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 Enchères & business (PV Matthew Coffin)

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Lara Crawford
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MessageSujet: Enchères & business (PV Matthew Coffin)   Ven 30 Sep 2011 - 23:09

Le taxi se gara au bord du trottoir, près d'un building ou se déroulait une soirée privée réservée uniquement à élites de la société. Lara tendit un billet au chauffeur puis elle s'approcha des deux vigiles tailles comme des armoires à glace et sortir une carte d'invitation de son sac à main pour la montrer à l'un d'eux, d'un hochement de tête il laissa passer la belle brune. Le billet d'invitation n'était pas à porter de tout le monde, il a fallu payer 50 000 dollars et trois jours pour recevoir le billet dans la boite aux lettres. Le Gate of Hell est un lieu de prédilection pour tous les banquiers et les magnats de la finance New-Yorkaise qui souhaitent échanger des discutions mondaine et superficiel sur leurs vies privées entre amies, ou encore miser de l'argent sur des jeux d'argents dont la plupart repart chez eux les larmes aux yeux. Mais ce lieu regorgeait aussi d'anciens explorateurs ayant fait fortune pour leur découverte archéologique dans certains points du globe, certains venaient ici pour vendre leurs trouvailles aux enchères et qui dit « découverte archéologique » veut dire « relique, trésor et compagnie ». Cette méthode était certes couteuse, mais ce fut la meilleure alternative à prendre depuis le fiasco de la nuit dernière, au Métropolitain muséum of art, par cette mutante et à son pouvoir d'intangibilité. La belle exploratrice fut contrainte d'abandonner l'idée de cambrioler les musées sur le sol américain, pour le moment.


Une fois les portes franchies, c’était un véritable temple de la luxure qui se dressait devant elle. Avec ces larges colonnes de marbre vert sombre hautement poli ainsi que ces murs en acajou massif si bien entretenu qu’on pouvait s’en servir comme miroir, sans oublier le sol recouvert d’une moquette rouge et moelleuse recouvrant la totalité de l’immense hall. 2 escaliers en colimaçon monter sur un étage placé au centre du hall avec une belle vue d’ensemble sur le hall, ce rez-de-chaussée devait faire dans les 1000 m² tandis que l’étage faisait quant à lui 300 m², c’était le casino du club et tous les jeux d’argent étaient présents : du black jack aux jeux de la roulette en passant par les machines à sous. L’ambiance était agrémentée par un morceau de jazz jouer par un groupe sur une petite scène situer au fond du hall, le rythme était classe avec une touche de romantisme que Lara apprécier beaucoup, le même son que l’on retrouve dans les films policiers ou le héros raconte les sombres méandres de son passé.
Musique musique jouée dans le hall


Une fois les portes franchies, c'était un véritable temple de la luxure qui se dressait devant elle. Avec ces larges colonnes de marbre vert sombre hautement poli ainsi que ces murs en acajou massif si bien entretenu qu'on pouvait s'en servir comme miroir, sans oublier le sol recouvert d'une moquette rouge et moelleuse recouvrant la totalité de l'immense hall. deux escaliers en colimaçon monter sur un étage placé au centre du hall avec une belle vue d'ensemble sur le hall, ce rez-de-chaussée devait faire dans les 1000 mètres² tandis que l'étage faisait quant à lui 300 mètres², c'était le casino du club et tous les jeux d'argent étaient présents : du black jack aux jeux de la roulette en passant par les machines à sous. L'ambiance était agrémentée par un morceau de jazz jouer par un groupe sur une petite scène situer au fond du hall, le rythme était classe avec une touche de romantisme que Lara apprécier beaucoup, la même ambiance que l'on retrouve dans les films policiers ou le héros racontent les sombres méandres de son passé.


Ses pas l'emmenèrent vers une double porte ornée de motif onduleux en laiton qu’elle poussa, menant vers une nouvelle pièce presque aussi grande que le hall, une centaine de fauteuils néo-classique était placée en rang, formant un bloc rectangulaire orienté vers la scène. Un homme aux allures d’un Carry Grant s’y tenait, cheveux gominé et plaqué en arrière avec costard cravate sur mesure, cela devait être le présentateur des enchères. La belle brune venait de frapper à la bonne porte, mais pas à temps, car un binôme entra sur scène et porta aussitôt une statue antique datant de l’ancien empire égyptien, représentant un ancien roi assis sur un trône, sculpter dans de la pierre calcaire jaune qu’ils déplacèrent de l’autre côté du rideau rouge. L’archéologue reconnut le roi en question d’un œil d’experte, c’était Khéphren, pharaon de la IV dynastie et son état de conservation fut étonnant, presque aucune fissure n’était présente à vue d’œil. Même si la statue semblait belle, Lara n’y portait aucun intérêt. Elle chercha une place libre parmi la foule qui ne prêta aucune attention à la nouvelle arrivante et en trouva une a la dernière ranger au fond à gauche, juste à côté d’un vieux couple âgé d’une soixantaine d’années en train de blablater. Quelques instants après, on présenta cette fois-ci une œuvre d’art plus hellénistique caractérisant Atlas portant le monde sur ses épaules, un classique parmi tant d’autres, mais tailler dans du marbre avec une précision chirurgicale et haute de 5 mètres. Tout le monde, excepter l’archéologue fut ébaillie par sa beauté unique, une lueur pétillait dans leurs yeux avides, frémissaient à l’idée de la poser chez eux et la montrer auprès de leurs familles avec un fort sentiment d’orgueil exaltant.

- Voici une magnifique sculpture faite par une entreprise affilier à la Warren Worrington Industriel. Tailler par les machines les plus performantes existantes dernières. Ceci messieurs dames !....N’a était construit en 1 seul exemplaire seulement, JAMAIS vous ne verrez dans votre vie une œuvre d’art aussi splendide que celle-ci ! Sa valeur vient d’établir un nouveau record à hauteur de 1 milliard de dollars, qui dit mieux !?

Brusquement, une personne anonyme débita un chiffre exorbitant de 3 milliards de dollars en haussant le bras, un autre proposa le double puis un autre et ainsi de suite. À peine l’offre fut lancé et l’ont été déjà à 30 milliards, Lara haussa les sourcils lorsqu’un individu de grosse corpulence lâcha son offre, toute la pièce fut réduite en silence, même Lara fut bouche bée :
- 100 milliards de dollars de pour cette statue !......
- WHOO! 100 milliards de dollars !!? Qui dit mieux !?....Personne !? Alors adjuger vendue pour ce monsieur qui vient de poser une somme bien difficile a surpassé.

En effet, difficile de concurrencer une somme pareille a moins d’être un magnat du pétrole ou bien s’appeler Bill gâte. Certaines personnes des trois premiers rangs, vert de jalousie, quittèrent la pièce avec leurs femmes en marmonnant des insultes, tellement frustré que l’idée d’attendre une nouvelle offre ne leur vient pas en tête. Quant à l’heureux gagnant, il s’avança vers un comptoir calé prêt de la scène pour signer des papiers et de recevoir une nouvelle fiche par une jeune blonde d’une vingtaine d’années avant de partir. Les enchères reprirent avec de nouvelles offres, avec des objets antiques de Chine, de la Rome antique et d’Égypte, mais aucun ne justifiait l’intérêt à le prendre, si ce n’est pour en faire une déco dans son appartement.

_________

Lara commencé à se lasser des offres superficielles, elle était sur le point de mettre les voiles lorsqu’elle aperçut une surprise de taille. Les 2 hommes amenèrent cette fois-ci, un monolithe en granite noir haut de 2 mètres de haut et de large, transporté par un chariot élévateur. Mais le plus surprenant était ces glyphes mystérieux tailler dans le granite puis reboucher par de l’ambre, cela donner un aspect magnifique a ces gravures. Lara jeta un œil dessus et fut surpris de ce qu’elle découvrir, elle reconnut certains glyphes sur ses récentes trouvailles récupérer dans un ancien temple Maya au cours de sa dernière expédition a Cozumel, dans la péninsule du Yucata au Mexique. La majorité des inscriptions lui semblait inconnue, mais elle décrypta quelques mots-clés tels que « monde » « secrèt » « mers » « chemin », enfin une offre qui a le mérite d’être intéressante et pas qu’un peu ! La mutante ne pouvait détourner son regard, ces gravures l’obséder et le besoin de les étudier en profondeur bruler dans ses yeux. Cela tombé bien en plus, pratiquement tout le monde ne semblait porter le moindre intérêt pour cet objet qu’ils voient comme un vulgaire bloc de pierre. Le vieux couple à sa gauche se demandait si c’était une blague de mauvais gout du présentateur, pour les gens de cette pièce, seuls les objets anciens et connus avaient de l’importance. L’homme sur scène reprit parole sur son micro en désignant la stèle de la main comme pour montrer une offre exceptionnelle.

- À présent, l’offre que je vous présente est un cas exceptionnel. Ceci est un monolithe trouvé en Argentine par groupe d’archéologue de Miami, la datation est encore incertaine, mais les études ont confirmé qu’elle a était faite il y a 20 000 ans par une tribu pour leur rite religieux ! Sa valeur est estimée à 10 000 dollars ! Qui dit mieux !?....

20 000 ans !? Lara avait du mal à croire qu’une stèle aussi raffiner que celle-ci puisse dater du paléolithique supérieur, sachant qu’il faut des outils spécifiques pour tailler une pierre aussi dense que le granite. Difficile d’imaginer cela, pourtant l’archéologue voyait à vue d'œil les traces du temps sur ce bloc de pierre avec ces fissures plus ou moins épaisses, peut-être que cette écriture n’a pas était faite par les mayas comme Lara l’aurait pensé, ce qui rend les choses encore plus intéressantes. Aussitôt, elle leva la main et proposa sa somme.

- Je mise 30 000 dollars pour cette stèle !
- 30 000 dollars ! qui dit mieux !!?........ 30 000 dollars une fois !? 30 000 dollars 2 fois !?....

Lara était enthousiaste, son cœur battait la chamade, elle avait hâte de mettre la main sur cette mine d’or en information et personne ne semblait la vouloir, elle se voyait déjà en train de déchiffrer les gravures. Soudain, un autre bras pointa au plafond.

- 90 000 dollars !

Même si elle ne le montrait pas, la mutante fut sous le choc, cet individu venait de miser une valeur 3 fois supérieure au prix de départ pour un vulgaire bloc de pierre. Hors de question de laisser un tel trésor lui échapper encore une fois, le scénario du fragment antique lui a déjà servi de leçon. Cette stèle renferme une information trop précieuse pour laisser cet individu le réduire à un vulgaire objet de déco, même s’il faut claquer tout son argent là-dessus. Tandis qu’une partie du monde se tourner vers l’inconnue, elle hésita un instant entre deux choix puis se leva brusquement, pointant du doigt le monolithe le regard déterminé.

Je mise....900 000 dollars pour cette stèle !

Une somme qui représente 95 % de son compte bancaire, c’était son dernier mot et aucun signe extérieur ne trahissait son choix. Aussitôt, la salle plongea un instant dans le silence, les yeux braqués sur elle, mélangeant étonnement et absurdité, personnes n’aurait imaginé une dame telle que Lara prête à mettre une telle somme sur un objet ne reflétant aucune beauté aux yeux de ces gens aux gouts trop classiques. Pourquoi une telle somme d’un coup ? Pour décourager toutes personnes encore motivées à vouloir surpasser la somme, même son concurrent n’a pas eu le courage à surpasser la somme. Quelque instant après, le présentateur rompit le silence.

- Adjuger vendue pour cette séduisante dame pour avoir misé une somme phénoménale pour cet imposant monolithe !!!

Des applaudissements retentir lorsque la gagnante marcha fièrement vers le comptoir le sourire aux lèvres, saisissant la fiche passer par la demoiselle.

- Tenait madame, vous devrez donner ça a l’un des responsables d’après-vente, il se trouve dans la salle d’offre. Vous n’aurez pas de mal à la trouver elle se trouve juste à côté du casino, vous pouvez vous aider d’un plan si vous ne le trouver pas. Par contre, vous devais attendre 1 heure, car nos responsables sont débordés par les commandes des autres clients en ce moment.

- Pas de problème, je saurais m’y retrouvais et attendre ne me dérange pas, merci de votre aide.

Elle rangea la feuille, pliée en 4, dans son sac puis quitta la salle des enchères pour aller patienté dans le casino, de retour en bas, l’atmosphère était limite respirable, mais l’odeur était moins forte, en même temps il y avait moins de monde. Pour passer le temps, elle assista à une partie de black jack, à l’étage supérieur, sur un siège angulaire calé prêt du bord, pour mieux observer la partie. Tandis que le croupier mélangea les cartes avec une habiliter digne d’un pro, Lara zieuta un instant l’heure afficher derrière le barman, en train de préparer sa boisson à ses clients, il n’était que 22h10 et Lara s’impatienter déjà en tapotant la table du bout des ongles. D’habitude elle est patiente, mais ces glyphes l’intriguer, elle était persuadée que ce monolithe peux la conduire sur une découverte fort prometteuse et même plus enrichissante que toute ses aventures précédentes.


Dernière édition par Lara Crawford le Ven 11 Nov 2011 - 15:42, édité 4 fois
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Matthew Coffin
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MessageSujet: Re: Enchères & business (PV Matthew Coffin)   Sam 1 Oct 2011 - 0:13

-Voici donc celle qui est si dure en affaire, dis-je en prenant place dans un siège à côté de la jeune femme.

***

Il avançait péniblement, le dos courbé, les mains croisés. Il portait un vieux sweat des Knicks sale et déchiré, comme son jean et ses chaussures éventrées, qui laissaient dépasser ses orteils par endroit. Sous ce rideau de cheveux longs et emmêlés il était impossible de voir son visage. Qui plus est, il profitait habilement des zones d'ombres qui existaient entre les lampadaires de la rue pour éviter de se faire remarquer, chose aisée tant les lampadaires en état de marche sont rares à Mutant Town.

Soudain, au détour d'une ruelle, il disparu. Aspiré par la noirceur ténébreuse de ces lieux sans âme ni clémence. Il était tard, ou très tôt, même la plupart des junkies avaient regagnés leur squat douillet. Personne ne l'avait vu tourner, personne ne le reverrait jamais...

Il évitait habilement les flaques formées par le caniveau éclaté. Il connaissait ces lieux, il y était né et l'avait arpenté toute sa vie... Au bout de la ruelle attendait une forme indistincte, peut-être une voiture. Une voiture entière qui plus est, chose rare dans ces bas-fonds. Il en était à cinq mètres lorsque les phares s'allumèrent, l'obligeant à protéger ses yeux de son avant, dévoilant des mains couvertes de sang.


-P'tain c'est qui, là ? s'exclama le déchet, d'une voix anormalement teintée de peur mais qu'il voulait assurée.
Une portière claqua côté conducteur, signe que quelqu'un en sortait. Le junkie n'arrivait pas à voir clairement qui, peut-être un homme...

-Tu l'as tuée ? demanda une voix grave.
-Ah ! C'est vous... répondit le bougre en plaçant sa main en forme de visière, tentant vainement de distinguer son employeur. Ouais, je lui ai réglé son compte.
-Comment est-elle partie ? voulu s'assurer la voix.
Le drogué abaissa sa main et remonta ses manches, dévoilant ses avants bras ensanglantés. Il ferma les yeux et se concentra une seconde, alors ce qui faisait ces mains, cette peau et ces muscles se métamorphosèrent en deux lames en os luisantes d'une lueur ébène sous la voute céleste.

-Douloureusement.
-Tu n'as rien oublié ? La décapitation ? Le mot ? Le colis ?...
La bête rentra ses griffes.
-Nan, j'ai rien oublié, assura le mutant, qui commençait à trouver les questions successives légèrement dérangeantes. On aurait dit que l'inconnu prenait plaisir à ces détails.
-Dans ce cas, si tu ne t'es pas trompé, donne-moi son nom, annonça finalement la voix.
-Pryde, s'impatienta-t-il. Theresa Pryde. En tout cas c'est le nom que j'ai lu sur la boite au lettre... Bon alors ! Vous me la donnez ma came ?
Un rire étouffé du côté de la voix.
-Elle arrive, ta came.

Il y eut un clic, suivis de trois flash lumineux. Le junkie ne tint pas compte des détonations qui suivirent, trop occupé qu'il était à tenter de comprendre pourquoi il était tombé sur le dos. Il tenta de se relever. Une douleur infernale lui sciait la cage thoracique, un liquide chaud et pâteux bouillait au fond de sa gorge. Ses mains passèrent sur son sweat, incapable de contenir le flot d'hémoglobine qui sortait des trois orifices qui venaient d'être pratiqués dans sa peau. Il entendit des pas, soudain une tête apparue dans son champ de vision. C'était un asiatique, il tenait un pistolet au canon encore fumant à la main ; une main gantée de cuir noir.

-C'est de la bonne hein ? demanda Yamamoto le sourire aux lèvres Tu vas planer plus haut que tu n'as jamais plané auparavant...

Il pointa l'arme sur le front du junkie et fit feu une dernière fois. Au loin un chien se mit à aboyer, puis à hurler à la mort avant de se taire complétement. Ce serait le seul son qu'entendrait le yakuza, pas de sirènes de police, pas de gyrophares. Mutant Town était vraiment l'endroit idéal pour assassiner quelqu'un.

Yamamoto retourna à sa voiture et sortit du coffre un jerrycan d'essence qu'il déversa sur le cadavre encore chaud. Le zippo claqua dans la nuit noir, prémisse d'un furieux brasier. Calmement il remonta dans la voiture, peut-être s'en débarrasserait-il aux environs de Staten Island...


***

-Tu es en retard, m'exclamais-je sans détourner les yeux de mon reflet.
-Mon taxi n'avançait pas, répondit Yamamoto en achevant de refermer la porte.
Un dernier tour de poignet et la cravate se noua enfin convenablement autour de mon cou.

-Le temps est dégagé ? demandais-je en termes sibyllins, tout en ajustant mes boutons de manchette.
-C'est du propre, acquiesça le japonais en se servant un verre de scotch.
-Dans ce cas, fais préparer la voiture : on va être en retard.

Un dernier regard sur ma tenue acheva de me décontenancer. J'avais choisis un costume de lin blanc, ainsi qu'une chemise en soie, blanche également. Seule la cravate détonnait au sein de cette pureté : elle était d'un rouge sombre, presque pourpre. Ce n'était pas dans mes habitudes de me laisser aller ainsi à de tels élans tapageurs, mais cette soirée au Gate of Hell était importante. Un rôle de représentation m'incombait, tout d'abord parce que je fournissais, via la Worthington Industries, une pièce de la vente aux enchères qui allait être organisée. Ensuite, la campagne pour la mairie ne faisait que commencer, et je n'allais pas laisser passer la moindre seconde aux républicains. Je n'étais pas seulement le soutien de Shawn Spencer, mais aussi le candidat au poste de Contrôleur de la ville de New York. A trop me focaliser sur la campagne du mutant j'allais en oublier la mienne, et la première chose pour devenir le comptable de la Grosse Pomme c'est de rassurer tous les tiroirs caisses de la ville, une chance puisque la quasi totalité du monde financier new-yorkais serait présent ce soir.

-Je comprends toujours pas pourquoi vous devez vous plier à ces mondanités stupides, grogna Yamamoto en montant dans la voiture. On a nettoyé le Bronx, on a brisé les italiens, les colombiens ont même acceptés de devenir vos fournisseurs... Pourquoi donc aller lécher les bottes de ces yuppies alors que vous pourriez les faire couiner sur votre seul ordre...
-Tu me déçois, soupirais-je tandis que la limousine gagnait le flux de la circulation. Ce n'est pas l'espèce la plus forte qui survie, seulement celle qui s'adapte le mieux. Sache que nous entrons dans des territoires nouveaux régis par des règles qui n'ont pas cours dans la rue. S'adapter à ces mondanités stupides, préférer le téléphone portable à un semi automatique, se payer un avocat plutôt qu'un porte flingue font partie des changements nécessaires qu'il m'incombe d'opérer au sein du Groupe.

Jusque là j'avais toujours su rester à l'écart des dealers et des tueurs à gages, ne passant mes ordres uniquement par le biais de Yamamoto. Malheureusement mon coup d'éclat avec les italiens changeait peu à peu la donne. Une rumeur se rependait dans les rues : Yamamoto ne serait pas le véritable chef de son organisation. Murmure d'une crainte sans nom. Un murmure que je devais faire taire, du moins avant les élections. Les gens au fait de la vérité se comptaient sur les doigts d'une main et pouvaient se targuer d'avoir ma confiance. Seulement, si ce monde de l'illégalité venait à fusionner avec la façade du respectable Matthew Coffin que je m'étais efforcé de bâtir durant ces quatre années, je risquais de perdre toute crédibilité.

-Tu me feras penser en rentrant à prendre contact avec Zabo. Je veux savoir si le BAM te tient à l'œil.

Le BAM, le calvaire pour un homme d'affaire tel que moi, sous traitant des mutants dans certains domaines. Si cette police implacable venait à découvrir qui était l'homme mystérieux derrière Yamamoto, un sort peut enviable pèserait sur mon destin. Cependant, une hypothétique arrestation n'aurait pas lieu de si tôt. J'étais Matthew Coffin, le roi du crack et de la cocaïne, le prince de la prostitution. Pour me défendre j'avais des hommes armés, des hommes de lois et même des mutants. Les commissaires des cinq arrondissements de New York me mangeaient dans la main ainsi que bon nombre de conseillers municipaux. Non, la chute de Matthew Coffin ne saurait être signée demain à l'aube.

Les hostilités commencèrent dès mon entrée dans le hall, où un quinquagénaire bedonnant répondant au nom de Walter Crowford me fit un large signe de la main afin de m'inviter dans son cercle d'amis. Ce fut alors parti pour quarante minutes de politesse suintant de faux amour, de bises, de présentation, de compliments, pour qu'enfin Walter me demande ma position concernant la hausse des taxes annoncées sur la décharge de Fresh Kills. Sous son amitié feinte, le PDG craignait pour son affaire de recyclage d'ordures. Ce ne fut qu'après l'avoir rassuré que je pus m'esquiver en direction de la vente aux enchères. Pour cela je pris un ascenseur, celui-ci allait partir lorsqu'un femme le retint. Une de ces femmes qui ne laisse pas indifférent, pas même le ''froid'' Matthew Coffin. Elle était splendide, fatale comme peu de séductrices. Sa robe ondoyait de manière irréelle, laissant deviner sa silhouette tout en l'habillant, un résultat que ne pouvait égaler même la soie la plus fine. Indifférente, belle, distinguée, elle était la sensualité à l'état pur, j'avoue que je dû me faire violence pour ne pas la dévorer du regard.

Fidèle cerbère, Yamamoto m'avait devancé, m'attendant dans la salle des ventes, un siège libre à sa droite. Je n'ai pas eu le loisir de profiter des œuvres présentées puisque de nombreuses fois diverses personnes souhaitèrent solliciter mon avis tant sur les conditions d'exonérations d'impôts des hauts revenus que sur les futurs budgets alloués aux autoroutes. En vérité, Yamamoto en profita encore moins que moi puisque ce fut à lui de se déplacer de rang en rang, faisant circuler messages et questions entre les futurs électeurs et moi.

La vente se termina pour moi en apothéose lorsque j'aperçus une silhouette familière dans le prolongement de mon rang. Je vis son regard briller à la vue d'une imposante stèle.


-Monsieur le conseiller Edward, souhaiterait savoir si...
-Pas maintenant, Yamamoto, répondis-je en levant la main. 90 000 dollars !

Elle possédait une personnalité bien trempée à en juger par la joute dans laquelle nous nous étions engagés. Combative, persévérante, je ne savais pas pourquoi elle voulait à tout prix cette stèle, je m'en fichais. Il était rare que je puisse rencontrer quelqu'un d'aussi déterminé que moi. Je me suis retiré avant le million. Aurait-elle pu aller au delà ? La question se posait...

-Retrouve moi plus tard, dis-je à Yamamoto avant de me lever à la suite de l'acheteuse.

***

-Voici donc celle qui est si dure en affaire, dis-je en prenant place dans un siège à côté de la jeune femme.

Le ton était courtois sans être obséquieux, elle semblait avoir une certaine fierté, un ton mielleux n'aurait donc pas été un choix judicieux. J'avais dans les mains deux vodka-martini dans lesquelles macérait un zeste de citron. Les verres furent déposés sur la petite table séparant nos deux sièges. Une odeur nauséabonde assaillit soudain mes narines, infecte bouffée de tabac brun crachée par un invité distrait assis derrière nous. Je choisis d'en faire abstraction, sans pour autant réprimer un froncement de nez.


-Matthew Coffin, dis-je en tendant ma main à la jeune femme. Je tiens à vous présenter mes excuses pour la façon dont je me suis comporté tout à l'heure, il n'était point galant de m'amuser ainsi à vos dépends.
A vos dépenses serait plus exact, mais je me suis bien gardé de faire une telle pointe d'humour.
-Permettez-moi de vous offrir un verre, ce afin de me faire pardonner...

Un second nuage atteignit ma nuque, enveloppant mon visage d'un manteau nauséabond.

-Je vous prierais de cesser immédiatement de rejeter la fumée de votre cigare dans ma direction.

Si le volume de ma voix n'avait pas fluctué, en revanche le ton employé n'était plus du tout celui dont je venais d'user avec la belle inconnue. De même que le regard employé. Le regard, la première arme dont on apprend à se servir dans la rue, outil indispensable qui m'avait permis d'éviter de sortir mon arme plus d'une fois. Celui que je lançais dut être suffisamment explicite puisque le cher monsieur lâcha un bref ''on y va chérie'' avant de quitter la salle, sa femme sous le bras...

-Alors, nous le prenons ce verre ? redemandais-je en me tournant vers la jeune femme.
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MessageSujet: Re: Enchères & business (PV Matthew Coffin)   Mer 5 Oct 2011 - 19:08

Alors qu'elle était plongée dans ses pensées, des applaudissements venaient de rompre son moment de réflexion, son regard se tourna vers un petit groupe d'hommes en train de féliciter l'un de leurs amies qui venaient de gagner au jeu de la roulette. Elle reconnut le vieil homme qui avait misé une somme astronomique pour cette statue d'atlas, il se frotta les mains lorsque le croupier glissa une petite montagne de jetons au gagnant, la brune se demander combien cet homme a-t-il gagné. Puis son attention se tourna vers le sens opposé lorsqu'un homme charmant et vêtit d'un magnifique costume au blanc immaculé s'installa prêt d'elle en répliquant un compliment comme étant une coriace dans les affaires. C'était l'homme contre qui elle s'est battue pour avoir la stèle, il n'était pas venu les mains vides, car il tenait deux verres dans ses mains qu'il déposa sur la table. Cet homme était un véritable gentleman comme on n'en trouve que rarement, surtout dans un lieu comme le Gate of Hell. Elle offrit une chaleureuse poignée de main à l'individu répondant au nom de Matthew Coffin avec un sourire ravissant sur ses lèvres pulpeuses


- Lara Crawford, ravie de faire votre connaissance, monsieur Coffin. Vous n'aviez pas à vous excuser, c'est tout à fait normal de miser sur une stèle aussi belle, je suis même contente de ne pas être la seule personne à s'y intéresser. Certes, j'ai misé une belle somme sur ce monolithe, mais croyais-moi, ce n'est pas pour m'en servir comme objet de décoration, ce serait trop stupide, mais bien pour les gravures qui m'intéressent le plus.

Un homme, situer derrière elle, cracha une nappe de fumée vers les deux interlocuteurs sans se gêner, elle toussota sous l'étreinte de l'odeur tandis que coffin pris la fumée en pleine face, nan, mais quel culot ! La brune s'apprêter à lâcher une remarque lorsque son interlocuteur s'en chargea sur une phrase courtoise, mais sur un ton froid, le fumeur écrasa son cigare sur un cendrier en verre et s'en alla avec le sosie de Monica Bellucie. Lorsqu'il reposa sa question, Lara hocha légèrement la tête positivement en tenant le verre à vin entre ses doigts qu'elle tendit vers lui, d'un sourire discret.


- Volontiers…

La tonalité de sa voix était envoutante de nature, sans chercher à séduire l'homme assit auprès d'elle. D'habitude, elle ne boit que rarement d'alcool voir jamais, préférant boire du coca, mais comme elle ne veut pas se montrer impolie auprès de Matthiew en refusant un verre, elle fit une exception et dégusta une gorgée. Elle apprécia le gout sucré et onctueux du martini, le mixologue du bar est un véritable génie dans l'art, elle ignorait combien cela lui a coûté, mais ce qui est sûr, c'est que ce n'était pas donné.


- Je ne bois pas souvent d’alcool, mais je dois reconnaitre que ce martini est délicieux.

C'est tout ce qu'elle prononça avant de poser le verre sur la table, passant une main sur une mèche rebelle sur l'une de ses longues mèches fines et tombante, puis elle entama une discussion avec son interlocuteur.


- J’espère que vous n’êtes pas venue ici pour essayer de me draguer pour faire de moi votre amant, car autrement, je vous conseille d’ôter cette idée derrière la tête. Je ne suis pas comme ces femmes qui se laissent séduire aussi facilement et encore moins lorsqu’il s’agit d’épouser un homme riche. Mais je doute que vous soyez ce genre d’homme....

Malgré cette réponse inattendue de la part d'une femme fatale comme Lara, ton employé resté courtois. Elle savait déjà, avant de venir, que la plupart des hommes et femmes célibataires présents dans ce club s'intéresser exclusivement au gibier respectant les deux qualités formant les piliers fondamentaux du mode de pensée de la haute société : Richesse et beauté. Néanmoins, certains hommes font abstraction au côté financier et se contentent de chercher la beauté parfaite chez une femme pour la conquérir et l'exposer à ses collègues comme un trophée de chasse. Le dernier homme à avoir tenté le coup sur elle s'est vite mangé une belle gifle sur la joue droite avant de partir en crachant des insultes sur elle. Elle s'estima heureuse d'être tombé sur ce gentleman plutôt que sur un goujat milliardaire obnubilé par sa robe lisse, élastique et ultra moulante exposant tous les détails de son corps telle que les plies et les contractions musculaires, même les parties les plus intimes.


Dernière édition par Lara Crawford le Ven 11 Nov 2011 - 15:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Enchères & business (PV Matthew Coffin)   Dim 16 Oct 2011 - 14:09

-En effet, je suis tout sauf ce genre d'homme...

***

Tokyo, avril 1996.

C'était un de ces restaurants de la banlieue directe de la capitale, autant dire un établissement de prestige. Pourtant ce soir il était vide, ses toiles de maître et ses tentures pourpres étaient noyés dans l'obscurité et le silence. J'étais le seul à pouvoir bénéficier de la lumière. Nu, à genoux sur la moquette, la tête baissé sous les lueurs tamisées, cela faisait maintenant trente cinq minutes qu'ils ne disaient rien.


-Regarde nous, chuchota le vieux Junichi d'une voix trainante.
J'ai relevé mon visage, fièrement. Il y avait Satoru Junichi, mon patron, Takeshi dit le ''katana'' et les trois oligarques du clan Kummiai dont les visages ainsi que les noms me demeuraient inconnus, ces derniers étaient la Trinité descendue sur Terre.

-Ton père était Francesco Bara, lâcha Takeshi. Il est mort il y a trois jours, c'était un connard.
Je n'ai pas tremblé. Je m'attendais depuis longtemps à recevoir ce genre de nouvelle de leurs bouches ou d'une autre, et ces deux dernières années je m'étais longuement questionné sur la façon de réagir à cette inévitable nouvelle. La vérité c'est que rien ne se produisit. Aucune colère ne s'immisça en moi, pas plus que le désespoir ou la culpabilité. Quelle ironie : c'était mon père lui-même qui m'avait préparé à cela.
-A partir de ce soir c'est nous ton père, ajouta-t-il avec dureté.
-Te crois-tu capable de porter le dragon ? coupa quelqu'un.
L'un des Trois venait de prendre la parole, ce qui la rendait inutilisable pour les autres participants.

-Oui, répondis-je dans un souffle.
-Alors lèves-toi.

Sans la moindre once de pudeur, je lui ai obéis. D'un mouvement du pied il poussa une chaise vers moi, je m'y assis à califourchon, le dos bien vouté. L'homme qui m'avait parlé tira une mallette de sous son siège, il fit sauter les fermoirs en laiton d'un rapide mouvement du pouce, révélant tout un lot d'aiguilles et de pigments de colorations cutanés. Le tatouage dura près d'une heure et demie. Une heure et demie pour que Yamata No Orochi puisse prendre son envol.

-Tu portes désormais le dragon, me dit l'homme en retirant ses gants en latex. Montre-t'en digne et il se colorera, peut-être même que d'autres naitrons sur ta peau.
Mon dos me faisait un mal de chien, j'avais l'impression d'avoir été écorché vif. A la limite de l'épuisement, je reposais mon menton sur le dossier de la chaise.
-J'en serai digne...
-Dans ce cas tu vas retourner en Italie, repris l'homme. Tu vas faire ce qu'il faut pour venger l'honneur de ton ancien père. Tu les tueras. Il n'y a qu'ainsi que nous pourrons savoir quel genre d'homme tu es.

***

-Je ne sais toujours pas pourquoi ils m'ont invité, dis-je en jetant quelques regards discrets aux autres personnes présentes dans le salon.... Je ne suis qu'un homme d'affaire parmi d'autres, et pas un des plus puissants. Certes je me présente au poste de Contrôleur de la ville mais...
J'ai regardé par dessus mon épaule comme si ce que j'allais dire aurait pu me valoir quelques ennuis.
-Je suis ce qu'ils appellent un ''pro-mutant'' murmurais-je avec un sourire. Ce qui, dans cette bonne vieille ville de New York, semble être un crime... Même si je n'en suis pas natif je l'aime assez pour espérer la voir s'améliorer.

Ce n'était pas seulement le fait d'être humble qui m'avait épargné l'attention de la police -une police qu'aujourd'hui j'avais dans ma poche. Non, c'était surtout cette pointe de naïveté doublée à un soupçon d'imbécilité qui m'aidaient à me fondre dans la foule, à être quelqu'un de profondément banal et même de fondamentalement pacifique. C'était fou le nombre de personne qui, dans leur ignorance, me tournait le dos. Plus d'un aurait tressailli en apprenant ma véritable identité.

-Mais je ne veux pas vous ennuyer avec de la politique, je ne suis qu'un soutien parmi d'autres de Shawn Spencer, lui mieux que moi vous parlerait du véritable changement en marche... Parlons plutôt d'art. J'ai cru comprendre que vous étiez une amatrice avertie, ce qui est rare par ici. La plupart de ces gens ne savent pas ce qu'ils achètent, ou du moins ils n'ont pas la culture nécessaire pour apprécier les œuvres d'art avec lesquelles ils décorent leurs penthouse hideux.
Mes yeux parcourent une nouvelle fois la foule. Se levant au ciel face au spectacle futile d'un homme assis devant une montagne de jetons en plastique, de l'argent illusoire.

-Selon vous, Mademoiselle Crawford, quels sont les secrets que recèle cette stèle ?
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MessageSujet: Re: Enchères & business (PV Matthew Coffin)   Lun 24 Oct 2011 - 21:33

Lara pris une nouvelle gorgée de son martini tout en écoutant son interlocuteur. Contrairement à ses idées, l'homme n'était qu'un homme d'affaires banal venu ici par invitation, sans connaître la raison des gens pour laquelle ils l'ont invité. Elle haussa un sourcil lorsqu'il chuchota d'être pro-mutant, elle ne s'attendait pas à croiser un homo-sapiens qui soit pour la cohabitation entre humains et mutants. Remarque, les humains qui se disent pro-mutant préfèrent évité de l'exprimer en public sous peine d'attirer les foudres des anti-mutants. Elle déposa son verre tandis qu'un sourire discret se dessina sur ses lèvres.

- C'est peut-être pour ça qu'ils vous ont invité,.... Cela ne m'étonnerait pas qu'ils fassent une aversion aux mutants. Néanmoins, je suis ravi que vous ne soyez pas comme eux, rares sont les hommes d'affaires qui revendiquent une meilleure intégration envers les mutants.

Elle ne s'intéresse pas spécialement à la politique, mais elle a souvent entendu parler de ce Shawn Spencer que Coffin soutenait, c'était surprenant de voir un mutant se présenter aux élections municipales, reste à savoir si cette personne ne finira pas comme Malcom X. lorsqu'il lui demanda son avis sur le secret que renferme cette stèle, elle pivota son verre entre ses doigts, les yeux rivés dessus.

- En tant qu'archéologue, je pense que ces gravures conduisent vers un lieu menant vers un site inconnu jusqu'à ce jour .... * Elle posa son verre puis posa son dos contre le dossier de son siège, l'index posé sur son menton* Mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi il y a trois langues mortes qui composent ces gravures ? Cela n'a aucun sens. À vue d'oeil, je n'ai déchiffré qu'une poignée de mots-clés dont je reconnais certains dialectes......

Lara est déterminée à percer ces inscriptions même si cela doit durer pendant de longues années.


Dernière édition par Lara Crawford le Ven 11 Nov 2011 - 15:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Enchères & business (PV Matthew Coffin)   Lun 31 Oct 2011 - 20:46

-Trois idiomes ?

J'avais beau avoir tourné ma tête vers elle assez lentement, le ton de ma voix trahissait mon étonnement... Et même plus que cela : mon intérêt.

Dire que je n'avais pas choisis le crime serait exagérer. Par ailleurs, j'étais l'un des premier à grincer des dents dès j'entendais un repentis prononcer cette phrase au journal télévisé. Je suis né dans le crime. Je savais, dès mon plus jeune age, que quoi que pouvait être ma vie plus tard, mon travail ou mes passions, cela me mènerait tout droit sur le sentier tortueux de l'illégalité. Mais jusqu'à mes vingt ans je ne me voyais pas devenir une de ces petites frappes qui parcouraient les ruelles d'Italie collectant le pizzo la batte à la main, je me voyais encore moins devenir un de ces tueurs siciliens aussi muets qu'implacable. A cette époque je pensais faire de longues études de Droit, compter sur les amis de ma famille pour m'offrir une belle situation et leur renvoyer l'ascenseur en temps utile.

A cette époque je ne me croyais pas capable d'abattre un homme de sang froid.

Je ne souhaitais pas faire partie de ce que l'on appelle le premier cercle, mais plutôt des affiliés, ce cette sombre chape politico-judiciaire qui recouvre la mafia. La vie en a décidée autrement, mais même dans la rue je n'ai jamais oublié ce que j'avais appris sur le banc de l'école. Je pense même que c'est grâce à ces connaissances que j'ai pu rester en vie. L'école, au sens large, m'a poussé à cet amour inconditionnel de toute forme de savoir, ma curiosité maladive ne trouvait un sens que dans les pages des livres.

C'est ainsi que l'Art est devenu ma passion.

L'histoire de l'art est une matière fascinante. Tout ce que l'homme a put faire d'harmonieux et d'innovant devient soudain cohérent, s'inscrivant dans la durabilité, devenant la toile de fond de toutes les périodes de notre histoire.


-Jamais aucune stèle n'a comportée plus d'une langue, repris-je d'une voix plus calme. Je veux dire : le code d'hammurabi n'a été gravé qu'une seule fois, il n'a jamais été poursuivis à travers les âges. Par ailleurs, quels genres d'individus auraient pu amasser suffisament de connaissances à travers les différentes périodes de l'Antiquité pour réussir à mêler plusieurs langues dans le marbre ?

La curiosité alliée à des connaissances solides faisaient d'hommes ordinaires les pionniers des temps nouveaux. Voilà pourquoi je m'étais penché sur le problème mutant avant tous les autres malfrats. Là où ils avaient peur de perdre pieds, je nageais avec aisance et grâce.

-< Le Conseiller Edwards veut vous parler. >
-< Dis-lui que je suis occupé. > rétorquais-je à Yamamoto sans détourner les yeux de Lara.
Le japonnais s'eclipsa dans le brouillard des cigares aussi discrètement qu'il était apparut.

-Mademoiselle Crawford, je suis un associé parmi d'autres de la Worthington Industries. Comme vous le savez sans doute, cette société possède un département dévoué à l'Art. Je serais honoré si vous acceptiez de...

Une tape sèche sur ma nuque m’interrompit, une de ces petites claques sonore assénés du dos de la main.

-Je n'ai pas réussi à le retenir, m'informa, gravement, Yamamoto.
Il ne cherchait pas d'excuse.

-Coffin ! s'exclama un homme d'une quarantaine d'années au faciès déjà déformés par les outrages du temps Je ne pensais pas que vous viendriez, petite pute à deux sous. Vous croyez soudoyer le vote mutant pour nous rafler la mairie ? Ce n'est pas parce que le Conseil municipal vous mange dans la main que vous parviendrez à cacher vos magouilles.
Mon visage restait de marbre, contrairement au sien qui virait au rouge brique. Il se pencha brusquement sur moi.
-Et si je ressortais les vieux dossiers de la Cup Tower ? Et si je faisais examiner la comptabilité de Pierce & Carlson ? Et si je plongeais ma main si profondément dans votre cul pour vous faire jouer comme une marionnette ?
-Je vous trouve profondément grossier, répondis-je d'une voix froide qui n'avait plus rien à voir avec le gentilhomme féru d'histoire de l'Art que j'avais été quelques secondes plus tôt.
-Grossier ? rétorqua Edwards en attrapant mon verre. Mafioso de merde !
Et joignant le geste à la parole il aspergea mon visage de martini.

Un silence brutal suivis l'acte -stupide- d'Edwards. Un court laps de temps durant lequel la plupart des discussions cessèrent et où les regards se braquèrent sur nous. Yamamoto ne savait plus où se mettre. Aussi calme qu'un chirurgien en pleine opération, j'ai débarrassé Edwards du verre vide.


-< Tu vas le coincer et lui presser ce putain de verre sur les couilles. Tu ne le relâcheras que lorsqu'il sera prêt à me lécher le cul. >

Des mots affreux, même pour une langue aussi brutale que le japonais, mais des mots prononcés avec tant de douceur et soulignés d'un si beau sourire que seul un individu capable de comprendre parfaitement cette langue aurait pu deviner mon sinistre projet.

Edwards, probablement aussi étonné de son geste que la plupart des autres personnes dans la pièce, préféra quitter notre table. Yamamoto attendit qu'il s'éloigna avant d'attraper le verre que je lui tendis... et de partir dans la même direction que le Conseiller.


-Je suis navré que vous ayez dû assister à cet outrage, Mademoiselle Crawford, dis-je en m'épongeant le visage avec une serviette en papier. Je suppose que c'est le prix à payer lorsque l'on expose des idées novatrices à des gens tout sauf novateurs.
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