaurant de l'établissement. Le réceptionniste me remis mon courrier et m'annonça qu'un homme m'attendais dans ma suite. Je pris un air faussement étonné, après quoi un groom me mena à l'ascenseur.


-Warren, m'exclamais-je après que l'on m'eut ouvert la porte de ma suite. Je vous prie d'excuser mon retard, la conférence de presse a un peu trainée. Lorsque l'on m'a annoncé votre venue j'ai été pour le moins surpris, quel bon vent vous amène ?

Le ton était faussement cordial, le sourire tout aussi factice, même la main que je lui tendais semblait fourbe, mais cette expression avait au moins le mérite de tenir la route les premières secondes dans n'importe quel entretien. J'aviserai par la suite.
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Warren Worthington
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MessageSujet: Re: Non serviam. [PV Warren Worthington]   Dim 13 Nov 2011 - 22:49

Monsieur Coffin était intelligent, très intelligent et c'était d'ailleurs pour cela qu'il ne s'était pas encore fait avoir; cependant on ne pouvait pas faire des transactions de cette importance sans être au moins soupçonné éternellement. Warren devenu méfiant depuis l'histoire de muTavie où il s'était fait plumé -dans le sens familier du terme, il ne manquerait plus que ça.- avait voulu suivre un peu Matthew. Au début il n'avait rien vu, l'homme semblait parfait, mais petit à petit certains échos lui étaient venus. Quelques "vilains" faits prisonniers essayaient de négocier quelque clémence en donnant le nom de Monsieur Coffin; certes c'était peut-être de simples mensonges désespérés mais trop c'était trop et Warren voulait avoir des réponses. Pour ça il avait besoin de Matthew car c'était très difficile de le faire sans lui étant donné que toutes ses données bancaires étaient parfaitement clean... Pareil pour tout le reste, mais ça restait des apparences; de plus il y avait quelque chose d'étrange avec Katherine Pride, c'était ce dernier point d'ailleurs qui inquiétait le plus le blond qui décida toutefois d'insister dessus après.

Il attendait donc l'homme de pied ferme au restaurant. Quelque soit l'état de Matthew il avait la ferme impression que ce dernier ne jouait pas franc jeu avec sa personne. Peut-être n'était-ce rien de réprimandable via la loi mais il lui semblait passer pour un idiot. Il trouvait que le nom de Monsieur Coffin prenait beaucoup d'importance et n'aimerait pas être doublé. Ainsi plusieurs reproches grondaient dans la gorge du X-man qui tâcha tout de même de se montrer courtois lorsque Matthew arriva-en retard- et il lui serra la main, ne prenant toutefois pas la peine de sourire quant à lui. Le jeune homme s'assit, refusant d'un geste de main agacé qu'on mette son habit sur un portemanteau, s'acquittant seul de cette tâche. Il s'assit ensuite, visiblement hâtif de voir tout le monde s'en aller pour rester avec Matthew.

-Bonjour Monsieur Coffin, j'ai entendu beaucoup de rumeurs sur vos agissements. Je sais bien, les jalousies sont nombreuses quand on arrive à votre niveau mais tout de même, il y a une limite sur le nombre acceptable avant de se poser des questions. Votre nom revient dans divers quartiers et pas toujours en bien. Certaines transactions... Il faudrait aussi discuter de votre place dans ma société, mais tout d'abord je veux éclaircir ces affaires, et nous sommes entre adultes, ne me prenez pas pour un idiot je vous prie. D'où venez-vous très exactement. Vous êtes apparu ici, personne ne vous connaissait, et désormais votre nom fait surface. Selon votre travail pour une part, j'en suis conscient, vous êtes un excellent homme d'affaires, je ne vous retirerai pas ce talent... Mais pour l'autre côté, plus sombre disons.

Warren avait aussi entendu parler d'un lien éventuel avec Katherine Pride mais il ne se doutait pas trop de la nature du dit lien. N'ayant pas encore eu le temps de parler avec la X-Woman il avait seulement eu quelques échos sur la mort de sa mère, cependant ceux-ci étaient tellement rares et flous, le jeune homme pensait qu'il s'agissait réellement de spéculations. Cependant comme c'était le point qui l'inquiétait le plus bien que ce soit vraiment peu clair, il décida que tout le but de sa précédente conversation était de les amener sur ce point. Tout à coup les propositions de l'homme ne lui paraissaient plus claires; et ce malgré le jeu admirable de l'individu qui l'avait si bien salué. Essayant de jouer à celui qui en savait plus que prévu le mutant bluffait à son tour, tentant de lui faire avouer des choses qu'il ne soupçonnait même pas; enflant les échos entendus, les soupçons également. Ses yeux d'aigle se posèrent dans les prunelles de l'homme si froid qu'on aurait dit un iceberg, imperturbable qui attendait que le Titanic vienne s'écraser sur ses flancs. Cet humain était un tel battant qu'on pourrait presque penser que c'était un don de mutant seulement Warren ne comptait pas se laisser faire, lui aussi avait cette bravoure dans le sang.

-Je vous conseille de parler avant que tout ne me soit révélé par un autre. Je connais certaines de vos méthodes, faute avouée à moitié pardonnée qui sait? En revanche si j'en venais à être déçu...

Comme pour illustrer ses paroles, Warren déplia ses grandes ailes blanches. Il était capable de causer une belle frayeur à Matthew ou tout du moins d'essayer en le faisant passer par la fenêtre histoire de faire un petit vol. En effet son côté Archangel s'était beaucoup accentué et il n'avait plus autant d'indulgence qu'avant depuis l'apparence du FLM. Bien entendu il ne tuerait pas normalement mais parfois le mutant n'hésitait plus à employer quelques petites méthodes bien spéciales. Un instant il se demanda où était Yamamoto l'étrange japonnais qui suivait toujours l'homme comme son ombre mais oublia vite ce fait; rangeant ses ailes mais gardant ses yeux bleus fixés sur lui après avoir bluffé en partie, espérant obtenir quelques aveux inavouables. Car il bluffait en partie certes mais restait persuadé que l'individu lui cachait des choses, restait à savoir quoi.
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Matthew Coffin
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MessageSujet: Re: Non serviam. [PV Warren Worthington]   Lun 14 Nov 2011 - 20:47

Je n'eus pas de mouvement de recul lorsque Warren déploya ses ailes. La plupart des hoammes aurait été surpris, mais je n'étais pas la plupart des hommes, la plupart des hommes ne faisaient pas autant de sacrifices que moi pour arriver là où je me trouvais. Et puis, passer les dix premiers meurtres, bon nombre des petites surprises de la vie perdent de leur intérêt. L'espace d'une minuscule seconde, un fragment de temps, ce ne fut pas la crainte qui illumina mon regard, mais rien que la faim. La faim et l'espoir d'ajouter cette superbe pièce à ma collection. Un espoir fou qui ne se réaliserait malheureusement jamais, Warren n'avais ni l'esprit ni la place qui convenait pour m'être utile comme Alice Rigby pouvait l'être.

Une seconde, donc. C'est le temps qu'il m'avait fallu pour me ressaisir, certains auraient fait taire leur peur, moi je faisais taire ma convoitise. Il me fallait pourtant avoir l'esprit clair et limpide afin d'évaluer le danger de cette situation. Warren Worthington me menaçait. Ce qui ne devait être qu'une façaade, le moyen de me faire bien voir du public new-yorkais, devenait maintenant un problème. A cela il y avait plusieurs raisons.

Depuis muTavie l'héritier de la Worthington devenait suspicieux et avec raison, gruger ce dernier une première fois m'avait pris une somme de temps, d'efforts et d'argent considérable, et je ne souhaitais pas réitérer de telles dépenses. Mais la principale cause du regard suspicieux que me lançait en ce moment Warren venait de moi. C'était mon succès sur un plan beaucoup moins légal mais tout aussi professionnel qui était responsable de ce problème. Les chefs des Cinq familles avaient été abattus dans un restaurant miteux en plein New York, suite à quoi le Jersey s'était enflammé, parmi le charnier on identifia les derniers responsables mafieux. Déjà dans la rue on murmurait que la police obéissait à un nouveau maître, et de nombreux rats d'égout savait que le ''japonais'' n'était pas vraiment le véritable patron de son Groupe, mais qu'au contraire il obéissait à un homme plus important encore. A cela s'ajoutait Umberto Calvi, un banquier connu internationalement avec qui j'avais travaillé par le passé. Calvi s'était fait arrêter et juger sur sol américain, il avait donné de nombreux noms dont le mien, ce qui ne m'arrangeait pas aux vues de l'imminence des élections. Quand je pense que j'avais hésité avant d'ordonner sa mise à mort... Son prochain café aurait le mérité d'être corsé.

Un ensemble de faits, grossis et déformés par les rumeurs qui n'avait pas manqué de tomber dans des oreilles que j'aurais souhaité préserver.


-Ainsi donc ce sont des menaces, sifflais-je en plantant mes yeux de vipères dans le regard de l'aigle.

X-Man ou pas, Warren était un patron, et si son entreprise était la première de toute la côte Est ce n'était pas pour rien. Il était dur, sévère et avait raison. Il était connu pour mettre la pression à la plupart de ses collaborateurs. Malheureusement, le climat de suspicion actuel ne jouait pas en ma faveur. Mais qui sait, peut-être n'étais-je que le premier sur une longue liste d'interrogés ?


-Angelo, lançais-je au groom. Je pense que je vais commander le chapon aux morilles. Rapidement s'il te plait.
-Comme il vous plaira, Monsieur Coffin. Comme vin je vous conseille le château Margot.
-Ce sera parfait.

Je n'avais pas laissé à Warren Worthington la politesse de commander après moi. Une petite pique subtile qui pouvait passer autant pour un simple oublis que pour l'ouverture des hostilités. En vérité, je n'aimais pas manger en travaillant, il était encore plus rare que je déjeune tout en parlant affaire -un luxe que j'octroyais au juge Sheridan pour des raisons de discrétion et d'emploi du temps.

-Je suis né en Italie le 19 juin 1973, commençais-je en croisant les doigts sous mon menton. J'y ai obtenu ma licence de Droit. J'ai abandonné mon master en Droit public pour un voyage au Japon. C'est dans ce pays que j'ai fait mes premières armes en entreprise. Ce ne fut qu'une étape dans ma carrière, qui me mena ici. J'ai américanisé mon nom en toute légalité et pour des raisons que vous comprendrez aisément. Je suis actuellement le Président Directeur Général de Taxon une agence immobilière qui marche bien et de Pierce&Carlson, une société de courtage en partenariat avec la Wortington Industries. Enfin, je suis actionnaire majoritaire d'Express Investment, une entreprise d'import export. Je paie mes impôts, je participe à l'économie de ce pays et j'ai deux pv pour défaut de stationnement.

J'avais débité ça d'une manière quasi mécanique, c'était ce qui était noté dans le curriculum vitae que j'avais remis à Warren le soir où débuta notre partenariat, je ne comptais rien changer ni remettre en cause. Le chapon atterrit devant moi juste au bon moment. Le nombre de couverts de l'établissement était conséquent, ce qui impliquait que les cuisines débitaient un nombre de plats impressionnants, la rapidité avec laquelle j'avais été servi était typique de la qualité offerte par l'Astoria à ses client les plus fidèles.

-Merci, Angelo. Nous pourrions être un peu seul ?
L'employé opina du chef et referma les portes en quittant le salon privé, nous coupant du brouhaha qui émanait de la salle principale.
-Savez-vous ce qu'est un chapon, Monsieur Worthington ? demandais-je en me servant un verre de vin. C'est un jeune coq que l'on émascule afin que sa viande soit plus douce. On dit que ce sont les ailes qui sont la partie la plus savoureuse.
Mes couverts se plantèrent dans la chair fumante du volatile et la découpèrent rapidement, dans un craquement discret.
-Je ne peux que le confirmer, dis-je en fixant les plumes de Warren après avoir avalé une bouchée de cette viande blanche.
Visiblement il s'agissait bien de l'ouverture des hostilités, et j'allais le confirmer.

-Je vais être clair, Warren : vous n'avez rien.
Si vous aviez des preuves d'agissements frauduleux de ma part je serais déjà derrière les barreaux et nous aurions cette petite discussion au parloir. Car, en lèche-cul de la loi de première que vous êtes, je suis certains que vous vous seriez empressé de prévenir la police. Jamais vous n'auriez pris le risque de me laisser le temps de déjeuner avec vous.
Vous agissez comme le premier policier venu qui essaye de faire avouer à un gosse où il a caché la chaine hifi qu'il a volé. Sauf que vous n'êtes pas policier, ce qui veut dire que le micro que vous portez probablement ne vous sera d'aucune utilité. Les enregistrements n'étant recevable devant une Cour fédérale que lorsqu'ils ont été ordonnés par un juge avec aval de l'Attorney, et je sais qu'aucun juge de cet Etat n'a engagé une telle procédure à mon encontre.
Vous vous êtes inventé des soupçons parce que le Conseil d'Administration de la Worthington Industries vous a à l'œil, tout patron que vous êtes -muTavie a laissé plus de traces que je ne l'aurais cru. A vrai dire ces soupçons ne sont ni assez sérieux pour me faire arrêter, ni assez recevables pour me faire renvoyer de la Worthington. Vous n'êtes pas sans savoir qu'un partenariat va dans les deux sens, en ce qui me concerne j'ai acheté quelques unes de vos actions. Pas assez pour vous faire ombrage, bien entendu, mais sachez qu'en tant qu'actionnaire à 2,6% de la Worthington Indutries j'ai des droits moi aussi, des droits protégés par un Conseil d'Administration, comme dans n'importe quelle entreprise. Je suis sûr que ce dernier verrait d'un mauvais œil un patron spoliant un actionnaire de sa compagnie sur la base de rumeurs émises par la lie de l'humanité.
Je sais quels bruits circulent sur ma personne. Et les menteurs et les voleurs seront châtiés en temps voulus. Voyez-vous je compte bien faire remporter cette élection municipale à Shawn Spencer, je compte également devenir le Contrôleur de cette ville. Vous n'êtes pas sans savoir le poids de ce dernier dans le monde financier de New York, vous ne voudriez sans doute pas que la Worthington Indutries fasse l'objet d'enquête de la part de la Commission des Opérations Boursières. Même si ces derniers sont propres la rumeur pèsera sur vous demain avec autant de poids qu'elle pèse sur moi aujourd'hui.
Ça, Monsieur Worthington ce sont des menaces tout à fait réalistes.

Ne jamais commencer une bagarre, mais toujours la finir. Warren voulait savoir quel genre d'homme j'étais, il le savait : un battant, prêt à tout pour voir restauré son honneur, un homme qui n'avait pas besoin de faire couler le sang pour remporter la bataille.

Feindre l'outrage, nier tout en bloc, réclamer mon innocence à corps et à cris, tout cela m'aurait ridiculisé dès les premières secondes. La Worthington Industries ne pardonnait pas aux geignards et aux pleurnicheurs, seuls les bagarreurs et les hargneux pouvaient espérer faire partie du voyage.

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Warren Worthington
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MessageSujet: Re: Non serviam. [PV Warren Worthington]   Mar 15 Nov 2011 - 1:10

Quelle impolitesse! L'homme ne prenait même pas la peine de laisser Warren commander après lui. Il était insolent ce petit, il allait falloir le remettre à sa place visiblement. Les menaces à peine voilées via le chapon puis des mots si peu élégants tels que "lèche-cul" n'échappèrent pas au mutant qui avait aussi fait le lien avec la récitation bête et méchante de CV. Cependant Angel était plutôt "content" d'avoir un battant en face de lui et non un pleurnicheur, le dernier en date avait d'ailleurs beaucoup souffert; Warren ayant été particulièrement-un peu trop sans doute- brutal avec lui.

-Je connais le chapon, mais je n'apprécie pas vraiment cette viande. Si on ne fait pas attention, les plumes qui restent on tendance à vous étouffer.

Suite à l'histoire du curriculum vitae le blond se contenta de se lever, faisant le tour de la salle, bien que son interlocuteur soit en plein repas, lui n'était pas à table et s’octroyait donc le droit de se lever. Il était énervé intérieurement que l'homme ait deviné qu'il bluffait; il est vrai que sa réputation précédait Warren et si en général elle arrangeait ses affaires, cette fois ci ce n'était pas le cas, il était moins crédible en "gros méchant"; cependant cela pouvait rapidement s'arranger. Le mutant espérait juste ne pas avoir à en arriver à de telles extrémités.


-Monsieur Coffin, il me semblait vous avoir prié de ne pas me prendre pour un idiot? N'avons-nous pas déjà perdu trop de temps pour que j'ai besoin de vous entendre réciter ce curriculum comme un enfant dicte sa poésie sans la moindre conviction? Quoique la conviction vous l'aviez, je vous ôterai plutôt l'innocence que l'on prête aux plus jeunes. Au fait, je ne porte pas de micro, je n'ai même pas eu la bassesse d'avoir cette idée.

Ce qui n'était pas faux et que d'ailleurs Warren regrettait. Enfin tant pis comme l'avait dit Matthew, ce genre d'enregistrement était irrecevable.

-Laissons les commissions et les policiers en dehors de tout cela et parlons comme de grands garçons voulez-vous. Sachez que malgré les apparences, je suis trop vieux pour être servit en tant que "chapon".


Il est vrai que son visage de jeune premier avait tendance à endormir les gens ainsi que sa crédibilité. Toutefois Matthew ne semblait pas être de ce genre là. Mais d'une autre façon Warren parlait aussi de "vieillesse" en terme d'expérience. Tant pensaient que son père lui avait légué une belle fortune "facile" à gérer, pourtant le X-Man avait un vrai talent pour faire fructifier son entreprise; même si à la base il avait moins de mérite que quelqu'un qui commence à 0. D'un autre côté la pression était plus grosse aussi, il avait dû prendre la suite d'un homme déjà réputé pour son talent... Mais qu'importe, leur situation si différente soit-elle ne devait pas être prise en compte car tous deux étaient désormais réunis ici.

-Ne faites pas confiance à mes "méthodes" monsieur Coffin, les gens changent... Et sans parler d'extrêmes je pense pouvoir vous causer plus d'ennuis que vous ne m'en croyez capable. Méfiez-vous de l'eau qui dort.

Archangel sommeillait au fond de son âme et celui-ci n'était certainement pas aussi indulgent que Warren qui, de lui même pouvait d'ailleurs parfois piquer de véritables crises de colère. Celles ci étaient extrêmement rares mais à côté d'Archangel dormait aussi le fils à papa qui ne supportait guère que les choses n'avancent pas comme il le voulait; celui qui avait grandit auprès d'un paternel charismatique qui savait se faire entendre et lui avait par extension apprit à le faire, pas le choix pour survivre face à l'aura de son père. Malheureusement Matthew avait raison du côté légal, le mutant ne pouvait rien faire contre celui qui était devenu un actionnaire, alors il restait les autres méthodes et l'ange pouvait plus facilement y recourir lorsque l'un des siens était mis en jeu. En l’occurrence Katherine Pride.

-Mais vous avez raison, laissons le côté matériel pour s'intéresser à autre chose de bien plus important. Quelles sont vos relations avec Katherine Pride? J'ai entendu certaines choses et vu également... Les coïncidences sont nombreuses et cette fois, je risque d'être bien plus intolérant que pour une simple histoire de passé sombre. Je n'aime pas que l'on touche à mes amis et d'une manière ou d'une autre, je découvrirai pourquoi votre nom flotte autour de cette femme...

Warren s'assit sur le rebord de la table à l'autre bout pour ne pas déranger l'homme pendant qu'il mangeait et éviter de s'en mettre partout. Son regard posé dans celui de la vipère semblait lui promettre d'être trop rapide pour que "le froid" ait le temps de pénétrer son plumage, il aurait vite fait de lui faire du mal avant que le squale n'ait l'idée de planter ses crocs dans ses ailes si l'envie lui prenait de le prendre pour un chapon. Bien sûr au fond, Angel n'était sûr de rien et surtout pas du déroulement de leur conversation, sachant qu'il avait quand même moins de répondant que son partenaire-et il le déplorait beaucoup- et aussi moins d'expérience vu qu'il avait 8 ou 9 ans de moins.

-N'oubliez pas que si je ne peux pas vous virer, vous ne pouvez pas non plus partir sans raison... Et que si je ne découvre pas ce qui se trame aujourd'hui, je le saurai plus tard et vous retrouverai.

Angel se tu ensuite, ses muscles étaient tendus, il s'attendait à tout de l'homme, et c'était la moindre des choses car Matthew était un adversaire redoutable! Le mutant avait peut-être physiquement une régénération excellente et le pouvoir de voler, pour le reste, psychiquement il avait moins de force probablement et surtout moins de sang froid. Monsieur Coffin savait bien mieux cacher ses sentiments, mentir, manipuler les mots ou encore lui clouer le bec. Pour preuve, sa première approche avait en quelque sorte ratée puisque son interlocuteur avait deviné qu'il bluffait...
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MessageSujet: Re: Non serviam. [PV Warren Worthington]   Jeu 17 Nov 2011 - 20:45

-C'est certain, Warren : continuez à me menacer de la sorte et vous allez me trouver.

Mes couverts reposaient dans mon assiette, incapables de tenir dans mes poings contractés par la rage. Cette même rage sourde et invisible qui avait glacée d’effrois Satoru Junichi et tant d'autres, celle qui m'avait valu mon surnom du "boucher italien" dans les bas fonds de Tokyo. La courtoisie n'était que formelle, il n'y avait plus de "Monsieur Worthington" qui tenait juste Warren, un homme comme un autre que je fusillais du regard avec autant de hargne que si je m'étais trouvé debout face à lui. Il n'y avait également plus de Monsieur Coffin, homme d'affaire de New York, en fait il n'y avait plus quoi que ce soit d'humain en moi à cet instant. Mon visage tout entier s'était verrouillé dans cette expression de haine contrite qui ne demandait à déferler en vagues furieuses sur la crique ridicule qu'était la Worthington Industries.

Se trouvant dans l'impossibilité de m'attaquer sur son terrain, celui de la finance et de la loi, Warren n'avait eu d'autre choix de nager dans des eaux qui n'était pas les siennes. Celles de l'intimidation et des menaces à peine voilées. Mais il en fallait de l'expérience pour réussir à maintenir sa tête à la surface, et cela faisait bien longtemps que j'avais sombré. Squale redoutable des haut fonds, je regardais d'un œil amusé l'albatros aux ailes inutiles qui pataugeait misérablement à quelques mètres au dessus de moi.

Je n'allais en faire qu'une bouchée.

Mon souffle était imperceptible, même mon pouls s'était ralentis, en quelque secondes mon corps m'avait ramené à ces instant qui précédaient la mise à mort, la balle tirée en pleine nuque, le poignard planté dans les lombaires... J'étais redevenu ce loubard des rues et Warren était enfermé avec moi.


-Vous n'êtes pas plus X-Men que je suis évêque, déclarais-je d'une voix sourde. Vous n'avez rien de commun avec Katherine Pryde et le fait que vous ne sachiez rien de ce qui me lie à elle ne m'étonne guerre.
Je n'avais pas perdu mon sang froid, à vrai dire il s'était même gelé dans mes veines.
-Je lui ai demandé au nom de Monsieur Spencer l'appui de l'Institut Xavier pour les municipales. Et au nom de l'Institut elle a répondu par un refus, ce pour des raisons qui nous regarde. Vous n'avez peut-être pas eu la bassesse de porter un micro, Warren, mais insinuer que j'ai quoique ce soit à voir avec la mort de sa mère... c'est une attitude qui relève de l'indignité la plus grossière.

Là où les gens se fourvoient dans leur propre mensonge ce n'est pas dans leur ton, même si l'idéal est d'en adopter un qui soit le plus neutre possible, mais dans leurs gestes. En l'occurrence il ne faut en faire aucun. Fixer un agent des douanes droit dans les yeux, sans ciller, sans se ronger les ongles, sans triturer un porte clef imaginaire au fond de ses poches, et lui décocher un ''rien à déclarer'' est une chose plus difficile à dire qu'il n'y paraît. Alors j'ai planté mon regard dans celui de Warren, comme je l'avais fait des milliers de fois avec des politiciens, des malfrats, des policiers, et je lui ai mentis sans sourciller. Il faut oublier la vérité et croire à ses propres mensonges.

Comme tous ceux qui avaient côtoyés la X-Woman de près ou de loin je m'étais joins aux lettres de condoléances et aux couronnes de fleur. Je savais ce que la presse avait laissé sous-entendre, on avait parlé de ''décapitation'' et de ''technique yakuza''. L'air inquisiteur de Warren Worthington n'aurait donc pas dû me surprendre, j'étais même étonné que l'on ne m'ait pas soupçonné avant...


-J'ai passé près de quinze années sur le sol japonnais, martelais-je d'une voix sourde. Des Satoru Junichi j'en ai rencontré plus que je ne pourrais l'avouer. Non pas parce que je voulais prendre des raccourcis, non pas par appât du gain, simplement parce que leur système est ainsi. Des prostitués aux traders ils tiennent un pays dans une poigne de fer. Vous ne saurez jamais ce que c'est que d'être un individu venant de l'extérieur.
Vous vous plaisez à dire que vous avez dû batailler ferme pour asseoir votre autorité après le départ de votre père, c'est évident. La pression exercée sur vos épaules est naturelle, saine : vous êtes un Worthington. Tout le monde s'attendait à ce que vous fassiez des étincelles, tout le monde voulait que vous dépassiez votre père. Mais lorsque l'on s'appelle Matteo Bara et que l'on débarque d'Italie avec mille dollars en poche c'est une autre histoire. Vous n'êtes rien, ni personne. Il faut être très malin ou très stupide pour faire ce que j'ai fait, pour m'entourer des personnages dont je me suis entouré, nombre de jeunes coqs y laissent des plumes.

L'indignation ne servait à rien.

Un bon mensonge implique de dire la vérité. Ce qui était le cas ici. Personne, dans tout New York, ne connaissait mon ancien patronyme, une information pourtant tout aussi véridique qu'inédite. Pour le reste je n'avais eu qu'à m'imaginer à la place de ce cher Warren. La sempiternelle histoire du fils prodige obligé de prouver son utilité au sein de l'entreprise paternelle était sûrement vraie, mais j'avais l'impression que parfois Warren la rabâchait pour mieux dissimuler sa propre culpabilité, celle de venir -malgré ce qu'il en disait- d'un milieu qui voulait déjà de lui, où une place l'attendait quel que soit son niveau. Et je sais que face à des gens tout aussi compétents que lui mais dont la généalogie était moins glorieuse, il était le genre d'homme capable de s'en vouloir.

Cette capacité à deviner les craintes et les angoisses les plus secrètes me venait d'une longue expérience à se trainer dans la lie de la société, une affiliation que j'étais pourtant en train de nier avec hargne.


-Dans toute ma carrière j'ai traité les dossiers de plus de trois cents entreprises. Il y eut des heurts, des réussites, des échecs, des associations... J'ai connu le pire de l'espèce humaine comme des gens de bien, et chaque chose que j'ai pu faire a constitué mon puis de savoir. Depuis que je suis chez vous Worthington International a sécurisé ses placements au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, nous avons relancé quatre chaines de production de dimension industrielle en Inde et en Chine, en coopération avec la Fédération de Russie nous avons réalisé deux installations de forage dans une poche de gaz située en Sibérie et jusque là inaccessible... Mais tout cela je pense que je vous le savez déjà. C'est probablement pourquoi, lorsque le Conseil d'Administration effectue son bilan trimestriel sur les partenariats de la Worthington Industries, je suis le seul des associés à ne pas me faire dessus en pleine salle de réunion.

Pour la première fois depuis que j'avais commencé mon monologue j'ai enfin cligné des yeux, signe que j'approchais de la fin. Laissant un instant le silence ajouter son poids à mon discours, je me suis permis une gorgée de vin, ne quittant pourtant pas Warren du regard.

-Vous êtes soit un patron, soit un X-Men, Warren, mais vous ne pouvez pas être les deux. Pas quand il s'agit de votre entreprise. Pas quand il s'agit de mon boulot. Celui-ci est fait sérieusement, et vous êtes prêt à le démolir sur la foie de quelques rumeurs. C'est lamentable.
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Non serviam. [PV Warren Worthington]
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