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 Centre ville, bureau du Dr Livingston [Pv Ivy Livingston]

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Kjerstin Håtjärnen
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MessageSujet: Centre ville, bureau du Dr Livingston [Pv Ivy Livingston]   Sam 3 Mar 2012 - 23:02

- C'est une plaie ! Une vraie plaie ! éructait Maître Crane, l'un des avocats les plus influents de tout le cabinet.
- C'est en effet une plaie, mais comme je l'ai dit je travaille déjà dessus. répondit alors Kjerstin, d'un air très calme, tout en regardant des dossiers.
- Vous "travaillez dessus" ? Comme d'habitude ça n'a pas l'air de vous paniquer, mais si le jury est au courant que notre client peut voir à travers les jupes des filles, il est condamné d'office pour délit de mutation !

Ah, le délit de mutation. Dans le milieu judiciaire, il était connu -surtout pas les avocats de la défense- qu'un accusé étant révélé comme mutant, même si sa mutation n'avait aucun rapport avec l'affaire, avait des chances immenses d'être instantanément condamné à la peine la plus lourde possible pour ce dont il était accusé. Pendant longtemps, les afro-américains et les hispaniques avaient tenu cette place de ceux qui se font condamner dès le premier regard... Maintenant, les mutants avaient rejoint ce triste record.

Mais dans l'affaire courante, c'était encore pire. Gary Street, client de Kjerstin, était accusé de harcèlement sexuel, or son pouvoir lui permettait de voir à travers les solides... Donc, de fait, potentiellement à travers les vêtements. Autant dire que si l'accusation était au courant, ils s'en serviraient immédiatement, et le jury condamneraient Street sans une seule seconde de réflexion sur les preuves, les témoignages, ou les faits. C'était bien simple : il ne fallait pas, jamais, que cette information ne sorte.
Il fallait donc savoir en premier lieu si quelqu'un était au courant. A priori, à part ses avocats tenus par le devoir de confidentialité, personne... SAuf peut-être le BAM. Car monsieur Street avait une vie agitée : deux ans auparavant, il avait été accusé de complicité de meurtre. Selon le procureur, il avait fait le guet pendant que le tueur exécutait brutalement sa victime... Lorsque la police arriva, sans pourtant faire un seul bruit, Street put donner l'alerte, et donc s'enfuir avec le meurtrier. Problème, il n'avait techniquement aucun moyen de deviner que la police arrivait, sauf... En voyant à travers les murs.

Il fut donc été suspecté d'être mutant, et soumis à des vérifications auprès du BAM. Celles-ci n'ont visiblement pas suffi à l'incriminer : Kjerstin avait pu le sortir d'affaire en malmenant le seul témoin, une pauvre vieille femme atteinte d'Alzheimer qu'elle avait tout simplement faite tourner en bourrique pendant un quart d'heure, jusqu'à ce que la pauvre dame finisse par confondre le meurtrier et le juge. Gary Street avait été relâché par faute de preuves concluantes, quant au tueur, il avait été condamné pour meurtre à cause des preuves ADN.

Cet épisode, c'était du passé... Mais lors de son passage au BAM... Il y avait une possibilité que son pouvoir ait été découvert. Kjerstin devait savoir si le BAM était au courant, et si oui, s'arranger soit pour que l'information ne sorte jamais, soit qu'elle soit rendue invalide. Mais pour ça, elle devait savoir si quelqu'un savait. C'était là qu'arrivait son "plan". Une personne avait été impliquée dans l'affaire, une certaine mademoiselle Livingston, docteur ayant son cabinet en centre-ville. C'était elle que Kya comptait aller voir afin d'obtenir autant d'informations que possible, ou du moins, en espérant en avoir.


- Henry, s'ils savent je tenterai de trouver quelque chose, mais dans cette affaire, on marche sur des bouts de verre. Il faut prévenir les associés que même moi, je pourrais bien ne pas pouvoir le sauver, cette fois-ci.
Observant son interlocuteur avec un air sérieux, la brune attendait sa réaction. Elle avait insisté sur le "même moi". Elle était spécialiste des cas désespérés, et reine pour trouver des pirouettes juridiques obscures permettant de se dégager des pires situations... Mais ici, même elle avait des doutes sur leurs chances de réussite.
- Si le procureur apprend que le BAM a des informations sur Street, et qu'il les obtient, il est fichu, et on ne peut pas se le permettre. Faites ce qu'il faudra ! termina maître Crane, avant de sortir du bureau en grommelant.
- Même si le juge veut des photos coquines de vous ? demanda alors la brune avec amusement, semblant provoquer chez Crane une certaine exaspération alors qu'il s'éloignait.

La brune soupira finalement, avant de terminer son jus de pomme. Visiblement il ne lui restait plus qu'à aller voir ce fameux Docteur Livingston pour en savoir plus sur ce que savait le BAM... Les choses étaient en sa faveur, après : le juge en charge de l'affaire, le juge Brown, avait une nièce mutante et il était donc plus enclin à donner des mandats pour avoir des informations normalement non-accessibles, ainsi que pour rejeter des preuves se basant sur des mutations. Si miss Livingston savait quel était le pouvoir de Gary Street, il faudrait jouer sur le juge.

Se levant, vêtue de son éternel tailleur noir lui donnant une allure particulièrement stricte, même s'il fallait avouer que son air impassible jouait aussi beaucoup, elle finit par sortir des bureaux du cabinet d'avocats, pour partir en voiture vers l'endroit où exerçait Ivy Livingston avec laquelle elle avait pris rendez-vous, sans toutefois préciser les raisons de celui-ci plus que ça.
Une fois arrivée, montant au cinquième étage, elle observa quelques secondes la jeune femme qui gérait le secrétariat. Tendant sa carte, elle s'annonça d'un ton relativement peu amical :


- Maître Håtjärnen, j'ai rendez-vous avec le Docteur Livingston.

L'avocate garda le regard fixé sur la jeune secrétaire, tout en sirotant -à la paille- une petite bouteille de jus de mangue. Il lui faudrait de l'énergie pour cet entretien tendu... Beaucoup d'énergie.
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Ivy Livingston
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MessageSujet: Re: Centre ville, bureau du Dr Livingston [Pv Ivy Livingston]   Lun 5 Mar 2012 - 14:47

Il y avait des tonnes de dossiers. Des profils psychologiques et des courriers urgents qu’Ivy devait encore terminer, et pourtant, elle prenait son temps. Non pas parce qu’elle était lente et désordonnée, mais tout simplement parce qu’elle faisait son travail consciencieusement, en donnant l’excuse sans arrêt que ce genre de profession ne s’exerçait pas pour du résultat, mais plutôt pour de l’étude. Ivy aimait son travail, et malgré la pression de sa double affectation elle avait tenu à continuer d’aider les gens, autres que les criminels, parce que la souffrance physique était bien souvent une résultante de la souffrance psychologique : tout le monde dans sa famille avait une certaine affinité avec la psychologie, sa mère la première, qui lisait des livres par centaines pour essayer de comprendre sa fille. Mais ce que lui disait Ivy, était que la psychologie semblait être une science, répondant à des formules préconstruites, mais qu’il n’en était rien. Pour se lancer corps et âme dans ce domaine, il fallait être assez ouvert d’esprit pour savoir déceler les failles, et se laisser aller a des interprétations parfois loufoques, suivre son patient dans son chemin de réflexion et surtout ne pas le contrer. C’était son métier, et Ivy ne semblait pas pour autant être une femme étrange aux habitudes décalées et aux idées tordues, comme beaucoup pouvaient le penser.

D’ailleurs, grâce à ses talents en la matière, beaucoup de professionnels ainsi que des particuliers venaient réclamer son aide, directement à son bureau au centre de New York. C’était le cas en cette journée qui s’annonçait plutôt banale. Ivy avait accepté le rendez vous, parce qu’il s’agissait d’un cabinet juridique, et que ce genre de rendez-vous était généralement sauveur d’audience. Mais concrètement, elle n’en avait pas l’envie. De toute façon elle allait bien voir ce que Maître Håtjärnen allait lui proposer.

Alors qu’Ivy buvait son café assise à son bureau, le petit interphone posé au milieu des papiers en vrac retentit avant de laisser échapper le son de la voix de Pamela, la secrétaire des bureaux. Ivy savait exactement qui cela pouvait être alors c’était sans répondre qu’elle s’était levée, la tasse remplie de café dans la main, pour se diriger vers le secrétariat. Arrivée du couloir qui menait à son bureau, elle esquissa automatiquement un sourire « professionnel » pour saluer Maitre Hâtjärnen, ce qu’elle fit en se dirigeant vers elle la main tendue ;

- Bonjour maitre Hâtjärnen, Dr. Livingston c’est avec moi que vous avez rendez vous.

Une fois la main serrée, elle se retourna vers Pamela en insistant avec son regard accusateur pour lui faire une réclamation . Ivy vivait une petite histoire de querelles incessantes avec Pamela, a qui elle reprochait de ne pas accueillir correctement les clients, surtout lorsqu'il s'agissait de cabinets d'avocats ou autres organismes assez importants. Mais il n'y avait rien de bien méchant, elle tentait simplement de lui faire comprendre comment les choses fonctionnaient ici:

- Mademoiselle Fitzmann, proposez donc une boisson a notre cliente.

Elle se retourna en direction de sa cliente :

- Vous désirez quelque chose Maitre Hâtjärnen ? Ne soyez pas gênée nous réservons cet accueil a tous ceux qui entrent dans nos cabinets.

Ivy s’accouda sur le comptoir du secrétariat pour en savoir d’avantage sur cette arrivante tout en buvant une gorgée de son café de façon soigneuse et légère, comme a son image.

- Alors dites-moi, qu’est ce qui vous amène dans mon bureau ? Un souci avec un client je suppose ?

Cette situation lui était arrivée plus d'une fois auparavant. Etant une enquêtrice du B.A.M, elle avait du a plusieurs reprises rendre des comptes aux différentes parties concernées. Il y avait un nombre incalculable de Maitres et de juges dans son carnet d'adresse, et le nom de Maitre Hâtjärnen ne lui était pas inconnu. Une fois l’histoire de la boisson réglée, elle fit signe a Maitre Hâtjärnen de la suivre en direction de son bureau. Cela n’empêchait pas Ivy de discuter et d’en apprendre plus au sujet de la demoiselle. Arrivées ensuite au sein de son bureau, elle l’invita à s’asseoir sur une des chaises postées devant son bureau, puis ce fut à son tour de s’asseoir. Elle tenta de faire un petit peu de place sur son bureau, tout en écoutant le monologue de la jeune avocate.
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Kjerstin Håtjärnen
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MessageSujet: Re: Centre ville, bureau du Dr Livingston [Pv Ivy Livingston]   Lun 5 Mar 2012 - 19:03

Lorsqu'Ivy arriva, Kjerstin lui adressa ce même sourire parfaitement professionnel que les deux femmes connaissaient très bien. Lorsqu'il lui fut posé la question de boire quelque chose, elle afficha un air très légèrement surpris, avant de répondre simplement :

- Oh... Un thé avec un sucre, si possible. Je vous remercie.

Une fois le fameux thé servi, Kya suivit alors l'enquêtrice du BAM dans son bureau, s'installant quand ceci lui fut proposé, avant de finalement sortir un carnet de son attaché-case. L'ouvrant rapidement à la page qui l'intéressait, elle y jeta un oeil rapide avant de le baisser et finalement dire ce pourquoi elle venait, avec un air relativement neutre. Le sujet ne semblait pas l'ennuyer, ni la fasciner non plus... On pourrait croire qu'au fond c'était une affaire comme une autre.

- Je viens au sujet d'une enquête du BAM faite il y a environ deux ans, sur monsieur Gary Street. J'aurais besoin de connaître les résultats de cette enquête pour une procédure judiciaire, en vertu du Privacy Act de 1974. J'ai si nécessaire la paperasse administrative nécessaire où monsieur Street nous donne toute latitude pour consulter et amender ces informations, à des fins de défense dans le cadre d'une procédure judiciaire, bref, le classique.

En réalité c'était nettement moins classique que prévu... Le Privacy Act ne couvrait le droit à la consultation et la modification de n'importe quel dossier contenant des informations personnelles de quelqu'un, détenu par une agence. Le BAM était donc une agence, mais il était fort possible -c'était déjà arrivé- que certains dossiers du BAM soient conservés comme des dossiers de cour de justice : cela les rendait impossibles à consulter de par le Privacy Act et rendait les choses très compliquées, vu qu'aucune loi ne donnait le droit légal à qui que ce soit de consulter des dossiers de cour de justice.

Selon Kya, Gary Street n'était pas quelqu'un d'assez important ou puissant pour que son dossier ait été dissimulé d'une manière aussi grossière, néanmoins, c'était une possibilité, et Kya espérait que ce n'était pas le cas... Cela rendrait les choses épouvantablement complexes. Avec de la chance, le dossier du BAM ne contiendrait rien, ils n'auraient aucune idée de s'il est mutant ou non, et l'affaire serait vite classée. Mais dans le cas contraire... Un de leurs clients les plus riches risquait de sérieux problèmes, et la peine maximale pour harcèlement sexuel par dessus le marché.
Sans compter que s'il était reconnu coupable, la clause de moralité de son contrat serait caduque : cette clause exige que son casier soit totalement vide, ils perdraient donc non seulement un client riche, mais toute son entreprise derrière. Par effet domino le cabinet perdrait d'importantes quantités d'argent, et cela ne plairait que très modérément aux associés.


- Vu que la protection des données personnelles n'a jamais été une préoccupation publique, encore moins dans les affaires judiciaires, nous préférons avoir toutes les cartes en main avant l'audience préliminaire.
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Ivy Livingston
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MessageSujet: Re: Centre ville, bureau du Dr Livingston [Pv Ivy Livingston]   Mer 7 Mar 2012 - 14:08

Ivy emmena alors maitre Hâtjärnen dans son bureau afin de l’asseoir et la mettre a l’aise dans ses locaux. Elle-même ne supportait pas le coté trop stricte du milieu médical ou même juridique, alors elle faisait son possible pour casser ces aspect coincé qui donnait souvent aux autres l’impression d’inaccessibilité. Ivy était tout ce qu’il y avait de plus humain, sans compter sa mutation, et elle comptait bien rester ainsi.

Ce n’est alors qu’après quelques brèves paroles échangées qu’Ivy prit la parole. Et ce qu’elle souhaitait communiquer à sa nouvelle « Collègue » était assez compliqué.

- Je comprends votre intérêt pour cet homme Maitre Hâtjärnen, et je me doute que mon aide peut éventuellement vous être précieuse dans cette affaire. Cependant, ce que vous me demandez relève des dossiers privés du Bureau des Affaires Mutantes. Je ne pense pas être autorisée à vous dévoiler toutes ces informations à son sujet.

Elle prit un paquet de feuilles sur son bureau et les tassa pour en faire une pile, puis la posa à sa droite. En dessous de toute cette masse qu’elle venait de soulever, il y avait deux ou trois pochettes, dont l’une était grise, et affichait le nom réclamé par la jeune avocate. Elle le prit dans sa main, l’ouvrit, et lança un regard interrogé à la jeune femme :

- Bien entendu, je peux vous divulguer quelques informations à son sujet, qui ne sont pas directement liées à l’affaire dont vous me parlez. Disons, de médecin à avocat, et non d’enquêteur à Avocat vous voyez ?

Elle esquissa alors un sourire, contente de son petit jeu et fière d’avoir au moins essayé de détendre l’atmosphère. Elle prit alors sa tasse de café en bu une gorgée à nouveau. Elle reposa alors sa tasse, puis sortit une multitude de papiers du dossier, dont quelques photos et quelques factures etc.
Elle lui posa alors la question :

-Alors, donnez mois vos papiers qu’on voit ce qu’on peu faire dans cette histoire. Avez-vous déjà des questions à son sujet ?

Ivy était entrée dans sa phase sérieuse et prenait à cœur cette affaire. Elle était disposée à coopérer, seulement s’il s’agissait d’informations logiques et importantes pour l’affaire de l’avocate. Si elle dépassait les bornes, son professionnalisme allait poser des limites, c’était une certitude.


Dernière édition par Ivy Livingston le Jeu 8 Mar 2012 - 20:23, édité 1 fois
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Kjerstin Håtjärnen
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MessageSujet: Re: Centre ville, bureau du Dr Livingston [Pv Ivy Livingston]   Mer 7 Mar 2012 - 21:53

La brune fit alors passer les documents légaux en question -des pages et pages de texte ennuyeux- à son interlocutrice, le tout signé par le client. Restait à savoir si la psychologue disposait des informations intéressantes, et surtout si elle les dévoilerait... Il fallait jouer franc-jeu, du moins, à moitié. Protéger la confidentialité du client avant tout !

- Mon client a été impliqué dans une affaire qui l'a mené à être suivi par le BAM afin de contrôler s'il était mutant ou non. Monsieur Street ne pense pas l'être et n'a jamais manifesté de... Capacités spéciales, toutefois il est statistiquement connu qu'une part non-négligeable des mutants n'ont que des manifestations très mineures, voire parfois invisibles. Beaucoup de personnes sont donc mutantes sans le savoir, c'est peut-être le cas de mon client.

Faisant une brève pause, une fois les évidences énoncées, Kjerstin commença à parler de ce qui l'intéressait :

- Le problème est que si la défense se procure les dossiers du BAM, et que ces dossiers indiquent que monsieur Street est mutant... même si c'est une mutation sans incidence ou mineure, comme le fait d'avoir l'haleine fraîche toute la journée, le procureur s'en servira afin de le faire condamner pour délit de mutation.

L'avocate réalisa alors que miss Livingston n'avait peut-être pas entendu parler de ce genre de vocabulaire, qui pouvait valoir à un avocat de se faire sévèrement engueuler : beaucoup d'avocats de la défense utilisaient ce terme mais il était peu apprécié des juges et des procureurs.

- Enfin délit de mutation... Ce n'est pas un terme officiellement reconnu mais quelqu'un étant révélé comme mutant voit ses chances d'être condamné à une peine maximale extrêmement augmentées, même si sa mutation est inoffensive, ou n'a pas le moindre début de rapport avec l'affaire en cours. Les gens ont peur, et les procureurs aiment bien manipuler les jurys en leur faisant croire que l'accusé, étant mutant, est un dangereux tueur, terrifiant pour la société, et qu'il faut le mettre en prison, même si l'affaire ne concerne qu'un vol de portefeuille ou une irrégularité fiscale. On se retrouve donc avec un jury qui n'a pas d'intime conviction et aucune preuve que le portefeuille a été volé, mais ils veulent le condamner malgré tout "par sûreté". Les gens qui ont peur sont facilement manipulables...

La brune boit une gorgée de thé rapidement - une sacrée gorgée vu que la moitié de la tasse y passe, pourtant très proprement - avant de reprendre et terminer son explication.

- Le BAM n'hésite jamais à donner n'importe quelle information normalement personnelle ou médicale aux procureurs, j'aimerais donc m'assurer que cette fois-ci le procureur n'aura pas une carte malhonnête et malodorante de ce genre à jouer. Donc m'assurer que les analyses du BAM ont indiqué que monsieur Street n'est pas mutant. Ou s'il l'est... Au moins, je saurai à quoi m'attendre et je pourrai me préparer en fonction.

Pour Kjerstin, c'était risqué, comme discours. Elle considérait qu'étant face à quelqu'un du BAM, elle était face à un ennemi des mutants en général, donc que de faire appel à son sens de la compassion envers les mutant serait inefficace. Elle préférait mettre en avant l'aspect parfois injuste de ce genre de procédés, et le fait que la plupart des mutants n'ont pas de manifestations ou des pouvoirs totalement inutiles. Restait à espérer que le sens de la justice de la psychologue serait plus fort que son éventuelle peur des mutants.
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