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 [Plaza, Manhattan] Leaves me feeling empty [Alice]

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Lilian D'Eyncourt
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MessageSujet: [Plaza, Manhattan] Leaves me feeling empty [Alice]    Mer 18 Jan 2012 - 23:57

[Suite directe de ce sujet, qui se passe en juin 2011]

N'en faisait-il pas un peu trop ? Même s'il ne laissait rien paraître, il savait bien qu'il n'était pas dans son état normal. Plusieurs mutants le connaissaient depuis des années en ignorant tout de sa nature, et voilà qu'il s'amusait à révéler son pouvoir à une inconnue. L'anonymat le préservait, évidemment, mais, en l'attirant au Plaza, il lui offrait son identité sur un plateau. L'impression de solitude, le sentiment d'échec – encore- qui le traversait, avaient jeté sa prudence sur le côté. Elle devenait négligeable. En réalité, malgré les apparences, il ne se contrôlait plus. Il agissait presque normalement, par pulsions. L'idée de laisser Alice se débrouiller seule au bar puis dans la rue n'affectait pas réellement sa conscience. New-York ne dormait jamais, il lui suffisait de se poser dans un quartier nocturne et d'attendre le retour du jour... Il l'avait déjà fait, les nuits où il ne voulait pas rentrer, les nuits les plus longues et les plus tristes qu'on puisse imaginer. La jeune fille n'aurait dû s'en prendre qu'à elle. D'habitude, il ne recueillait jamais les âmes en détresse. L'intéressait-elle donc plus qu'une autre ? Concrètement, il n'attendait rien de particulier pour la suite de leur aventure à l'hôtel. Il espérait néanmoins obtenir autre chose qu'une conversation. Un homme comme lui ne ramenait pas une fille dans sa chambre pour avoir de la compagnie, c'était absurde, si Mélo l'apprenait, il se moquerait de lui. Pourtant, la vérité était bien là. La solitude l'effrayait. Il ne supportait pas de se retrouver en face de lui-même dans ces moments où il n'arrivait plus à se voir autrement que sous un jour dégradant. La perte de son amant l'affectait moins que son rejet. Un jeune homme, pour qui il avait de l'estime, avait vu son futur trouble et incertain. Il n'y avait pas d'avenir à espérer avec lui. Il filait des jours sans lendemains. Mais, jetée sur ce chemin tortueux, la présence presque candide de la fragile Alice était un réconfort.

Ils entrèrent au Plaza après une marche assez silencieuse et Lilian se présenta à l'accueil après avoir traversé un hall somptueux, à faire rêver la plèbe dans les salles sombres. La jeune fille entendrait son nom, mais cela n'avait plus aucune importance désormais. Du moins, il ne voulait pas considérer les risques qu'il prenait. Alice était probablement dénuée de tout esprit malveillant. Mais les mots s'égaraient vite au détours d'une discussion. Elle pouvait le compromettre, laisser sous-entendre que Lilian D'Eyncourt était un mutant, ce qui serait absolument catastrophique pour ses affaires.
Ils prirent l'ascenseur jusqu'au deuxième étage et Lilian invita sa compagne dans une chambre résolument moderne et clairement hors de prix. Pour ce séjour, il s'était néanmoins montré raisonnable, il n'avait pas réservé une suite. La pièce était spacieuse, équipée à la pointe de la technologie, décorée sobrement mais selon les dernières tendances du moment.

- Je vous laisse-vous mettre à votre aise, vous pouvez disposer librement de tout ce qui se trouve ici, tant qu'il ne s'agit pas de mes effets personnels bien sûr, dit-il avant de se laisser aller souplement dans un canapé en cuir noir, situé dans l'espace « salon ».

Il observa Alice du coin de l'oeil en allumant une cigarette. C'était étrange, mais il n'arrivait pas à se montrer entreprenant avec elle. En temps normal, il aurait joué plus franchement sur l’ambiguïté au bar jusqu'à trouver un moyen de l'approcher. Il n'avait pourtant rien tenté, de peur qu'elle ne s'échappe. Les grandes passions lui étaient vraisemblablement tout à fait inconnues. Et, contrairement à la plupart des filles encore vierges à son âge, elle conservait une réserve qui ne laissait rien paraître de sa curiosité. Pouvait-elle être à ce point innocente ? Non. Il n'avait jamais cru à ces choses-là. La perversion hante chaque esprit, surtout ceux dont le corps est pur. Quand on ne connait rien, on imagine. L'imagination est toujours au-delà de la réalité. Mais il ne voulait pas l'ennuyer et mettre à mal la confiance qu'elle avait fini par lui accorder. Sa présence était plus importante que tout ce qu'il aurait pu faire avec elle, pour l'instant. Et, afin de lui prouver son désintéressement, il déclara :

- Vous pouvez vous coucher tout de suite si vous le désirez, moi, je n'ai pas encore prévu de dormir. Je ne suis même pas sûr d'en avoir envie.

La bouteille de vin blanc qu'il avait ouvert plus tôt avec Mélo dans la journée était toujours sur la table. Il écrasa sa cigarette dans le cendrier, se servit un verre et sortit les restes d'héroïne en poudre de sa poche. C'était bien. Si la jeune fille se couchait, il lui avait encore de quoi tenir toute la nuit. De toute manière, le sommeil ne viendrait pas, il le savait.


Dernière édition par Lilian D'Eyncourt le Dim 29 Jan 2012 - 20:28, édité 1 fois
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Alice Sherman
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MessageSujet: Re: [Plaza, Manhattan] Leaves me feeling empty [Alice]    Ven 20 Jan 2012 - 21:53

La nuit était trop belle pour ne pas la contempler. Elle suivait le dandy en silence en s’émerveillant sur la couleur du ciel. Il avait cette couleur si particulier que l’on pouvait apercevoir seul les nuits d’été. Malgré la fraicheur de la nuit, Alice ne se pressait pas pour arriver à l’hôtel. De toute façon, ils étaient bientôt arrivés. Elle n’avait même pas peur de faire une mauvaise rencontre. Lilian imposait le respect et personne ne s’en prendrait à elle en sa présence, du moins elle espérait. La rue qui menait jusqu’au Plaza était bien éclairé, comme toutes les grandes avenues de la ville en fait. Elle apercevait déjà l’immense building au loin.

Une fois arrivée à l’intérieur du bâtiment, il récupérait sa clé à l’accueil ce qui lui permit d’obtenir enfin son nom complet. Il s’appelait alors Lilian D’Eyncourt. Un nom qui allait très bien avec sa personnalité. Il était Anglais après tout et selon elle, les anglais avaient souvent des noms classes et originaux. Le lieu était vraiment magnifique. Elle n’en avait jamais vu de si beau. Un hall si grand qu’il ressemblait bien plus à une salle de bal. Lilian possédait en effet une fortune considérable pour se payer une chambre ici. L’ambiance était un peu trop noble pour qu’Alice se sente à l’aise face à la réceptionniste.

Elle suivait son compagnon en souriant timidement. Heureusement qu’à cette heure il était peu probable qu’ils croissent des clients. Une fois dans l’ascenseur, elle l’observait discrètement. Depuis leur départ du bar il n’avait pas dit grand-chose. Que se passait-il dans son esprit à cet instant ? Regrettait-il de l’avoir invité ? Il était un peu tard pour penser à ça. Lilian n’allait quand même pas changer d’avis maintenant. Ce ne serait pas correct de sa part d’abandonner ainsi une jeune fille après lui avoir proposé de l’aider. Enfin, c’était peut-être juste une impression. Ils arrivaient au deuxième étage de l’immeuble.

Une fois entrée dans la chambre du mutant, il reprit la parole. Il lui permettait de faire ce qu’elle voulait en précisant qu’elle ne devait pas toucher à ses affaires personnelles. Elle observait la chambre d’hôtel comme si c’était la première fois qu’elle en voyait une. En effet, c’était la première fois qu’elle entrait dans une telle chambre. Ce n’était même pas une simple chambre en fait. On aurait plus cru se trouver dans un mini appartement, avec ces différentes parties dans une même pièce. Alice revenait enfin à la réalité en posant son regard sur le jeune homme. Il avait décidé d’allumer une cigarette. Pourquoi pas ? Après tout il faisait ce qu’il voulait…

« Peut-être que l’on pourrait se tutoyer, non ? »

Elle n’attendait pas de réponse particulière. Il le ferait s’il estimait que c’était le bon moment. Elle restait là, à l’observer sans rien dire de plus jusqu’à ce qu’il décide de sortir de la drogue. Non, ça elle ne l’acceptera pas. Il allait se droguer alors qu’elle était là, dans la même pièce que lui et qu’il pouvait en profiter pour parler ? Même s’il fallait qu’elle reste éveillée toute la nuit, elle l’empêchera de prendre de la drogue ce soir. Il était hors de question que la soirée se termine ainsi. Sans réellement réfléchir, la jeune fille lui retirer le sachet des mains pour le jeter sur la table basse et elle allait s’asseoir à côté de lui.

« Non Lilian… Ca suffit pour ce soir. Après l’alcool tu ne vas quand même pas te droguer. Pas devant moi… s’il te plait. Je ferais ce que tu voudras mais n’utilise pas cette poudre blanche alors que je suis là… pas ce soir. »

Elle ne comprenait pas pourquoi elle agissait ainsi. C’était plus fort qu’elle. Alice était très proche de lui, elle avait même posé ses deux mains sur son torse. A croire que son corps contrôlait la cadence. Elle n’aurait jamais imaginé être capable d’agir de la sorte avec un homme rencontré le soir même. Il était évidemment clair que la suite des évènements était sous le contrôle total du jeune homme, étant donné qu’elle n’y connaissait rien.
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Lilian D'Eyncourt
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MessageSujet: Re: [Plaza, Manhattan] Leaves me feeling empty [Alice]    Dim 29 Jan 2012 - 22:28

Si ses parents lui avaient laissé une chose avant de disparaître, c'était bien l'argent. Depuis ses dix-huit ans, il menait un train de vie parfaitement indécent en puisant dans un héritage aux origines plutôt troubles. Cette fortune n'avait aucune valeur. Il en profitait tout en la méprisant profondément. Il pouvait s'en passer. Tout ce luxe n'était pas nécessaire à sa survie. Il dépensait sans plaisir, c'était sa façon à lui d'exprimer son dégoût du monde. Il fallait du clinquant, du brillant, des boiseries dorées, des parquais veinés de marbre. Là, au milieu de l'excellence, au sommet du paraître et de la réussite, il jouait son propre rôle dans un drame sans consistance. Acte II, scène... Le nombre lui échappait, cette pièce s'éternisait, mais il voyait déjà l'annonce du décor... « La chambre est somptueuse. Tout est parfaitement ordonné. Lilian est assis seul sur le canapé devant une bouteille de vin à moitié entamée. La nuit est bien avancée. Il ne dort pas. De la poudre blanche est étalée sur la table basse (qui est en verre). » Pff... Il souffla un mince filet de fumée, en espérant ne pas trop incommoder Alice. Dans ces moments, il se fichait de garder un air sain. Il trouvait aux effluves de cendre froide une âcreté réconfortante, à mi chemin entre la mort et la chaleur humaine.

Un silence assez pesant régnait dans la pièce. Il devinait le malaise de la jeune fille à sa manière d'observer tous les petits détails de la chambre. Attirer une conquête d'un soir dans un hôtel hors de prix l'avait toujours amusé, mais il ne le faisait qu'à condition de susciter l'humilité. Rien ne l'énervait plus qu'une fille qui perdait l'esprit sous le faste d'un lieu. Il ne réclamait pas ces « oh ! » et « Ah ! » qui flattaient tristement l'égo, mais, au contraire, le silence d'une personne tirée hors de son élément. Qu'allait-elle faire à présent ? Il avait décidé de ne plus intervenir. Il lui avait proposé de dormir en ayant d'avance la certitude qu'elle ne le ferait pas. Et, elle ignora d'ailleurs son invitation pour suggérer un retour au tutoiement. Un sourire s'étira sur les lèvres du jeune homme. Il l'approuva d'un signe de tête. La comédie du « vous » finissait par l'ennuyer. Il l'utilisait afin de maintenir une certaine distance théâtrale entre ses interlocuteurs. Puisqu'il l'avait invitée dans sa chambre et qu'ils n'avaient entamé aucun jeu d'éloquence, elle n'avait effectivement plus aucune raison d'être.

Il avait sorti l'héro d'un geste machinal, comme s'il s'agissait d'un reste de cannabis juste suffisant pour se rouler un joint entre amis. Mais, au final, à son échelle de grand camé, cette drogue avait la même fonction, celle de détendre. Il n'aimait pas spécialement les produits hallucinogènes, c'était plutôt l'impression de flottement total qui l'attirait irrésistiblement vers la poudre blanche. Et celle-là n'était-elle pas distribuée dans les pharmacies d'autrefois ? C'était donc qu'à une certaine époque, on y avait vu un remède comme un autre... Alice n'était visiblement pas de cet avis. Qu'en savait-elle après tout ? Elle fondit soudain sur lui pour lui arracher le sachet des mains et le supplier d'une voix douce de renoncer à l'idée de consommer sa drogue. Il l'écouta, un vague sourire aux lèvres. Les gens avaient beau avoir de grands discours contre les stupéfiants en société, ils réagissaient différemment dans le monde de la nuit, lorsqu'il leur présentait le cristal dans l'intimité. C'était la curiosité, la tentation de l'interdit qui les embrasait. Ou alors, ils ne disaient rien, ce n'était pas leur problème. Et voilà que cette jeune fille aux yeux innocents lui faisait la morale comme une mère. Il n'aurait su dire s'il était touché ou amusé. Cependant, comme elle avait terminé sa petite tirade en posant ses mains sur son torse en prenant, sans véritable transition, le visage d'une amante qui réclame toute son attention, il l'embrassa d'un élan spontané et répondit en caressant sa joue du bout des doigts :

- Je n'avais pas l'intention de l'utiliser devant toi, mais tu sais, ce n'est pas la peine de t'inquiéter pour moi. Je suis plus résistant que j'en ai l'air. - Un pli malicieux s'arqua sur ses lèvres – Et je ne verserai pas dans le chantage, tu es libre de tes actes. J'avoue néanmoins que je ne t'ai pas fait venir ici pour te contempler dans ton sommeil, et je préfère bien plus ta compagnie aux divagations de cette poudre.



Il l'écarta doucement de lui pour se baisser vers la table et lancer la playliste de son ordinateur portable, une electro planante comme il l'aimait en fin de soirée. Puis, il passa son bras par dessus l'accoudoir du canapé, afin de l'encourager à revenir contre lui. Avec elle, il avait pris la décision de ne rien tenter ni brusquer. C'était, lui semblait-il, la meilleure manière de l'apprivoiser. Entrer dans la peau d'un jeune homme faussement hésitant était aussi tout à fait charmant.

- Tu peux changer la musique si elle ne te convient pas... Mais je te préviens que je ne te laisserais pas m'infliger n'importe quoi, plaisanta-t-il.

Il sentait en prononçant cette vague taquinerie qu'il se relâchait un peu plus. Ces piques à la facilité adolescente n'étaient pas autorisées dans un contexte « normal ».
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Alice Sherman
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MessageSujet: Re: [Plaza, Manhattan] Leaves me feeling empty [Alice]    Lun 20 Fév 2012 - 3:10

Quoi qu’il fasse, Lilian l’intriguait de plus en plus. Il était évident que la fatigue jouait beaucoup sur l’humeur et les agissements de la jeune fille. Elle s’amusait à jouer la femme séductrice en imposant à son compagnon de la nuit de ne pas consommer de drogue devant elle. Ce n’était pourtant pas un comportement habituel pour Alice. En règle générale il était rare que les gens l’écoutent. Il était donc logique que si Lilian faisait ça c’était bien parce qu’il en avait envie et non pour elle. Ce n’était pas grave. Elle voulait seulement s’amuser puisqu’elle savait que cette nuit n’était pas comme les autres. La jeune mutante était bien décidée à obtenir ce qu’elle voulait de lui. En l’occurrence, Alice ne voulait rien de plus qu’un peu d’affection du jeune homme.

Elle le laissait faire quand il l’embrassa. Ce geste ne signifiait surement rien pour lui. Évidemment, Lilian ne devait pas en être à sa première expérience du genre. En ce qui concerne Alice c’était sa première expérience en la matière. Elle était heureuse que ce moment se passe avec lui. Bien qu’elle ne le connaisse pas complètement elle lui faisait confiance. Cet attachement soudain était ridicule dans une telle situation mais personne ne serait mis au courant. Quel serait l’intérêt de Lilian de raconter cette aventure à des inconnus ? Il n’y avait rien de bien glorieux à tout cela. Alors qu’elle s’imaginait déjà totalement ravie dans les bras du jeune mutant elle le regardait s’éloigner pour mettre de la musique.

Apparemment il n’était pas pressé de passer « aux choses sérieuses ». Alice appréhendait plus qu’elle ne l’aurait avouée comme la plupart des jeunes femmes à ce moment-là. Pourtant, elle savait ce qu’elle voulait et bien évidemment, elle savait ce qui allait se passer. Maintenant il fallait espérer que Lilian se comporte bien. La musique qu’il mit ne présager rien de bon sur l’avenir de la demoiselle : la chanson parlait de la mort. Elle souriait pour éviter de montrer ce qu’elle ressentait. A cet instant, Alice aurait surement préférée fuir mais ce n’était pas correct. Après tout, Lilian ne pouvait pas deviner que cette musique mettrait Alice mal à l’aise. Elle qui s’imaginait sa première fois romantique, elle ne se voyait pas le faire sur une musique qui parlait de la mort.

« J’avoue que je n’aurais jamais cru que tu écoutais ce genre de musique… »

C’est alors qu’elle prit finalement cette musique comme un défi. Si elle arrivait à surmonter cet événement, peut-être qu’elle en ressortira plus grande. Et, même si cela semblait invraisemblable, Lilian l’apprécierait un peu plus. Alice l’écoutait en écartant doucement sa crainte. Il était soit disant plus résistant qu’il n’en paraissait. Intéressant… En plus d’être un jeune homme séduisant, il était intéressant et résistant. Que cachait-il encore sous ce sourire malicieux, presque insultant ? Peut-être qu’elle ne le saurait jamais. Le moment n’était pas propice au questionnement. Elle préférait s’approcher de lui. Sans réfléchir, Alice se collait à lui comme aurait pu le faire n’importe quelle femme proche d’un jeune homme aussi intéressant.

Sans être devin, n’importe qui aurait pu deviner ce qu’elle recherchait. Légèrement tremblant, ses doigts attrapèrent les boutons de la chemise sombre de Lilian. Elle n’avait jamais fait cela donc elle ne pouvait pas savoir si elle agissait comme il le fallait. Et dire que rien de tout cela ne serait arrivé si elle n’avait pas décidé de fuguer cette nuit. Il aurait été dommage qu’Alice ne rencontre pas Lilian sachant qu’il avait de nombreux points communs, notamment La Nouvelle-Orléans. Bien qu’elle en soit consciente, Alice avait tendance à rester très, voir trop, attachée à ses racines. Malheur à celui qui critiquera sa patrie en sa présence. Peut-être qu’elle ne lui aurait pas parlé comme elle l’avait fait tout au long de la soirée si elle n’avait pas su qu’il habitait à La Nouvelle-Orléans.

Il était pourtant facile à comprendre qu’elle plaçait trop d’espoir dans cette rencontre. Lilian remplissait tous les critères pour être considéré par la jeune mutante. Il avait tout ce qu’il fallait pour qu’elle l’apprécie. Sans parler de sa façon d’être avec elle, il avait su jouer un rôle et avoir une prestance qui plaisait à l’étudiante. Pour en revenir à la situation, Alice avait presque fini d’ouvrir les boutons de la chemise de son compagnon. La musique arrivait bientôt à son terme et c’était avec une légère inquiétude qu’elle attendait la chanson suivante. Si elle aussi évoquait la mort, la mutante pourrait perdre plus rapidement que prévue sa patiente. Il était bien beau le défi mais il en devenait un peu trop lourd.

Quand on y réfléchissait, Alice s’en sortait plutôt bien. Elle avait pris la décision de fuguer plus tôt dans la journée pour finalement se retrouver en bien bonne compagnie dans une chambre très luxueuse. Évidemment, peu de fugueurs s’en sortaient aussi bien. Elle ne mesurait surement pas encore sa chance d’être tombé sur lui en ce jour. L’étudiante aurait pu faire une mauvaise rencontre et se retrouver assassinée ou violée par un psychopathe comme il en existait à New York. Après, si l’en écouter la morale, ce n’était pas non plus une bonne idée de rester avec lui, seule, dans cette chambre. Elle décidait de ne rien changer à ses plans pour rester ici cette nuit. Alice le remercierait plus tard de lui avoir probablement sauvé la vie.


Dernière édition par Alice Sherman le Ven 9 Mar 2012 - 23:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Plaza, Manhattan] Leaves me feeling empty [Alice]    Mer 29 Fév 2012 - 23:36

Une chose, entre toutes, échappait au jeune homme : il ne comprenait pas comment une musique aussi caressante et enveloppante que la futurepop pouvait troubler le commun des mortels. Alice n'était pas la première à s'étonner de ses goûts. Combien de jeunes filles n'avait-il pas achevé de déstabiliser de cette façon ! Il fallait reconnaître que tout le monde n'aimait pas faire l'amour sur des chansons qui abordaient des thèmes aussi charmants que... la mort, certes, pour parler vulgairement, mais, aussi et surtout de la désillusion d'êtres humains à la dérive dans un monde en déclin. Sur ce point, les textes de ses artistes préférés variaient peu. Les plus positifs étaient peut-être ceux qui s'emportaient sur la drogue ou le sado-masochisme. Ah... Il n'était pas seulement un mutant caché parmi les hommes, il appartenait aussi au monde méconnu de la batcave. Alice l'attendait, il le savait, mais il retarda encore le moment de s'approcher d'elle en s'amusant de sa remarque.

- Voyons... qu'aurais-je pu écouter ? Quelques grands compositeurs peut-être ? J'avoue, je ne dédaignerais pas Liszt, Brahms, ou ce cher Jean-Sébasien Bach... mais il faut savoir vivre avec son temps. Du jazz peut-être ? C'est trop ennuyeux. Quelques chanteurs à texte ? Un plaisir d'enseignants... De l'indie ? Pour des étudiants qui se veulent décadents. Je ne vois pas quel autre genre de musique je pourrais écouter.

Il était évident qu'il ne l'aiderait pas. A la fois proche et distant, il se laissait bercer par la musique et n'avait pas l'air de se soucier de ce qui les attendait. Cela se ferait, comme toujours. Pour lui, rien ne pressait. Il adorait, au contraire, la tension brûlante qui le liait à Alice. Ses yeux bleus glissaient sur la nervosité de ses mains. Jusqu'où allait l'innocence de cette tendre demoiselle ? Avait-elle embrassé d'autres garçons avant lui ? Probablement. En tout cas, il se souvenait très bien de ces jeux d'enfants qui, dès l'école primaire, donnaient prétexte à embrasser ses camarades, et quel sentiment de triomphe c'était alors de voler un baiser à une fille ou à un garçon... Mais ces petites expériences étaient souvent peu de choses. Il ne poserait pas de question à l'adolescente. Il préférait entretenir l'illusion délicieuse d'être le premier à toucher ses lèvres. Et, à force de le sentir près d'elle, Alice cédait doucement à l'attraction des corps pour se serrer contre lui. Il posa une main sur son épaule, caressa son avant bras du bout des doigts. Le sang pulsait violemment sous sa peau. Elle avait l'exquise nervosité d'une amante en devenir, une chair tendue par le désir et l'angoisse, des gestes frémissants, encore tout hésitants. Lilian gardait sa passivité pour mieux apprécier cet instant. Les filles qui ne savaient pas comment s'y prendre s'inspiraient de ce qu'elles imaginaient être la réalité.



Quelle idée de le déshabiller si vite ! Mais cette spontanéité de débutante lui plaisait. Beaucoup avaient tendance à la perdre ensuite, et calculaient chaque action avant de s'abandonner vraiment. Alice ne connaissait encore rien de ce terrible fléau qui rendait parfois la durée des préliminaires insupportables, et il ne serait pas de ceux que le lui ferait découvrir. Alors que la musique passait à un morceau vaguement plus joyeux, il l'embrassa à pleine bouche et fit couler un doigt le long de son dos avant de l'attirer contre lui en soulevant sa robe jusqu'à la courbe de ses hanches. Les muscles de la jeune femme se détendirent rapidement, sous les caresses légères qu'il laissait courir sur ses cuisses et son ventre. Ses baisers tombaient jusqu'au creux de ses épaules. Elle avait un corps agréable, comme il les aimait, très mince, aux formes peu prononcées mais néanmoins pleines de tendresse. Qu'attendait-elle de lui ? Pour cette nuit, il le savait, bien sûr, la question n'avait aucun sens... Mais ensuite ? Elle était jeune. Sans doute que les douleurs de l'amour lui étaient encore inconnues, qu'elle ne savait pas comme une seule étreinte, qui n'engageait pourtant rien, était, parfois, un poison pour le cœur. Il ne la mettrait pas en garde cependant. Ce serait gâcher un instant dont il voulait profiter. Ensuite... Il lui souhaitait de l'oublier, de trouver un autre garçon auprès duquel nourrir quelques rêves insensés, car il n'y avait jamais rien à attendre de lui, surtout lorsqu'il pensait aimer.
L'heure n'était pas aux questions. Ils répareraient ce qui, au matin, serait peut-être brisé par leur union nocturne. C'était ce qu'on finissait tous par faire, lorsqu'on ne trouvait pas d'autre moyen d'étouffer sa solitude.
Il tira un peu plus brusquement sur ses jambes pour l'attirer face à lui et la soulever dans ses bras.

- Il me semble que nous serions mieux dans un lit, souffla-t-il avant de la poser sur le matelas sans lui demander son avis. Lorsqu'on avait la chance de dormir au Plaza, il était simplement idiot de se contenter d'un simple canapé. Il laissa tomber sa chemise sur la moquette et s'allongea près d'elle.
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